Produits Bio

Bio

Le respect de l’environnement était déjà l’un des critères du « fair trade ». Mais, avec « la nouvelle génération » de produits bio-équitables, il en devient une dimension intégrante

Si le terme peu paraître sophistiqué, il s’agit simplement de produits équitables ayant obtenu une certification bio. L’avantage, c’est que vous n’êtes plus obligé de faire un choix entre acheter équitable ou bio, vous pouvez faire les deux en même temps !
En effet, quelle meilleure incarnation du concept de développement durable que le « commerce bio-équitable » : il allie dimensions économique (commerce), environnementale (biologique) et sociale (équitable).


L’agriculture biologique (AB) dont la marque dont est la propriété exclusive appartient au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche est une agriculture qui interdit le recours aux produits chimiques, aux OGM, aux insecticides et pesticides synthétiques, aux boues d’épandage (boue de stations d’épuration). L’agriculture biologique au contraire mise sur la rotation des cultures, les engrais verts, le compostage. L’élevage des animaux doit se faire selon des méthodes 100 % biologiques et l’utilisation d’antibiotiques, d’hormones de croissance ainsi que de farines animales dans la diète alimentaire des animaux est interdite.
Seuls les produits dont la teneur en ingrédients biologiques est supérieure à 95% ont droit à la mention « Agriculture Biologique » et peuvent bénéficier du logo AB et/ou du logo Européen. (L’Union européenne s’est aussi dotée d’un logo officiel identifiant les produits issus de l’agriculture biologique depuis décembre 1999. Tout comme pour le label AB, il est apposé sur les produits contenant au moins 95% d’ingrédients biologiques).
Pour être commercialisé sous l’appelation AB, tout produit doit subir un contrôle et obtenir la certification d’un organisme de certification. En France, six organismes certificateurs indépendants sont accrédités par l’État pour attribuer le logo AB : Ecocert, Qualité France, Ulase, Aclave, Agrocert, Sgs ICS SAS. La certification biologique n’est en outre accordée qu’aux entreprises agricoles qui n’ont pas employé ces produits ou ces méthodes au cours des trois années antérieures à la récolte pour laquelle on demande la certification.

Il existe d’autres labels bio en France tels que NATURE&PROGRES et DEMETER qui sont des organismes privés et indépendants. S’ils ne sont pas liés au Ministère de l’Agriculture comme les autres certificateurs, ils peuvent néanmoins certifier également un produit. Ils ont aussi des cahiers des charges et des moyens de contrôle.

Nature et Progrès
La Charte Nature et Progrès souhaite aller plus loin que la réglementation relative à l’agriculture biologique. Elle souhaite notamment éviter la course à la productivité et les dérives industrielles qui peuvent être possibles .Nature et Progrès rassemble les producteurs, les transformateurs, les distributeurs et les consommateurs de produits biologiques et s’appuie sur un message global pour « une société humaniste, écologique et alternative ». Nature et Progrès va plus loin et s’investit dans des initiatives telles que « sauvons nos marchés » pour les petits marchés de proximité contre la grande distribution, ou encore dans une campagne « régénération de la vigne » afin de lutter contre la dégénérescence de la vigne en France et aider les petits producteurs locaux. Le logo Nature et Progrès peut aussi labelliser des produits cosmétiques.

DEMETER ou l’agriculture biodynamique.
En 1924 que, dans son « Cours aux agriculteurs », Rudolph Steiner (Autriche) remet en cause les méthodes chimiques de l’agriculture moderne. Il donne naissance au courant biodynamiste. (Ce courant s’est avant tout développé en Allemagne et en Autriche, où il est davantage connu qu’en France). Aujourd’hui, ce courant reprend intégralement le règlement CE relatif à l’agriculture biologique auquel il a ajouté un cahier des charges spécifique à la biodynamie.
Dépassant la simple idée des modes de fertilisation naturelle (utilisation du compost et du fumier), la biodynamie intègre aussi les dimensions sociales, économiques, humaines et éthiques.La biodynamie utilise aussi les rythmes solaires et lunaires, la rotation des cultures, le respect des biotopes favorables au développement végétal, le respect des races adaptées au climat local, l’autonomie énergétique maximale des exploitations, le lien avec les citadins (assez souvent les agriculteurs en bio-dynamie vendent eux-mêmes leurs produits et offrent des stages dans leurs fermes).

Les produits bio : La variété des produits bio ne cesse de croître face à l’engouement des consommateurspour le bio.
Il y a bien sûr les aliments de base (fruits, légumes, oeufs, viandes…) et autres produits frais (lait, fromages).
- Le bio, c’est aussi des produits transformés : plats cuisinés, surgelés…
- On trouve également des boissons bio comme le cidre, la bière, les jus de fruits naturels. A noter toutefois qu’il n’y pas d’utilisation possible du Label AB pour le vin à cause du soufre qui est rajouté au moment de l’assemblage. Seul le raisin et la vigne peuvent être biologiques. Cependant, un nombre de plus en plus important de producteurs sont regroupés dans la Fédération nationale interprofessionnelle des vins de l’agriculture biologique et produisent un vin vendangé à la main et utilisant un minimum de produits chimique.
Il existe également des gammes de produits cosmétiques et des matériaux utilisés pour la construction et l’habitat.
- On trouve aussi de plus en plus de vêtements bio grâce notamment à l’utilisation du chanvre pour la fabrication de textiles naturels.
Quelques liens à suivre pour aller plus loin
• Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France : www.fnab.org
• La Fédération internationale de l’agriculture biologique : www.ifoam.org/pdfs/POA_folder_french.pdf
• Le groupement d’intérêt public en charge du développement et de la promotion de l’agriculture biologique : www.agencebio.org.

Tandis que le bio met essentiellement l’accent sur l’environnement et les conditions « naturelles » de production, le commerce équitable insiste avant tout sur l’octroi d’une existence économiquement et socialement digne pour les producteurs.
Le système du commerce équitable encourage cependant le respect de l’environnement, même s’il ne peut en aucun cas certifier la culture biologique. Beaucoup d’organisations de commerce équitable travaillent avec des petits producteurs situés dans des régions à forte biodiversité et travaillent avec eux au respect des ressources naturelles. Environ 25% des produits alimentaires équitables sont labellisés bio. Environ 15% supplémentaires sont cultivés selon les normes bio, mais ne bénéficient pas du label en raison de son coût trop élevé pour les producteurs.
Si tous les producteurs participant au commerce équitable n’ont pas les moyens de se faire certifier “biologique”, beaucoup en respectent pourtant la plupart des grandes lignes.