Développement durable : Solutions.

Solutions Individuelles

849 millions de tonnes de déchets sont produits en France chaque année (source ADEME 2004). Si l’on comptabilise les déchets industriels et ménagers, un européen produit environ 3 500 kg de déchets par an (source EUROSTAT 2005).

La quantité et la toxicité des déchets industriels et agricoles sont également en hausse constante, de même que la quantité de déchets nucléaires. Le traitement des déchets dangereux et des déchets radioactifs pose un problème de sécurité environnementale et de santé publique majeur, car les solutions ne sont pas encore satisfaisantes aujourd’hui.
Le Commissariat général au Plan estime que 75 départements français ne seront plus capables de traiter tous leurs déchets d’ici 2010.

SOLUTIONS INDIVIDUELLES

Dès que nous parlons développement durable, nous envisageons immédiatement les solutions globales. Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, il est possible d’envisager de multiples minimes actions qui, misent bout à bout, contribueront à servir cette noble cause et participeront au sauvetage de la planète.

Dès que nous parlons développement durable, nous envisageons immédiatement les solutions globales. Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, il est possible d’envisager de multiples minimes actions qui, misent bout à bout, contribueront à servir cette noble cause et participeront au sauvetage de la planète.
Des initiatives se multiplient comme nous avons pu le voir au cours de la semaine du développement durable.
Nous allons présenter quelques simples gestes quotidiens qui vont tous dans ce sens. Ces gestes portent un nom depuis peu : les éco-gestes.
Un éco-geste est un geste banal de la vie de tous les jours (aller au travail, faire la cuisine, se laver, jardiner, faire ses courses) qui va prendre en considération les valeurs du développement durable : la protection de l’environnement, l’équité sociale, la solidarité, le principe de responsabilité et de précaution.
Les gestes citoyens et écologiques, chacun peut les accomplir très facilement dans sa vie quotidienne.
Adopter un comportement éco-citoyen, c’est facile : il s’agit surtout de prendre conscience des conséquences sociales ou environnementales de chacune de nos actions et de changer ses mauvaises habitudes.
Les gestes éco-citoyens se font à la maison, au travail, à l’école, en faisant ses courses… ou son marché, dans ses déplacements, en faisant son jardin, en vacances…
Éteindre les lumières, économiser l’eau, utiliser des transports propres, trier ses déchets, consommer de façon responsable
Les actions sont multiples, et chaque jours surgissent de nouvelles idées et de nouvelles attitudes pour préserver la planète, les hommes et femmes qui y vivent aujourd’hui, et ne pas compromettre la qualité de vie des générations à venir.

Energie

- Veiller à éteindre les lumières inutiles.
- Vérifier et renforcer votre isolation.
- Une régulation automatique par thermostat peut diminuer de 25% la consommation de la chaudière.
- Eteindre les appareils électriques qui restent en veille (TV, radio, magnétoscope, chaine HI-FI…) et économiser jusqu’à 1000 kWh/an !
- Entretenir régulièrement sa chaudière ou son chauffe-eau afin d’économiser 10 à 20% d’énergie.
- Garder une température ambiante inférieure à 19°C : chaque degré en dessous de cette limite permet une économie de chauffage de 7%.
- Penser aux énergies renouvelables pour l’alimentation énergétique de votre habitat.
- Eviter les lampes halogènes trop gourmandes en énergie (de 25 à 50 fois plus que les lampes basse consommation).

L’eau
- Eviter de faire couler l’eau inutilement afin de l’économiser (sous la douche, pour la vaisselle…).
- Opter pour des systèmes de chasse d’eau à deux débits ou réservoirs ou bien remplissez une bouteille d’eau et mettez-la dans le réservoir de la chasse d’eau de vos toilettes – cela réduit le volume d’eau utilisé de 45 litres par jour.
- Faire réparer les robinets et chasses d’eau qui fuient sources de gaspillages : de 10 litres par jour pour un robinet à 500 litres par jour dans le cas d’un simple filet d’eau dans la cuvette des WC !
- Prendre des douches (50 l) plus tonique et hygiénique plutôt que des bains (150 l).
- Equiper vos robinets de réducteurs de débits, mitigeurs, aérateurs qui limitent votre consommation d’eau.

Bien être et nature

- Aérer régulièrement les pièces les plus humides (question de santé).

- Utiliser des peintures à l’eau (acryliques) plutôt que glycérophtaliques. Cette dernière vous contraindra en effet à utiliser des solvants extrêmement polluants pour nettoyer vos pinceaux, tel que le White Spirit.

- N’oubliez pas de trier vos déchets !

- Eviter les déboucheurs liquides agressifs qui contiennent de la soude caustique polluante : préférer la ventouse en caoutchouc, ou le nettoyage manuel du siphon engorgé.

- Utiliser des lessives sans phosphates pour éviter la prolifération d’algues nuisibles à la vie aquatique.

- Ne pas jeter dans l’égout ni les toilettes les médicaments périmés. Les pharmaciens reprennent les anciens médicaments.

- Ne pas jeter dans l’égout ni les toilettes les huiles de vidange ou les fonds de peinture réservés aux déchetteries. 1 litre d’huile recouvre jusqu’à 1000 m2 d’étendue d’eau !

Les déchets.
D’une façon globale les déchets représentent un problème crucial. Pour régler ce problème il convient de :

    • Réduire les déchets en privilégiant les produits sans sur-emballages, en évitant les nouveaux produits de type lingettes… Quand on a un jardin, on peut aussi amaigrir la poubelle en compostant.
    • Choisir en priorité des produits qui ont une vie plus longue et qui sont réparables, les « éco-recharges » et les produits labellisés NF environnement ou Ecolabel.
    • Donner aux organisations caritatives ou d’insertion les objets dont on n’a plus l’usage : la réparation et la valorisation de ces objets permettent à des personnes en insertion de retrouver une activité.

  • Trier en respectant les consignes de tri, car la qualité du recyclage en dépend. Apporter les encombrants à la déchetterie.
  • Les déchets toxiques plus déchets que les autres ! Piles, huiles, peintures, solvants, décapants, plomb, mercure, pesticides, engrais… autant de polluants majeurs qu’il faut trier, et si possible ne pas utiliser. Pour s’en débarrasser une seule adresse, la déchetterie. Pour les piles, les rapporter aux distributeurs.
  • Sur le lieu de travail recycler les cartouches d’encre, réutiliser et recycler le papier.

SOLUTIONS GLOBALES.

Le problème est global et si les actions individuelles sont nécessaires et indispensables, elles ne sont malheureusement pas suffisantes : l’enjeu nécessite la mobilisation à un niveau plus important, celui des états.
Je vais présenter ci dessous quelques unes des initiatives qui me sont paru les plus probantes au cours de ces dernières années.
Le Traité de Kyoto ou la prise de conscience.

Qu’est-ce que le protocole de Kyoto ?
L’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère laisse craindre pour le futur des variations climatiques sans précédent. La communauté internationale a donc décidé d’agir au nom du principe de précaution. En décembre 1997, 38 pays industrialisés(1) se sont engagés, dans le cadre du protocole de Kyoto, à réduire leurs émissions des six principaux gaz à effet de serre d’au moins 5 % dans la période 2008-2012, par rapport aux niveaux enregistrés en 1990. Mais pour que ce protocole puisse entrer en vigueur, il devait être ratifié par plus de 55 pays, totalisant plus de 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les Etats-Unis refusant toute ratification, il a fallu celle de la Russie pour que le protocole puisse entrer en vigueur, le 16 février 2005.

(1) Les pays en développement ont été exemptés d’engagements chiffrés, afin que leur croissance ne soit pas remise en cause.

La mise en œuvre du Protocole de Kyoto.
Le Sommet de la Terre, à Rio en 1992, a marqué la prise de conscience internationale du risque de changement climatique. Les états les plus riches, pour lesquels une baisse de croissance semblait plus supportable et qui étaient en outre responsables des émissions les plus importantes, y avaient pris l’engagement de stabiliser en 2000 leurs émissions au niveau de 1990. Les gaz à effet de serre concernés sont :

  • le gaz carbonique ou dioxyde de carbone ( CO2)provenant essentiellement de la combustion des énergies fossiles et de la déforestation,
  • le méthane (CH4) qui a pour origine principale l’élevage des ruminants, la culture du riz, les décharges d’ordures ménagères, les exploitations pétrolières et gazières,
  • les halocarbures (HFC et PFC) sont les gaz réfrigérants utilisés dans les systèmes de climatisation et la production de froid, les gaz propulseurs des aérosols,
  • le protoxyde d’azote ou oxyde nitreux ( N2O) provient de l’utilisation des engrais azotés et de certains procédés chimiques,
  • l’hexafluorure de soufre (SF6) utilisé par exemple dans les transformateurs électriques.

Les pays signataires dits «de l’annexe» (les pays développés ou en transition vers une économie de marché comme la Russie) ont accepté globalement de réduire de -5,5% leurs émissions de gaz à effet de serre sur la période 2008-2012 par rapport au niveau atteint en 1990.

Parmi ces pays, les États-Unis ont accepté une réduction de 7%, le Japon de 6% et l’Union européenne de 8%. A la suite de cet engagement, l’Union européenne a estimé nécessaire de procéder à une répartition de la charge de cet objectif entre les quinze États membres. A l’horizon 2008-2012, la France devra donc stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990.

L’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto intervient dès lors qu’au minimum 55 pays Parties à la Convention sur les changements climatiques auront déposé leurs instruments de ratification. Parmi ces pays, devront figurer des pays développés dont les émissions de dioxyde de carbone représentaient en 1990 au moins 55% des émissions totales de ces pays à la même date.

En novembre 2004, la Russie a ratifié à son tour le Protocole de Kyoto. Néanmoins les États-Unis, qui à eux seuls émettent 30 à 35% du total des gaz à effet de serre d’origine humaine, ont décidé en 2001 de ne pas ratifier le Protocole. La mise en œuvre effective est désormais acquise et interviendra officiellement le 16 février 2005.

Les engagements souscrits par les pays développés sont ambitieux. Pour faciliter leur réalisation, le protocole de Kyoto prévoit, pour ces pays, la possibilité de recourir à des mécanismes dits  » de flexibilité  » en complément des politiques et mesures qu’ils devront mettre en œuvre au plan national.

Ces mécanismes sont au nombre de trois :

  • les  » permis d’émission « , cette disposition permet de vendre ou d’acheter des droits à émettre entre pays industrialisés ;
  • la  » mise en œuvre conjointe  » (MOC) qui permet, entre pays développés de procéder à des investissements visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre en dehors de leur territoire national et de bénéficier des crédits d’émission générés par les réductions ainsi obtenues ;
  • le  » mécanisme de développement propre  » (MDP), proche du dispositif précédent, à la différence que les investissements sont effectués par un pays développé, dans un pays en développement.

Au niveau international, la Conférence des parties au Protocole de Marrakech de décembre 2001 a permis de fixer les critères d’éligibilité des projets au titre des mécanismes de mise en œuvre conjointe ou de développement propre :

  • le projet doit être «additionnel», c’est à dire générer une baisse effective des émissions pour l’activité concernée par rapport à ce qui se serait produit en l’absence du projet en question.
  • le pays hôte, qui doit au préalable ratifier le Protocole de Kyoto, doit ensuite approuver formellement le projet si celui-ci s’inscrit dans sa stratégie de développement durable.

La mise en œuvre effective de ces mécanismes soulève encore des difficultés techniques pour évaluer et mesurer les réductions effectives d’émissions de gaz à effet de serre d’un projet, et donc quantifier  » l’additionnalité « . Mais ces difficultés sont progressivement résolues et les investisseurs disposent aujourd’hui d’un cadre juridique bien défini.

Au niveau communautaire, l’Union européenne achève de mettre en place les instruments juridiques nécessaires et traduit ainsi sa volonté d’appliquer les dispositions du Protocole de Kyoto.
La mise en place des permis d’émission et du système d’échanges
Le marché européen des permis d’émission est une réalité depuis le 1er janvier 2005. Le système d’échanges instauré dès le 1er janvier 2005 grâce à la directive 2003/87  » quotas « , permet d’expérimenter le dispositif de marché et d’anticiper sur la période d’engagement prévue par le Protocole de Kyoto (2008-2012). Il vise dans un premier temps les émissions de CO2 des secteurs les plus gros émetteurs (papier, verre, ciment, secteur énergétique et raffineries), soit 45 à 50% du total des émissions de CO2 de l’industrie. Environ 12 000 installations de l’Union européenne à 25 sont concernées.

Le principe est le suivant. Les États membres fixent, pour chaque période, des objectifs de réduction d’émission à chacune des installations concernées à travers un plan national d’affectation des quotas (dit PNAQ) préalablement validé par la Commission. Au début de chaque période, ils affectent un volume donné de quotas aux exploitants des installations, sur la base des émissions des activités concernées. Un quota correspond à l’émission de l’équivalent d’une tonne de CO2. Deux périodes de mise en œuvre sont prévues : 2005-2007 et 2008-2012.
Le protocole de Kyoto.
Source :DGEMP-DIDEME

L’Agenda 21.

L’Agenda 21 est un texte adopté par 173 gouvernements en 1992, lors du premier Sommet de la Terre à Rio. Ce texte a fixé les lignes de progrès que l’humanité devrait adopter au XXIe siècle pour maintenir son développement économique et social dans un environnement vivable. Il regroupe un ensemble de mesures qui concernent notamment le changement climatique, la désertification, la déforestation, la perte de la biodiversité, la pollution des eaux, l’épuisement des sols, les conditions de travail dans les pays en développement? L’Agenda 21 a une déclinaison destinée aux collectivités territoriales : l’Agenda 21 local. Fondé sur la participation et le partenariat des acteurs privés et publics, c’est un processus de définition de stratégies de développement de territoires qui déclinent, au niveau local, les principes de développement durable. Certaines collectivités ont déjà intégré le développement durable dans leurs démarches. Elles sont aujourd’hui une centaine en France à s’être dotées d’Agendas 21 locaux.


Le Grenelle de l’environnement.

Le Gouvernement a initié une démarche de consultation, le « Grenelle de l’environnement » afin de définir de nouvelles actions pour assurer un développement durable en France. Le Grenelle de l’environnement a été annoncé le18 mai 2007 par Alain Juppé. Il fait suite au Pacte Ecologique précédemment proposé par Nicolas Hulot.
Le Grenelle.
Cette démarche comporte trois phases : une phase de dialogue et d’élaboration de propositions au sein de groupes de travail réunissant l’État et les représentants de la société civile, une phase de consultation avec le public sur internet et en régions, et, enfin, la phase de l’élaboration d’un plan d’action. Après quatre mois de concertation, les conclusions du Grenelle de l’environnement ont été rendues le 25 octobre 2007. Elles devraient donner lieu à 15 à 20 programmes opérationnels, présentés à la mi-décembre. Une loi-cadre devrait être discutée au Parlement au premier trimestre 2008. Le Premier ministre a annoncé que la réalisation des programmes d’actions du Grenelle seraient la priorité du Gouvernement.

La démarche.

Lancé officiellement le 6 juillet 2007, le Grenelle de l’environnement a associé l’État et la société civile afin de définir de nouvelles actions pour assurer un développement durable en France. Six groupes de travail, composés de représentants de l’État, des collectivités territoriales, des organisations patronales et syndicales, et des ONG, se sont réunis pour couvrir l’ensemble des thèmes du changement climatique et de l’énergie, de la biodiversité et des ressources naturelles, de la santé et de l’environnement, des modes de production et de consommation durables, de la démocratie écologique, des modes de développement écologique et de l’emploi et la compétitivité. Deux intergroupes, consacrés à la question des OGM et des déchets, ont également été constitués. Ils ont remis leurs propositions le 27 septembre 2007.
Parmi les nombreuses propositions des groupes de travail figurent notamment :
- la mise en place d’une fiscalité environnementale, en particulier sur les transports émettant des gaz à effet de serre,
- la constitution d’une « trame verte nationale », pour assurer la continuité entre les écosystèmes et permettre ainsi aux espèces de s’adapter au changement climatique,
- le passage à 6% des surfaces agricoles en agriculture biologique (1,8% actuellement),
- le renforcement de la recherche publique sur les effets des manipulations génétiques et la création d’une haute autorité indépendante chargée d’évaluer l’impact sur l’environnement et la santé, ainsi que l’intérêt agronomique et économique de chaque organisme génétiquement modifié (OGM).
Ces recommandations ont été soumises à un débat public sur internet et dans les régions. Neuf organismes consultatifs ont par ailleurs été saisis.

Les débats.

Parmi les éléments de diagnostic partagés, les acteurs du Grenelle de l’environnement se sont accordés pour reconnaître un fort potentiel de croissance de certains secteurs d’activité, comme ceux des énergies renouvelables ou du bâtiment (42% de la consommation finale d’énergie en France). Un autre consensus s’est établi pour que la protection de l’environnement ne soit pas le prétexte à une hausse globale de la fiscalité. Enfin, pour inciter à un véritable changement des comportements de la société dans son ensemble, ils ont considéré qu’il faudra proposer des produits de qualité équivalente, mais à un moindre coût énergétique, et développer l’action territoriale, au plus près des réalités quotidiennes, comme le quartier, la ville ou l’agglomération.
L’absence de consensus s’est manifestée sur quelques grands dossiers. Le président du groupe « climat » a fait état d’un « constat de désaccord » sur la question du nucléaire. Les débats mettant aux prises agriculteurs et associations de défense de l’environnement au sein du groupe « production et consommation » ont également été vifs. Pour sa part, le rapport de l’atelier intergroupe sur les OGM indique, pour chacun des points de discussion, s’il y a eu consensus ou non. Ses travaux ont porté sur le renforcement des connaissances et de la recherche publique, sur les incidences des manipulations génétiques, sur la mise en place d’une haute autorité chargée des OGM et sur le contenu et le calendrier d’une future loi traitant des OGM. L’atelier sur les déchets a, quant à lui, proposé de réduire les quantités de déchets produites et d’instaurer une taxe plus équitable et incitative que l’actuelle taxe sur les ordures ménagères, mais n’a pu trouver un consensus sur la place de l’incinération.

Les principales conclusions.

Après quatre mois de concertation, les conclusions du Grenelle de l’environnement ont été rendues le 25 octobre 2007. Le président de la République, qui doit arbitrer les différentes propositions, s’est exprimé le jour même. Il a notamment annoncé qu’un « grand plan national » d’investissement durable sera lancé sur quatre ans pour développer l’énergie, les « moteurs du futur », la biodiversité et la santé environnementale. Par ailleurs, la future loi transposant la directive européenne sur les OGM intégrera les principes de transparence, tandis que la culture commerciale des OGM sera suspendue en attendant les conclusions d’une expertise à conduire par une nouvelle instance, qui sera créée. En matière de transports, 2 000 km de lignes nouvelles TGV seront construites d’ici 2012, les voies ferroviaires ainsi dégagées seront affectées au fret, et les voies fluviales seront favorisées. La création d’une taxe écologique sur les véhicules neufs les plus polluants permettra de financer progressivement le renouvellement du parc automobile. Concernant l’habitat, avant 2012, les bâtiments neufs devront répondre aux normes dites de « basse consommation » et le nombre de bâtiments anciens rénovés sera doublé. Enfin, le Conseil économique et social sera réformé pour intégrer les partenaires environnementaux aux côtés des partenaires sociaux. Le code des marchés publics sera également revu afin de rendre obligatoires les clauses environnementales.
Le site du Grenelle.
Source : La documentation Française.

Le Grenelle de la Mer.
Annoncé le 27 février 2009, par Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire.

Le Grenelle de la Mer doit permettre de compléter les engagements du Grenelle Environnement qui concernent la mer et le littoral et couvrira un champ plus large sur la thématique de la mer et de sa contribution au développement d’activités durables.
Le Grenelle de la Mer contribuera à la définition de la stratégie nationale pour la mer et le littoral, en identifiant des objectifs et des actions à court, moyen et long termes. Cette politique maritime qui concernera tous les champs de l’action gouvernementale, formalisera l’ambition de la France pour la mer et les activités maritimes.

Les défis du Grenelle de la Mer.

>Premier défi : mieux connaître la mer et son état.
Nous devons réunir tous nos efforts, avec les Etats de l’Union européenne et au niveau mondial pour mieux explorer ce monde encore largement inconnu et évaluer en même temps les conséquences déjà certaines des activités anthropiques.
* les océans représentent près de 361 millions de km2
* ils abritent une faune et une flore d’une très grande diversité allant du plancton microscopique au plus grand mammifère, la baleine bleue (30 m, 190 tonnes)
* Les océans recèlent des ressources vitales (les ressources aquatiques fournissent environ ¼ de
* l’approvisionnement mondial en protéines animales) et fournit des services écologiques indispensables aux communautés vivantes sur terre, tels que la régulation du climat, des cycles biochimiques ou la production d’oxygène (70% de l’oxygène vient du phytoplancton).
* L’océan est également le plus grand réservoir de chaleur de la planète. 30 % de l’énergie stockée est restituée à l’atmosphère par évaporation sous forme de chaleur latente pour former les nuages. Les pôles également jouent un rôle fondamental dans la situation géo-climatique de la « planète bleue ».

> Deuxième défi : conforter les activités maritimes et littorales qui sont essentielles à nos économies.
En Europe la mer fait vivre environ 4 millions de personnes pour une richesse créée représentant de 3 à 5 % du PIB européen, soit 1 154 milliards d’euros.
Le transport maritime est un vecteur essentiel du commerce mondial : environ 90% du commerce mondial s’effectue par voie maritime, un mode de transport particulièrement respectueux de l’environnement (5 fois moins d’émission de C02 que le transport routier et 13 fois moins que l’aérien) et le moins consommateur d’énergie (2 fois moins que le transport ferroviaire et 10 fois moins que le routier).
En France, le secteur maritime représente plus de 600 000 emplois directs et indirects et 53,7 milliards de valeurs produites.
Aujourd’hui, le développement des activités maritimes doit prendre en compte la situation économique mondiale, les enjeux environnementaux majeurs et les aspects sociaux.

> Troisième défi : assurer notre place dans le monde et assumer notre responsabilité à l’égard du vivant.
Grâce à l’outre-mer la Zone économique exclusive (ZEE) française avec plus de 11 millions de km2 est la deuxième du monde par sa superficie. L’outre-mer constitue 97% de la ZEE française (et la seule Polynésie Française, 47,4%).
La France est ainsi présente sur les 3 grands océans, Atlantique, Pacifique et Indien, et possède des frontières maritimes avec 30 pays.
De tels atouts doivent permettre à notre pays de peser beaucoup plus dans les grandes orientations mondiales : protection des éco-systèmes, protéger les atolls, lutter pour la biodiversité, … Un Grenelle de la Mer, pour quoi faire ?

Le Grenelle de l’environnement a posé de nombreux jalons qui seront intégrés dans la stratégie nationale pour la mer :
* Une dizaine d’engagements sur la mer et presque autant sur l’outre-mer (sur les 273 qui concrétisent le Grenelle Environnement)
* Les travaux des comités opérationnels « Gestion intégrée de la mer et du littoral » (piloté par le député Jérôme BIGNON) et « Outre-mer » (piloté par la présidente du Conseil général de la Réunion, Nassimah DINDAR)
* De nombreuses dispositions législatives dans le projet de loi de programme du Grenelle, ainsi que dans le projet de loi portant engagement national pour l’environnement.
* Un groupe de travail du comité opérationnel « Déchets », piloté par l’association Robin des Bois, est toujours actif sur les macro-déchets flottants. Rapport programmé fin avril.
Le « Grenelle de la mer » vise donc à créer les conditions favorables à l’émergence de cette dynamique.
Il réunira pour la première fois sous cette forme et dans un tel processus, l’Etat, les collectivités territoriales, tous les acteurs de l’économie maritime et les représentants de la société civile afin de définir une feuille de route en faveur de la mer, du littoral et de la promotion des activités maritimes dans une perspective de développement durable.

EXEMPLES.

Les exemples de contributions au problème du développement durable sont légions et il serait ridicule d’ambitionner ici d’en faire une revue totalement exhaustive. Aussi me bornerai je à proposer quelques exemples qui m’ont paru significatif de ce qu’il est possible de mettre en oeuvre dans cette optique.

Les Entreprises du Médicament s’engagent au Grenelle de l’Environnement

Les Entreprises du Médicament ont participé au groupe Santé environnement (G3) du Grenelle de l’Environnement. La question des rejets des médicaments dans l’environnement et des conséquences sur nos organismes, les espèces, les écosystèmes et la biodiversité, a été largement débattu, a indiqué le Leem,organisation professionnelle des Entreprises du Médicament dans un communiqué. C’est un enjeu tout à fait important et qui suscite une inquiétude croissante, dans nos pays comme dans les pays en développement, en égard aux quantités en progression et à la nature des molécules véhiculées par les eaux. Il y a là un défi de santé publique et de responsabilité collective pour la filière, les patients et tous les acteurs, a déclaré le Leem.

Un texte de compromis a ainsi été adopté dans le cadre du groupe de travail et inséré dans le rapport final. D’après le communiqué, l’industrie s’est engagée à faire avancer 10 axes de travail pour faire de l’environnement un volet essentiel de sa démarche de responsabilité sociétale. Les 10 axes sont notamment : la performance du système de récupération des médicaments non utilisés (Cyclamed), les études sur les rejets dans l’eau, la déclaration sur les profils environnementaux des médicaments, l’amélioration des dispositifs des sites industriels, particulièrement l’information, le suivi et la réduction du bilan carbone du secteur, l’éco-conception des emballages, la collaboration au sein de la filière, avec les fournisseurs et les autres acteurs de santé, la participation aux efforts sur la biodiversité, information sur les nanoparticules et les nouvelles technologies, pour bien intégrer notamment les préoccupations éthiques de la société.
Selon le communiqué, le Leem a proposé au Ministre de l’Ecologie de passer une convention de progrès pour la mise en œuvre de toutes ces avancées dans les trois ans qui viennent et d’y associer toutes les parties prenantes. Lors de la journée d’évaluation et de dialogue concernant la politique RSE du secteur pharmaceutique, le 5 décembre prochain, Dominique Mangeot, Président du Comité RSE du Leem, fera le point sur la mise en œuvre de cet engagement environnemental, suite au Grenelle, précise le Leem.

La Poste lance un plan national de transports propres.
La Poste vient de lancer son Plan National Transports Propres dans l’objectif de diminuer de 15 % les émissions de CO2 liées aux transports d’ici 2012. Les 100.000 facteurs, qui parcourent 760 millions de km par an (soit 50 fois le tour du monde chaque matin), en seront les ambassadeurs, rapporte un communiqué du groupe.

Le plan déployé par La Poste s’articulera autour de plusieurs axes comme l’acquisition de transports propres ou encore la promotion de l’éco-conduite auprès du grand public, mais aussi la diffusion de son savoir faire aux entreprises et aux collectivités. Le groupe prévoit également de s’atteler à la recherche et au développement des moyens de transport propres.

Concrètement, La Poste a déjà lancé une consultation internationale pour intégrer dans sa flotte 500 véhicules électriques tandis que 10.000 voitures de ce type sont prévus d’ici 5 ans. Dans un même temps une consultation européenne devrait assurer la livraison de 300 quads électriques en 2009, puis 3.000 d’ici à 2012. Le Groupe se dotera en outre de 100 camions équipés de semi-remorques à double pont permettant de réduire de moitié le trafic routier et recevra en décembre, 1.000 vélos à assistance électrique.

Enfin à cette gamme déjà large de véhicules propres, s’ajoutera le train postal à grande vitesse, un moyen de transport propre par excellence, selon le Groupe.

Les efforts entrepris par La Poste ces dernières années se seraient d’ores et déjà traduits par près de 18 000 tonnes de CO2 économisées entre 2003 et 2007, soit plus de 6% de réduction sur cette période.

Système complet d’étanchéité anti-racine recouvert de matériaux de drainage

Sopranature est un système complet d’étanchéité anti-racine recouvert de matériaux de drainage (Sopradrain ou Sopralithe), d’un filtre (Soprafiltre) et d’un substrat (Sopraflor) qui permettent de développer sur les toitures et terrasses une véritable végétation extensive ou semi-intensive… Les surfaces perdues des toitures peuvent ainsi devenir autant d’espaces végétaux attrayants, colorés et vivants, et ce en toute fiabilité puisque le procédé Sopranature fait l’objet de 2 Cahiers de Prescriptions de Pose validés par un Bureau de Contrôle (CPP téléchargeables sur www.soprema.com).

Un système universel.
L’épaisseur réduite, la légèreté et la faible demande d’entretien des systèmes Sopranature en font des procédés parfaitement adaptés aux toitures-terrasses non accessibles, qu’il s’agisse d’un support en béton, en bois ou en acier (surcharge minimale admissible : 60 kg/m²). Sopranature peut être mis en œuvre sur la plupart des toitures, non seulement en travaux neufs mais aussi en rénovation.

Des avantages reconnus.
Les toitures végétalisées Sopranature sont moins onéreuses que les terrasses-jardins classiques en termes de coût global, de rapidité d’installation et apportent des réponses esthétiques et de qualité environnementale :
• restitution d’espaces naturels en ville,
• amélioration du confort visuel des riverains,
• contribution à la gestion des eaux pluviales,
• apport d’inertie thermique,
• accroissement de la durée de vie des toitures (protection durable de la membrane d’étanchéité)

Une variété d’aspects végétaux qui crée la différence.
Depuis les débuts de SOPRANATURE, le maintien la diversité végétale également sur les toitures constitue notre priorité.

Les systèmes extensifs : de faible épaisseur et peu demandeurs en entretien, les systèmes extensifs Sopranature associent des espèces végétales d’aspect naturel, qui se reproduisent et s’étendent aisément.

Toundra : « tapis végétal » à dominante de sedums (plantes grasses à faible développement).
Garrigue : diversification des volumes et des coloris grâce à l’emploi de plantes vivaces herbacées et semi-ligneuses (œillets, iris nains, campanules, lavande, thym…) avec une base de sedums tapissants.
Pampa : prairie naturelle (dominante de graminées) avec une base de sedum tapissants.

Les systèmes semi-intensifs : leur épaisseur moyenne permet l’emploi d’une gamme plus large d’espèces de type horticole, demandant un entretien modéré et nécessitant l’installation d’un système d’irrigation.
Lande : agencement ordonné de plantes vivaces et d’arbustes aux formes et couleurs variés.
Green : gazon verdoyant à croissance lente.

Une mise en œuvre simple.
La mise en œuvre des végétaux peut s’opérer selon 3 modes différents ou combinés : le semis, la plantation et la pose de rouleaux de végétation précultivée.
Avantage important, la mise en œuvre de l’étanchéité et du complexe Sopranature, y compris la végétation, peut être réalisée par un seul intervenant d’une entreprise d’étanchéité.

Les géants de l’informatiques et le WWF ensemble pour des PC plus  »verts ».
Google, Intel, Dell, IBM, Lenovo, Microsoft, HP, Sun, AMD, Yahoo… Tous ces grands noms de l’informatique ont rejoint l’initiative Climate Savers Computing du WWF. Ce programme vise à sensibiliser les entreprises et les consommateurs aux problèmes climatiques et à leur faire prendre conscience que chacun peut agir à son niveau. En effet, si rien n’est fait, la production d’électricité représentera plus d’un tiers des rejets de Co2 liés à l’activité humaine en 2030. Or, les ordinateurs consomment énormément d’énergie. Ils sont également constitués de nombreuses substances toxiques dont l’usage est désormais encadré par les directives européennes RoHS, WEEE et Reach.
Ambitieux, le programme de l’initiative Climate Savers Computing prévoit une réduction annuelle de 54 millions de tonnes de Co2, soit l’équivalent d’environ 11 000 véhicules retirés de la circulation. Cette baisse de la consommation électrique devrait représenter pour les particuliers et les entreprises un total d’environ 5,5 milliards de dollars d’économies.
Pour y parvenir, les membres de l’initiative Climate Savers Computing comptent produire des ordinateurs plus « verts ». Plus économes en énergie, ils respecteront notamment l’éco-label Energy Star 2007 qui s’appuie sur les spécifications techniques du programme 80plus qui vise à augmenter l’efficacité énergétique des alimentations électrique de matériels informatiques. L’objectif : imposer un rendement électrique de 80 % pour les PC. D’ici 2010, Energy Star 2007 vise même un rendement de 90 % pour les PC et de 92 % pour les serveurs.

CAC 40 – Le développement durable a la cote

Le développement durable est à la mode, surtout dans les grandes entreprises cotées en Bourse qui en font un outil de séduction.

En ces temps de crise financière, les entreprises du CAC 40 n’ont pas très bonne presse. Elles le savent et ont décidé de miser sur une arme : le développement durable.
« La crise se caractérise par une crise de confiance, surtout envers les banques, explique Séverin Cabannes, directeur général délégué de la Société générale. Les enjeux de développement durable deviennent des enjeux stratégiques. »
Elles multiplient donc les initiatives en tout genre, loin du seul et évident domaine de l’environnement. Au programme : recrutement dans les banlieues à la Société générale, création d’un comité éthique au conseil d’administration de GDF Suez ou site de covoiturage en ligne pour les employés du Crédit agricole.
Très exposées médiatiquement, les grandes entreprises ont choisi de mettre en place des opérations de communication destinées à redorer leur image, égratignée par les récents scandales financiers. Bon nombre d’entre elles ont par exemple participé au Salon du développement durable à Paris, qui s’est terminé hier. Mais cette révolution n’est pas encore terminée.
« Les entreprises font des rapports sur le bilan carbone de leur siège à La Défense et pas sur les immeubles qu’ils possèdent dans 130 autres pays », nuance Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic, filiale de la Caisse des dépôts et centre de recherche sur le développement durable.
Selon elle, ces mesures se limitent encore à « un catalogue de micro-initiatives ». Une distance entre les discours et la pratique permise par un certain vide juridique.
Car si la loi sur les nouvelles régulations économiques (NRE) du 15 mai 2001 oblige les sociétés cotées à communiquer sur « la manière dont elles prennent en compte les conséquences sociales et environnementales de leurs activités », elle ne définit pas de périmètre d’action.
Surtout, elle ne s’accompagne pas de sanctions. Dans ces conditions, « l’information extra-financière reste hétérogène car il n’y a pas de grille d’évaluation reconnue », admet Daniel Lebègue de l’Institut français des administrateurs.
Argument de recrutement Pourtant, l’atout développement durable devient un argument de recrutement pour les grandes entreprises. « Aujourd’hui, la valeur morale conditionne le fait que les jeunes rentrent dans l’entreprise ou pas », confirme Clara Gaymard, présidente de General Electric en Europe du Nord-Ouest. La jeune génération, soucieuse de donner du sens à son travail, pourrait donc posséder la clé pour faire évoluer le CAC 40.

Au-delà du discours, les entreprises commencent à agir.
Une enquête réalisée par l’Ifop à l’occasion de L’Université de la Terre permet de mesurer le degré de maturité des dirigeants de grandes entreprises françaises face au Développement Durable

Pour la 3ème édition de L’Université de la Terre, KPMG, partenaire de la manifestation publie un sondage réalisé par l’Ifop, pour mesurer le degré de maturité des dirigeants de grandes entreprises françaises face au Développement Durable.
Première enquête de cette ampleur sur le sujet en France, elle a été réalisée auprès de 401 dirigeants (PDG, DG, DGA, membres des Codir, DRH, Dir Com, Dir Mktg ou Dir Dév. Durable) représentatifs des 6000 plus grandes entreprises françaises (plus de 200 salariés).

Au-delà du discours, les entreprises commencent à agir :
84% des dirigeants des entreprises interrogées déclarent avoir pris des mesures spécifiques en termes de développement durable et de protection de l’environnement. Non perçu comme une contrainte, le développement durable peut, pour 98% d’entre eux, participer à augmenter la rentabilité et la croissance économique de l’entreprise. 91% estiment même que ceux qui saisiront les opportunités sur ces enjeux seront les leaders de demain.

L’écologie est devenu un véritable enjeu stratégique pour les entreprises :
72% affirment que les enjeux environnementaux sont intégrés à toute réflexion stratégique et pour 64%, le développement durable est également reconnu comme un axe de communication corporate fort.

Les actions concrètes concernent le quotidien de la vie de l’entreprise :
64 % des dirigeants indiquent que le tri sélectif a été mis en place.et 55% disposent d’un plan de réduction de la consommation (matières premières, eau, papier, etc.). En second lieu, les entreprises ont installé des programmes de mesure de leurs performances environnementales : 43% pratiquent le reporting, 38% font vérifier leurs données environnementales et sociales par un tiers externe. Une grande entreprise sur trois a déjà fait des plans de restriction ou de diminution des déplacements (31%), fixé des seuils de CO2 sur les véhicules de fonction (28%), mis en place des plans de formation sur la thématique « Développement Durable » (28%) ou appelé ses salariés à s’impliquer dans des actions ou manifestations (26%).

L’économique, l’image et le cadre législatif apparaissent comme les principales motivations des entreprises pour adopter un comportement en adéquation avec le développement durable :
65 % citent les contraintes économiques sur le coût de l’énergie et des matières premières, 62% évoque la nécessité de préserver l’image, 62% également évoque le cadre législatif, avec un pic à 72% dans le secteur de l’industrie et du BTP.

Une entreprise interrogée sur deux dispose d’un responsable développement durable.
- Ce n’est pas dans les plus grandes entreprises que ce poste est le plus fréquent, mais dans les grandes PME de 500 à 2000 salariés (57%).
- Dans les entreprises où un interlocuteur dédié est présent, l’enjeu environnemental est davantage pris en considération dans toutes les relations de l’entreprise et un plus grand nombre de mesures concrètes ont été adoptées : le développement durable est un sujet de discussion fréquent avec les fournisseurs pour 61% des entreprises.
Une autre étude récente va dans le même sens : Selon cette étude réalisée auprès des plus grandes entreprises de France, 82% d’entre elles considèrent que le développement durable est un facteur de différenciation. Plus de la moitié (60%) des entreprises françaises voit dans le développement durable une opportunité de création de valeur et de développement d’activité. Une infime minorité (5%) le perçoit comme une menace.

Parmi les cinq premières motivations citées comme moteurs pour engager des actions de développement durable, trois sont au cœur de l’activité économique des entreprises : attentes des clients (42%), nouveaux produits ou services (43%) et réduction des coûts (56%).

« Vécu à l’origine comme une contrainte éthique ou réglementaire, le développement durable est aujourd’hui considéré, par les entreprises, comme une véritable opportunité de croissance et de différentiation sur leurs marchés, déclare Sylvie Ouziel, Directeur Général de l’activité Conseil en France et au Benelux. Le développement durable est en passe de devenir un rouage essentiel de la haute performance des entreprises ».
« Le développement durable est une tendance de fond qui impacte fortement la stratégie des entreprises, ce n’est pas un phénomène de « mode » porté par un engouement médiatique, souligne Bruno Berthon, Directeur Monde de l’offre de services Développement Durable d’Accenture. La pression des clients et des investisseurs est aujourd’hui déjà sensible et elle est appelée à s’intensifier au cours des trois prochaines années ».
Une très large majorité des répondants (86%) pense que leurs clients sont demandeurs de nouveaux produits ou services respectueux des principes du développement durable. Si aujourd’hui seulement un cinquième des entreprises interrogées pense que ses clients sont prêts à changer de fournisseurs au motif qu’ils n’ont pas de pratiques environnementales ou socialement responsables, une majorité (93%) s’attend à une intensification de ces exigences des clients dans les trois prochaines années.

Concernant les investisseurs, l’étude révèle que leur prise en compte des critères du « développement durable » devrait également se renforcer. Près de 85% des entreprises interrogées pensent que les investisseurs sont intéressés par leurs initiatives en matière de développement durable. Plus de 4 sondés sur 10 estiment que les investisseurs valorisent ces actions et la quasi-totalité anticipe que les analystes prendront en compte ces initiatives dans leurs évaluations d’ici trois ans.

Certes, peu de responsables affirment que leur entreprise a gagné un avantage concurrentiel pérenne grâce au développement durable. Mais c’est aussi parce qu’une minorité des répondants déclare que leur entreprise appartient à un secteur en avance dans ce domaine, et surtout que très peu d’entre elles, en particulier parmi les grandes entreprises, se perçoivent comme leader en matière de stratégie, de mise en œuvre ou de mesure des résultats (respectivement 44%, 38% et 22%).

« Pour réussir le défi du développement durable et concilier rentabilité économique et engagement sociétal, les entreprises doivent mener dès maintenant des actions concrètes et tangibles qui ont un retour sur investissement effectif et ne pas se limiter à des actions défensives ayant un surcoût consenti ou subi», souligne Sophie Goldblum, Directeur France de l’offre de services Développement Durable. Il est intéressant de noter à ce sujet que 70% des entreprises interrogées déclarent que certaines de leurs initiatives en matière de développement durable créent de la valeur financière. Un quart d’entre elles (23%) pensent que, dans la majorité des cas, leurs initiatives créent bel et bien de la valeur financière.

Une majorité d’entreprises a lancé des initiatives opérationnelles au cœur de la chaîne de valeur. Parmi ces initiatives figurent en tête celles qui impactent les opérations (64%), dont notamment les initiatives liées aux produits comme l’éco-conception, les emballages, ou l’étiquetage. Viennent ensuite les initiatives liées aux actifs matériels (41%), dont en particulier l’énergie, les bâtiments et l’informatique verte. Les achats constituent un des vecteurs les plus importants pour la mise en œuvre du développement durable au quotidien.

Plus de 80% des entreprises prennent ce critère en compte dans leurs relations avec leurs fournisseurs.
Plus de 90% des entreprises inscrivent la thématique de développement durable au cœur de leurs critères de choix en matière d’investissements. Pour 37% d’entre elles, le développement durable figure même déjà parmi les critères prioritaires de choix dans une majorité de leurs décisions d’investissement.

Afin de pérenniser le succès des initiatives de développement durable, 83% des entreprises interrogées ont mis en place une réponse organisationnelle adaptée. Une entreprise sur deux a déployé des experts développement durable au sein des différentes entités opérationnelles dans un modèle décentralisé. Une entreprise sur trois a préféré, au contraire, créer une cellule dédiée et centralisée, le plus souvent rattachée à la Direction Générale. En outre, la mise en place d’outils de pilotage s’accélère. Plus des deux tiers des entreprises interrogées (68%) ont mis en place des indicateurs de suivi opérationnel comme les émissions de carbone ou la diversité des employés. A ce jour, seulement un tiers (35%) a fait de même pour les outils de pilotage de la création de valeur.

L’étude s’est également intéressée au cas des entreprises « pionnières » qui se démarquent en réalisant déjà plus de 5% de leur chiffre d’affaires dans le domaine du développement durable. Elles représentent un quart (26%) des entreprises interrogées et sont issues de secteurs d’activité très différents, ce que confirment les exemples d’entreprises étudiées plus en détail en complément du volet quantitatif de l’enquête.

Ces entreprises affichent des ambitions de développement rapide : plus de la majorité d’entre elles (60%) ambitionne de réaliser plus de 15% de leur chiffre d’affaires dans le domaine du développement durable d’ici trois ans. Au sein des entreprises « pionnières », le responsable du développement durable fait partie de manière très fréquente du Comité Exécutif, ce qui n’est le cas que dans une minorité des autres entreprises. 59 % de ces entreprises ont déjà mis en œuvre des outils de pilotage de la performance et de mesure des résultats atteints dans le domaine du développement durable contre 34% des autres entreprises interrogées.
L’enquête a été réalisée par Accenture Research auprès d’un échantillon de 100 entreprises françaises représentatif des 1000 premières entreprises françaises en termes de revenus, de secteurs d’activité et de taille. Tous les répondants sont soit décisionnaires en matière de développement durable dans leur entreprise, soit impliqués directement dans ses processus de décision. Cette enquête a été complétée par une vingtaine d’entretiens qualitatifs approfondis avec des entreprises françaises et internationales ayant su démontrer que le développement durable peut être un levier de croissance et de création de valeur.