Pourritures Terrestres ! | Le commerce équitable

Pourritures Terrestres !

Bercée -mentalement…il a bien fallu rentrer !!-par le ronron de l’air non conditionné, j’ai eu envie pour démarrer cette nouvelle rentrée de revenir sur Klaus Pichler, photographe viennois découvert cet été lors de mes lectures.

Klaus Pichler-pourritures terrestres3Alarmé par les quantités de nourriture gaspillée à travers le monde : un peu plus de 1,3 milliard de tonnes chaque année soit un tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine -tandis que plus de 925 millions de personnes dans le monde sont menacées par la famine -(en France rappelons le c’est 20 Kgs de déchets par an et par habitant qui sont ainsi perdus dont 7 kg de produits non consommés et encore emballés !!) l’artiste a décidé de prendre son appareil photo de pélerin afin de dénoncer ce gaspillage monumental.

One third  - a project on food wasteIl en est résulté une série de clichés intitulée « One Third » (un tiers donc, allusion au tiers des aliments perdus chaque année dans le monde. CQFD), sorte de natures mortes (au sens propre et figuré pour le coup) de produits en décomposition avancée. Les photos sont mises en scène de façon très artistique -le contraste est saisissant- de façon à nous bousculer nous obligeant par la même à réfléchir à notre propre attitude en tant que consommateur.

One third  - a project on food wasteKlaus Pichler-pourritures terrestres2Klaus Pichler-pourritures terrestres4Klaus Pichler-pourritures terrestres5One third  - a project on food wastePour chaque cliché Klaus Pichler décrit par le menu le produit en question : lieu de production, date de récolte, le mode de transport utilisé, l’empreinte carbone du produit (…) son prix de vente.

Il y a plus de 50 clichés à découvrir sur son site tous plus beaux ? en tout cas des clichés qui interpellent.

Pour la petite histoire toutes les photos ont été faites chez lui et il admet que ce ne fut pas toujours chose simple d’attendre le moment de putréfaction idéal car odeurs et bestioles se sont bien évidemment invités à la fète.

Son travail est à découvrir ici: www.kpic.at

 

 

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