Dans mon jardin, je m’occupe de mes plantes, et de la planète.

Dans mon jardin, je m’occupe de la planète

Je favorise la mise en commun de certains matériels utilisés rarement (coupe-haie, tronçonneuse, motoculteur…). Un bon moyen de participer à ce mode de fonctionnement (ou de l’initier), est de demander à ses voisins quel matériel leur manque.

Je pense à acheter certains matériels et ustensiles de jardinage d’occasion, sans grand risque, compte tenu de leur solidité et de leur longévité.

Je privilégie les produits portant l’Ecolabel européen (amendements organiques) ou la marque NF Environnement (composteurs individuels, mobilier de jardin, sacs-poubelles…).

J’évite les emballages inutiles en adaptant la quantité achetée à ce qui sera nécessaire (graines, semences, terreau…) en sachant que, conservés à l’abri, ces produits se gardent longtemps.

J’arrose mon jardin le soir quand l’évaporation est moins forte, ce qui me permet de faire une économie d’eau de 50 % en moyenne pour la même efficacité.

Je n’arrose pas ma pelouse qui reverdira toute seule au retour des pluies.
J’utilise des techniques économes en eau : goutte-à-goutte, tuyaux suintants, paillage lors de fortes chaleurs pour conserver l’humidité du sol… et je récupère l’eau de pluie au bas des gouttières.

Je recouvre le sol au pied des plantes, des arbres et des arbustes d’une couche d’herbe coupée ou de copeaux de bois, feuilles sèches, paille, écorces, paillettes de lins… pour absorber l’eau et conserver l’humidité.

Je laisse un coin de prairie en friche dans mon jardin. J’y découvrirais de nouvelles espèces de plantes qui abritent de nombreux insectes (abeilles, papillons,…) utiles au bien-être de mes plantations et à leur reproduction.

Je laisse au fond de mon jardin vieux troncs et arbres morts, tas de bois. Le bois vieillissant est le lieu de vie idéal pour de nombreuses espèces de coléoptères. En accélérant la décomposition des végétaux morts, les coléoptères garantissent le bon renouvellement des sols.

Je n’utilise pas d’insecticides dans mon jardin, car ces produits sont nocifs pour l’environnement et pour ma santé. Un jet d’eau suffit à faire tomber les pucerons et cochenilles des plantes, des arbres et des arbustes. Je plante des oeillets d’Inde, de la ciboulette, des oignons, de l’ail, du basilic, et autres plantes semblables, car leur odeur et les sécrétions de leurs racines éloignent certaines espèces d’insectes.

Je fabrique mon propre compost, une solution facile, économique et écologique. 1/3 des déchets qui finissent dans nos poubelles peuvent être compostés : épluchures ménagères, déchets de cuisine (coquilles d’œuf, marc de café, pain,cendre) et tontes de gazon, constituent le meilleur engrais naturel. Cela évite l’utilisation de produits chimiques, limite la consommation de terreaux horticoles à base de tourbes naturelles et participe à diminuer le volume des ordures ménagères.

Pour mes plantations, je bannis les traitements chimiques « totaux ».
Il est rare d’avoir à lutter en même temps contre des insectes et contre une maladie. Je procède donc par étapes. Pour les insectes nuisibles, je préfère leurs ennemis naturels (pucerons, araignées rouges…), et j’utilise le purin d’orties (obtenu en 2 semaines en recouvrant d’eau des orties fraîches dans un récipient) dilué à 10% et pulvérisé sur les cultures. Pour les maladies, je privilégie les espèces végétales locales bien adaptées à l’environnement et plus résistantes.

Pour faire fuir les limaces, je décapsule une bouteille de bière ! Une soucoupe de bière posée autour des jeunes plants est un moyen radical, facile et écologique de repousser les limaces. Etendre de la cendre de bois est également une astuce très efficace.

Pour lutter contre les pucerons, je me fais aider par leurs ennemis naturels. On peut se procurer dans toutes les bonnes jardineries des larves de coccinelles. Une seule larve est capable de dévorer plus de 100 pucerons par jour !

Je pense aux décoctions de végétaux pour lutter contre les maladies de mes plantations. Faire macérer dans de l’eau des orties ou des feuilles de rhubarbe et pulvériser sur les plants malades : un moyen naturel et inégalé pour préserver la beauté de mes plantations.

Je fais prendre le thé à mes plantes. Les fonds de théière et de tisanière seront fort appréciés par mes plantes qui y puiseront des composants essentiels à leur bien-être et remplaceront avantageusement les engrais chimiques.

Avant d’avoir la main verte, un bon jardinier doit être…paresseux ! En effet, le vent, les oiseaux et les insectes sèmeront à ma place.
Laisser faire les alliés naturels pour l’élimination des parasites (coccinnelles contre les pucerons) et la fertilisation de la terre (vers de terre…). J’aménage des carrés sauvages ou je laisse des tas de bois morts pour les attirer naturellement.

Pour mon potager, j’économise l’effort du labour. Le labour est une tâche ardue qui fragilise le sol. Je préfère la technique traditionnelle du paillis qui consiste à récouvrir le sol de végétaux pour limiter l’évaporation et la pousse de mauvaises herbes. La terre n’en sera que plus enrichie et protégée.

J’utilise les déchets organiques (nourriture, branchages, herbe de tonte…) pour faire un compost 100 % naturel. Les jardiniers-amateurs seraient responsables pour ¼ de la pollution des eaux de surfaces et des nappes souterraines.

Je plante des arbres dans mon jardin, car je participe ainsi à la lutte contre l’effet de serre et à la réduction de la pollution atmosphérique par les émissions de dioxyde de carbone.

Avant de tondre ma pelouse, je me renseigne auprès de la mairie pour connaître les horaires dédiés à cette activité.
Si aucun arrêté concernant les activités bruyantes n’a encore été pris, je respecte mon voisinage en évitant de passer la tondeuse tard le soir ou le dimanche.