Développement durable : Problématique.

Le probleme

- A certaines périodes de l’année, les fleuves Gange, Colorado, Nil et Fleuve Jaune se tarissent avant d’arriver à la mer.
- En 2100, la température mondiale moyenne aura augmenté de 1,4 à 5°C.

- L’équivalent de 50 terrains de football sont déforestés toutes les minutes.
- 41% de la population mondiale vit dans une zone de « stress hydrique »
- Le trou dans la couche d’ozone antarctique atteint 26 millions de Kms carrés.

Alors que la population de notre planète à triplé depuis 1925, les dégâts que nous infligeons à notre environnement se font de plus en plus évidents. Tarissement des fleuves, nuages de poussière, désertification et salinisation des sols ne sont que quelques symptômes du stress que nous faisons peser sur notre milieu naturel.
Alors que notre planète ne comptait que 2 milliards en 1925, elle en compte aujourd’hui plus de 6 milliards. Pour les démographes, cette croissance devrait continuer dans les années à venir. Ils estiment en effet souvent que nous serons près de 9 milliards en 2050.

Cette explosion démographique ne serait pas préoccupante si nous ne consommions pas les ressources de notre planète plus rapidement qu’elles ne se forment. Il faudrait ainsi l’équivalent de 3 planètes pour qu’un français puisse vivre durablement comme il le fait aujourd’hui. Un besoin modéré comparé aux 6,8 planètes qu’il faudrait à un américain.

La surconsommation des pays du Nord s’additionne donc à la pression alimentaire dans les pays du Sud pour concourir à un épuisement prématuré des sols et des ressources naturelles. Les effets de nos actions passées commencent à se faire sentir sur les différents éléments de notre environnement. Notre eau, notre air et nos terres se trouvent désormais modifiés dans des proportions effrayantes.

La prise de conscience est en marche. Selon un sondage TNS Sofres récent, les Français seraient inquiets pour la planète ! En effet, quand on leur demande ce qu’ils pensent de l’avenir de la planète et de l’environnement, plus de huit Français sur dix (83%) se déclarent inquiets et 24% voire« très inquiets ». Seuls 16% se disent confiants. Ce sont les femmes, les personnes âgées de 25-34 ans (les jeunes parents), les catégories socioprofessionnelles supérieures ( CSP+), les plus diplômés, les habitants d’Aquitaine, Midi-Pyrénées, Haute et Basse Normandie et Limousin qui semblent le plus inquiets.

Sujet de crainte et de préoccupation, les différents enjeux environnementaux ne touchent pas de la même façon. Les changements climatiques arrivent en tête des risques perçus comme les plus inquiétants pour l’avenir de la planète (42% des réponses). Si la pollution de l’eau arrive en deuxième position (38%), la pollution de l’air (32%) la disparition des forêts (25%) et la disparition des espèces (19%), sont cités en priorité, devant les catastrophes naturelles (15%).
Si les catégories supérieures apparaissent particulièrement sensibles aux risques durables, ce sont les catégories populaires qui semblent le plus inquiètes des crises conjoncturelles (apparition de nouvelles maladies graves, catastrophes naturelles).

Sans vouloir être alarmiste à l’excès, nous dressons ci après le portrait de la planète sur laquelle nous vivons et qui, si nous ne réagissons pas rapidement, risque de se retrouver rapidement dans un sale état !

Atmosphère et climat.

Augmentation du taux de CO2 à une vitesse sans précédent dans l’histoire de la Terre.

Les émissions de CO2 sont passées de 1,7 milliards de tonnes en 1950, à plus de 18milliards de tonnes en 2000. Bien qu’une partie de ce CO2 soit absorbé et recyclé par l’écosystème (notamment grâce aux forêts et aux océans), la concentration en CO2 dans l’atmosphère a augmenté de 20% depuis 1950, et depuis 40% depuis le début de la révolution industrielle. D’ici la fin du 21è siècle, si rien n’est fait pour limiter les émissions de CO2, le taux de CO2 pourrait avoir augmenté de 250% par rapport à 1950, entraînant une hausse de la température globale de 10°, ce qui aurait des effets catastrophiques pour la survie de l’humanité. Si les émissions sont sévèrement réduites, la concentration en CO2 pourrait n’augmenter « que » de 160%, avec une hausse des températures de « seulement » 5 ou 6 degrés.
Ces prévisions tiennent compte du passage à la société de consommation des pays émergents comme la Chine, l’Inde, ou le Brésil. Ces 3 pays à eux seuls comptent aujourd’hui 2,5 milliards d’habitants qui adoptent progressivement le mode de vie polluant des pays industriels.

On note actuellement une augmentation accélérée du taux de CO2 dans l’atmosphère, à cause de l’augmentation des émissions, mais aussi à cause d’un début d’affaiblissement de l’absorption du CO2 par les « puits » à dioxyde de carbone que sont les océans et les forêts. La capacité d’absorption des océans est en effet limitée, et les forêts sont détruites à un rythme accéléré par l’exploitation forestière et l’extension des terres agricoles.

Réchauffement global de la planète à cause de l’effet de serre créé par le CO2, ainsi que par le méthane (dont une partie est produite par les élevages bovins)

L’accélération du réchauffement climatique est aujourd’hui une évidence que la propagande des lobbies industriels ne peut plus nier. Au niveau mondial, toutes régions confondues, 2003 a été la troisième année la plus chaude dans les annales, les 2 autres records étant… 1998 et 2002.

Tempêtes et inondations plus dévastatrices, mais aussi, sécheresse et désertification.

Les catastrophes naturelles sont de plus en plus nombreuses. Le réchauffement climatique augmente l’évaporation des océans, donc la dimension des formations nuageuses, et donc le nombre et la puissance destructrice des tempêtes, des orages, des cyclones, et des inondations. Au niveau mondial, le nombre de sinistres de grande ampleur déclarés aux assurances est passé de 60 en 1970 à 90 en 1980, et à 210 en 2000. Pour la seule année 2004, 6 cyclones majeurs ont frappé les Caraïbes et le Sud des Etats-Unis, faisant plus de 2.000 morts, et causant des dégâts évalués à 50 milliards de dollars pour la Floride (soit 20 fois le coût des dégâts causés par les attentats du 11 Septembre à New York).

Dans le même temps, le réchauffement accentue la sécheresse et la désertification. Exemple: le sud de l’Espagne pourrait devenir une zone semi désertique d’ici 2050. Déjà, les nappes phréatiques y sont en voie d’épuisement.

Selon l’ONU, les catastrophes naturelles touchent de plus en plus de personnes dans le monde, du fait des changements climatiques mais aussi à cause d’une urbanisation incontrôlée dans de nombreux pays, ce qui accroît les risques de glissement de terrain, de coulées de boues ou d’inondation. En 2003, 254 millions de gens ont été touchées à des degrés divers par des phénomènes tels qu’inondations, sécheresse, tremblements de terre ou ouragans.

Fonte de la banquise polaire et des glaciers.

Les climatologues estiment qu’à la fin du siècle, il n’y aura plus de glace au pôle Nord pendant l’été. L’arctique a déjà rétréci d’un million de kilomètres carrés au cours des vingt dernières années, et perd 3 à 4% de sa surface chaque année.
La disparition des glaciers, réserves d’eau douce des continents, pourrait causer des pénuries d’eau pour les besoins humains et agricoles. Sans le rôle régulateur des glaciers sur le niveau des fleuves, certains cours d’eau pourraient se trouver à sec pendant l’été, surtout si celui-ci devient de plus en plus chaud.

Elévation du niveau des océans, érosion accélérée des côtes.

Il est encore difficile d’estimer l’augmentation du niveau des océans en cas de fonte des pôles. Au réchauffement climatique s’additionne la dilatation de l’eau due au réchauffement des océans. Mais déjà, sur tous les continents, l’océan gagne du terrain, les plages reculent, et les inondations côtières sont de plus en plus fréquentes.

Modification des courants marins à cause du réchauffement et de la fonte des pôles.

Augmentation de la fréquence des cyclones à cause du phénomène « El Niño » (modification des échanges entres les eaux de surface et les eaux profondes dans l’océan)
Risque d’hivers plus froids en Europe à cause de l’affaiblissement du Gulf Stream. Sans l’influence réchauffante du Gulf Stream, l’Europe de l’Ouest connaîtrait les mêmes températures hivernales que le Canada.

Trou dans la couche d’ozone, augmentation des rayonnements ultraviolets.

Grâce aux mesures internationales adoptées dans les années 1990, l’ozone est en train de se reconstituer. Il s’agit du seul domaine dans lequel des actions significatives ont été décidées, avec une interdiction planétaire des CFC, les gaz industriels qui étaient responsables de la destruction de l’ozone.

Océans et rivières.
Pollution des océans et des plaines océaniques côtières (là où se concentre l’essentiel de la faune et de la flore marines) par les marrées noires, les dégazages sauvages, les déchets radioactifs, et les rejets d’eaux usées par les villes côtières.

La pollution par les hydrocarbures est de 6 millions de tonnes par an, dont 2,5% sont dus aux marrées noires, et 97,5 aux dégazages en mer des pétroliers

Disparition des poissons (-90% dans l’Atlantique Nord) à cause de la pollution et des méthodes de pêche industrielle (prélèvements excédant la reproduction des espèces, dégradation des fonds marins, destruction de poissons non-consommables qui constituent la nourriture d’autres espèces)

Maladie des coraux causée par le réchauffement des océans ou la pollution. La mort des coraux entraînerait la disparition de nombreuses espèces de poissons qui y trouvent un habitat et une source de nourriture.

Pollution des rivières, des fleuves, et des nappes phréatiques par les rejets industriels et les pesticides, en particulier les PCB (polychlorobiphényles) qui réduisent la fertilité animale et humaine. En France, 90% des sources d’eau sont polluées par des pesticides.

Eau de pluie devenue non-potable dans certaines régions industrialisés, et pluies acides provoquant le dépérissement ou la mort des arbres.

Pénuries d’eau douce à cause de la pollution, du réchauffement, et de l’exploitation intensive des nappes phréatiques par l’agriculture industrielle.

Biomasse et biodiversité.

Disparition des forêts, à cause de l’exploitation forestière, agricole, ou minière.
Les activités humaines engendrent une augmentation du taux de CO2, et simultanément, nous détruisons les forêts qui contribuent justement à éliminer le CO2 (en fixant le carbone sous forme de bois).

Aujourd’hui, les forêts tropicales ne couvrent plus que 2% de la surface de la Terre. En seulement 40 ans, entre 1950 et 1990, la surface des forêts vierges s’est réduite de 350 millions d’hectares, avec la destruction de 18% de la forêt africaine, 30% des forêts d’Asie et d’Océanie, et 18% des forêts d’Amérique latine. Et le rythme de destruction s’accélère. Actuellement, 3 millions d’hectares sont détruits chaque année.

Avec les forêts, de nombreuses espèces animales et végétales disparaissent définitivement. 50.000 espèces ont ainsi disparu en 10 ans, entre 1990 et 2000.

La disparition des forêts accentue également la désertification. Les deux tiers de l’Afrique sont désormais des zones arides.
Effondrement de la biodiversité.

D’après les prévisions, 25% des espèces qui existaient au début du 20è siècle auront disparu d’ici 2025. On peut donc dire qu’une extinction massive est en train d’avoir lieu sur Terre. La précédente extinction de masse était causée par la chute d’un astéroïde et avait causé la disparition des dinosaures. La cause de cette nouvelle extinction de masse est l’homme, avec sa cupidité et son aveuglement.

Disparition des insectes pollenisateurs, et donc à terme, des arbres et plantes à fleurs

Disparition des papillons et donc des larves et des chenilles, indispensables à de nombreuses espèces d’oiseaux pour nourrir leurs petits.

Dissémination d’OGM (transmission incontrôlée de gènes modifiés aux espèces naturelles)

Destruction des paysages sauvages par l’urbanisation et le tourisme intensif.

Divers.
Pollution en profondeur des sols Chute de la densité des sols en micro-organismes

Appauvrissement des terres à cause de l’agriculture intensive

Propagation des virus tropicaux aux zones tempérées à cause du réchauffement climatique

Apparition de nouveaux virus (SARS, Ebola…) Les anti-corps de Gaïa pour se débarrasser des humains?

Déplacement du pôle magnétique et affaiblissement du champs magnétique terrestre. Or c’est ce champ magnétique qui protège la vie terrestre des radiations nocives en provenance du soleil (rayons gamma). Ce champ nous protège aussi des orages magnétiques destructeurs que subissent les planètes dépourvues de champ magnétique.

Augmentation de l’activité volcanique et de la fréquence des tremblements de terre Une manifestation de la détresse de « Gaïa » percevant la destruction de la biosphère?
Source : L’état de la planète.

MATIERES NATURELLES ET BIO.
Le fait de privilégier les matières naturelles (lin, laine, coton bio, chanvre,…) permet de préserver à la fois les ressources naturelles mais aussi d’avoir des produits plus respectueux pour notre santé. A l’heure du développement durable, l’industrie de la mode intègre de plus en plus les fibres naturelles dans des collections respectueuses de l’environnement. Il faut dire que les fibres et matières naturelles ont de nombreuses qualités.
Certaines sont reconnues pour leur résistance (chanvre), leur habileté à absorber la transpiration lors d’activités sportives (coton biologique), ou à maintenir la température du corps en le protégeant de la chaleur ou du froid intense (laine, soie), ou simplement pour leur souplesse, beauté et confort (lin).
Ces matières sont renouvelables et biodégradables. Et dans certains cas, comme par exemple pour la laine, le lin et le coton biologique, elles polluent beaucoup moins que les fibres synthétiques lors de leurs fabrications.
C’est bien là que réside l’avantage du textile bio pour l’environnement : les champs sont cultivés de manière durable, dans le respect des sols, des nappes phréatiques, des écosystèmes… et des producteurs. Prenons l’exemple du coton, qui est l’une des cultures les plus polluantes qui soit : avec environ 30 traitements chimiques par an, la culture conventionnelle du coton consomme à elle seule 25% des pesticides utilisés par l’agriculture, alors qu’elle ne représente que 2,5% des surfaces cultivées. Elle est aussi n°3 en matière de consommation d’eau d’irrigation (il faut tout de même 29.000 litres d’eau pour produire 1kg de coton conventionnel…) : l’arrosage des champs de coton est d’ailleurs l’une des causes de l’assèchement de la mer d’Aral. Or, une bonne partie de cette eau est utilisée comme support pour les traitements chimiques : en version bio, la culture du coton est donc moins gourmande en eau. Enfin, l’agriculture biologique épuise moins les sols et maintient leur fertilité, notamment grâce à la rotation des cultures et à la diversification des récoltes.
La culture du coton bio présente donc une facture beaucoup moins salée pour la planète, et son bilan carbone est bien meilleur (par exemple, grâce à l’absence de recours aux engrais de synthèse, qui sont obtenus à partir de pétrole). Le producteur y trouve lui aussi son compte : n’ayant pas à acheter de coûteux intrants chimiques (engrais et pesticides), il s’endette moins, et le fruit de son travail est mieux rémunéré, d’autant que le coton bio est souvent du coton équitable.
http://blog.shopecolo.fr/vetements-bio-quont-ils-de-plus-2880.html

Le lin.

Parmi les fibres les plus écologiques, le lin présente de nombreux avantages. Produit en local (la France étant le plus gros producteur

au monde), sa culture nécessite peu de pesticides et peu d’engrais et surtout elle régénère naturellement les sols. Outre ses qualités environnementales, le lin est une matière légère, agréable à porter et surtout solide. Seuls inconvénients, il se froisse facilement et ne tient pas très chaud.
Le chanvre, fibre ancestrale.
Utilisé depuis 600 avant JC pour tisser les cordages, les voiles ou encore le papier, le chanvre est une des fibres symboliques de la vague écolo. Plus facile à traiter que le coton, plus résistant et plus chaud, le chanvre se distingue surtout par sa culture réputée sans engrais, ni pesticide.
Aujourd’hui, le chanvre connait un regain d’intérêt important. Les industriels y ont recours notamment pour la fabrication de vêtements ou de chaussures.
Le coton bio
Le coton biologique n’utilise que des procédés de production privilégiant la qualité de l’environnement. Ainsi, la culture biologique élimine quasiment tous les pesticides et les engrais pour préserver durablement nos sols. Les semences sont non-traitées et non-OGM, le désherbage est manuel, quant à la fertilisation et le traitement contre les insectes, ils sont biologiques. Matière naturelle qui absorbe l’humidité du corps (mais protège mal du froid), le coton bio est plus souple et plus doux que le traditionnel et intègre une démarche de commerce équitable.
Le coton équitable.
Pour que les producteurs de coton puissent vivre de leur travail, le label Max Havelaar est présent sur de nombreux produits à base de coton. Choisir un article garanti coton équitable, c’est contribuer directement à l’amélioration des conditions de vie et de travail de 28 000 producteurs d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Le Bambou.
Infroissable, naturellement respirante, biodégradable et recyclable, la fibre de bambou est d’une douceur exceptionnelle.
Sa croissance rapide permet d’optimiser les rendements, sa résistance d’éviter l’utilisation de pesticides et ses racines profondes de bloquer l’érosion des sols. Un bon point également dans la lutte contre la déforestation, puisque plus on utilisera le bambou, moins on coupera de résineux ou de feuillus qui ont eux, une croissance très lente.
Le bambou est une plante extrêmement respectueuse de l’Environnement.
Le Jute (ou Chanvre de Calcuta).
Peu connu du grand public, le jute est la fibre naturelle la plus produite dans le monde après le coton. Sa culture est d’une importance capitale pour une vaste population d’agriculteurs d’Asie du Sud-est, d’autant qu’elle concerne des pays parmi les plus pauvres des la planète. On estime que la culture du jute emploie directement et indirectement 11 000 000 de personnes. Au Bangladesh environ ¼ de la population tire une part importantes de ses ressources de l’exploitation, de la transformation et de l’exportation du jute.De plus le jute est entièrement biodégradable et par la même occasion fertilisant. Ce matériau est un des plus écologiques puisqu’il ne demande pas de pesticides pour sa culture et n’utilise pas pour sa transformation de produits néfastes pour l’environnement.
Source : http://www.biobjet.com/matieres_naturelles.php