Produits et labels équitables.

Equitable

Le respect de l’environnement était déjà l’un des critères du « fair trade ». Mais, avec « la nouvelle génération » de produits bio-équitables, il en devient une dimension intégrante

Si le terme peu paraître sophistiqué, il s’agit simplement de produits équitables ayant obtenu une certification bio. L’avantage, c’est que vous n’êtes plus obligé de faire un choix entre acheter équitable ou bio, vous pouvez faire les deux en même temps !
En effet, quelle meilleure incarnation du concept de développement durable que le « commerce bio-équitable » : il allie dimensions économique (commerce), environnementale (biologique) et sociale (équitable).

Le commerce équitable est un partenariat commercial et un mouvement social qui vise à l’amélioration du droit et des conditions de commerce des travailleurs marginalisés, en particulier dans le cadre des échanges internationaux Nord-Sud. Il concerne tout particulièrement la paysannerie dans son ensemble (production vivrière, matières premières, artisanat).

La démarche de commerce équitable consiste en une action collective d’organisation de nouveaux chemins de production et de distribution pour le marché international, basés sur des normes sociales, économiques et environnementales propres, ne nécessitant pas l’intermédiaire des États et la modification des législations nationales.

Les tenants du commerce équitable font la promotion de la démocratie, de latransparence et du respect des droits de l’homme, autour d’objectifs définis par les producteurs, dont des prix de production déterminés non seulement par les coûts économiques, mais en prenant aussi en compte les coûts de production humains, sociaux et environnementaux.

Une panoplie de groupes et d’associations nationales et internationales font la promotion active du commerce équitable, notamment l’association FLO (Fairtrade Labelling Organizations), IFAT (International Federation for Alternative Trade, ou International Fair Trade Association) ainsi que de nombreuses autres fédérations, syndicats et ONG telles qu’Oxfam et Secours catholique.

En 2006, les ventes de produits certifiés équitables étaient estimées à plus 1,609 milliards d’euros, une augmentation de 41 % par rapport à l’année précédente . On estime que près de 1,5 million de producteurs et travailleurs défavorisés bénéficient directement du commerce équitable.

En 2001, quatre structures internationales de commerce équitable (FLO, IFAT, NEWS, EFTA) proposent une définition du commerce équitable :

« Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel. »

Le commerce équitable prescrit 10 normes que ses tenants tant au Nord qu’au Sud doivent appliquer quotidiennement dans leur travail. Dans le cas des membres IFAT ou des groupes certifiés FLO, différents systèmes de contrôle sont en place afin de s’assurer que ces normes sont respectées.

  1. Créer des opportunités pour les producteurs qui sont économiquement en situation de désavantage. Le commerce équitable est une stratégie pour le combat contre la pauvreté et pour le commerce soutenable. Son but est de créer des opportunités pour les producteurs désavantagés ou marginalisés par le système du commerce conventionnel.
  2. La transparence et la crédibilité. Le commerce équitable comprend la gestion de la transparence et les relations commerciales pour faire des affaires avec nospartenaires commerciaux.
  3. La capacité individuelle. Le commerce équitable est un moyen de développer l’autonomie des travailleurs. Les organisations du commerce équitable procurent de la continuité durant laquelle les producteurs et les organisations de marché peuvent améliorer leurs capacités de gestion et leur accès aux nouveaux marchés.
  4. Promouvoir le commerce équitable. Les organisations du commerce équitable ont pour objectif de sensibiliser leur clientèle ainsi que le grand public aux injustices du système commercial actuel. Elles doivent aussi être en mesure de fournir de l’information sur l’origine de ses produits, les conditions de travail des producteurs etc.
  5. Le paiement d’un prix juste. Un prix juste dans un contexte local ou régional est accepté après dialogue et concertation. Cela couvre non seulement les coûts de production mais permet également une production qui est socialement juste et bien pour l’environnement. Cela fournit un prix juste aux producteurs et prend en compte le principe d’un salaire égal pour un travail égal par les hommes et par les femmes. Les organisations de commerce équitable assurent un paiement immédiat à leurs partenaires et parfois aident leurs producteurs avec le financement d’un crédit avant la récolte ouavant la production.
  6. Égalité entre les sexes. Les organisations issues de la filière équitable valorisent le travail des femmes : celles-ci doivent toujours être payées pour leurs contributions dans le processus de production. La présence des femmes au sein de la gouvernance de ces organisations est aussi encouragée.
  7. Les conditions de travail. Le commerce équitable signifie un environnement de travail sain et sûr pour les travailleurs. La participation des enfants (si jamais) n’affecte pas négativement leur bien-être, leur sécurité, leur conditions éducatives, et leur besoin de jouer et est conforme à la convention des Nations-Unies sur les droits des enfants ainsi qu’aux lois et normes du pays.
  8. Le travail des enfants. Les organisations du commerce équitable respectent laconvention des Nations-Unies sur les droits des enfants, ainsi que lois et normes sociales sont appliquées afin d’assurer que la participation des enfants dans les processus de production des produits équitables ne va pas á l’encontre de leur bien-être, leur sécurité, leur conditions éducatives et besoin de jouer. Les organisations qui travaillent directement avec des organisations informelles révèlent la participation des enfants dans la production.
  9. L’environnement. Le commerce équitable encourage activement de meilleures pratiques environnementales et l’application de méthodes responsables de production.
  10. Les relations de commerce. Les organisations de commerce équitable font du commerce en tenant compte du bien-être social, économique et environnemental des petits producteurs marginalisés et ne font pas de profit derrière leur dos. Elles maintiennent de longues relations qui reposent sur la confiance et le respect mutuel qui contribuent à la promotion et l’agrandissement du commerce équitable. Parfois les producteurs sont soutenus par des crédits avant la récolte ou avant la production.

LES PRODUITS BIO

L’agriculture biologique (AB) dont la marque dont est la propriété exclusive appartient au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche est une agriculture qui interdit le recours aux produits chimiques, aux OGM, aux insecticides et pesticides synthétiques, aux boues d’épandage (boue de stations d’épuration). L’agriculture biologique au contraire mise sur la rotation des cultures, les engrais verts, le compostage. L’élevage des animaux doit se faire selon des méthodes 100 % biologiques et l’utilisation d’antibiotiques, d’hormones de croissance ainsi que de farines animales dans la diète alimentaire des animaux est interdite.
Seuls les produits dont la teneur en ingrédients biologiques est supérieure à 95% ont droit à la mention « Agriculture Biologique » et peuvent bénéficier du logo AB et/ou du logo Européen. (L’Union européenne s’est aussi dotée d’un logo officiel identifiant les produits issus de l’agriculture biologique depuis décembre 1999. Tout comme pour le label AB, il est apposé sur les produits contenant au moins 95% d’ingrédients biologiques).
Pour être commercialisé sous l’appelation AB, tout produit doit subir un contrôle et obtenir la certification d’un organisme de certification. En France, six organismes certificateurs indépendants sont accrédités par l’État pour attribuer le logo AB : Ecocert, Qualité France, Ulase, Aclave, Agrocert, Sgs ICS SAS. La certification biologique n’est en outre accordée qu’aux entreprises agricoles qui n’ont pas employé ces produits ou ces méthodes au cours des trois années antérieures à la récolte pour laquelle on demande la certification.
Il existe d’autres labels bio en France tels que NATURE&PROGRES et DEMETER qui sont des organismes privés et indépendants. S’ils ne sont pas liés au Ministère de l’Agriculture comme les autres certificateurs, ils peuvent néanmoins certifier également un produit. Ils ont aussi des cahiers des charges et des moyens de contrôle.
Nature et Progrès
La Charte Nature et Progrès souhaite aller plus loin que la réglementation relative à l’agriculture biologique. Elle souhaite notamment éviter la course à la productivité et les dérives industrielles qui peuvent être possibles .Nature et Progrès rassemble les producteurs, les transformateurs, les distributeurs et les consommateurs de produits biologiques et s’appuie sur un message global pour « une société humaniste, écologique et alternative ». Nature et Progrès va plus loin et s’investit dans des initiatives telles que « sauvons nos marchés » pour les petits marchés de proximité contre la grande distribution, ou encore dans une campagne « régénération de la vigne » afin de lutter contre la dégénérescence de la vigne en France et aider les petits producteurs locaux. Le logo Nature et Progrès peut aussi labelliser des produits cosmétiques.
DEMETER ou l’agriculture biodynamique.
En 1924 que, dans son « Cours aux agriculteurs », Rudolph Steiner (Autriche) remet en cause les méthodes chimiques de l’agriculture moderne. Il donne naissance au courant biodynamiste. (Ce courant s’est avant tout développé en Allemagne et en Autriche, où il est davantage connu qu’en France). Aujourd’hui, ce courant reprend intégralement le règlement CE relatif à l’agriculture biologique auquel il a ajouté un cahier des charges spécifique à la biodynamie.
Dépassant la simple idée des modes de fertilisation naturelle (utilisation du compost et du fumier), la biodynamie intègre aussi les dimensions sociales, économiques, humaines et éthiques.La biodynamie utilise aussi les rythmes solaires et lunaires, la rotation des cultures, le respect des biotopes favorables au développement végétal, le respect des races adaptées au climat local, l’autonomie énergétique maximale des exploitations, le lien avec les citadins (assez souvent les agriculteurs en bio-dynamie vendent eux-mêmes leurs produits et offrent des stages dans leurs fermes).
Les produits bio : La variété des produits bio ne cesse de croître face à l’engouement des consommateurspour le bio.
Il y a bien sûr les aliments de base (fruits, légumes, oeufs, viandes…) et autres produits frais (lait, fromages).
- Le bio, c’est aussi des produits transformés : plats cuisinés, surgelés…
- On trouve également des boissons bio comme le cidre, la bière, les jus de fruits naturels. A noter toutefois qu’il n’y pas d’utilisation possible du Label AB pour le vin à cause du soufre qui est rajouté au moment de l’assemblage. Seul le raisin et la vigne peuvent être biologiques. Cependant, un nombre de plus en plus important de producteurs sont regroupés dans la Fédération nationale interprofessionnelle des vins de l’agriculture biologique et produisent un vin vendangé à la main et utilisant un minimum de produits chimique.
Il existe également des gammes de produits cosmétiques et des matériaux utilisés pour la construction et l’habitat.
- On trouve aussi de plus en plus de vêtements bio grâce notamment à l’utilisation du chanvre pour la fabrication de textiles naturels.
Quelques liens à suivre pour aller plus loin
• Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France : www.fnab.org
• La Fédération internationale de l’agriculture biologique : www.ifoam.org/pdfs/POA_folder_french.pdf
• Le groupement d’intérêt public en charge du développement et de la promotion de l’agriculture biologique : www.agencebio.org.

Tandis que le bio met essentiellement l’accent sur l’environnement et les conditions « naturelles » de production, le commerce équitable insiste avant tout sur l’octroi d’une existence économiquement et socialement digne pour les producteurs.
Le système du commerce équitable encourage cependant le respect de l’environnement, même s’il ne peut en aucun cas certifier la culture biologique. Beaucoup d’organisations de commerce équitable travaillent avec des petits producteurs situés dans des régions à forte biodiversité et travaillent avec eux au respect des ressources naturelles. Environ 25% des produits alimentaires équitables sont labellisés bio. Environ 15% supplémentaires sont cultivés selon les normes bio, mais ne bénéficient pas du label en raison de son coût trop élevé pour les producteurs.
Si tous les producteurs participant au commerce équitable n’ont pas les moyens de se faire certifier “biologique”, beaucoup en respectent pourtant la plupart des grandes lignes.

LE COMMERCE ETHIQUE.

Le commerce éthique met l’accent sur la responsabilité sociale des entreprises notamment des entreprises du Nord qui ont des relations commerciales importantes avec le Sud (fournisseurs, sous-traitants ou matières premières venant de ces pays). Par leur puissance économique, les grandes entreprises et les grands distributeurs ont le pouvoir d’influer sur les conditions sociales et environnementales dans les pays du Sud où ils opèrent. Il est généralement reconnu que le pouvoir de certaines entreprises multinationales dépasse celui de nombreux pays. Le commerce éthique vise à faire respecter des conditions sociales et environnementales minimales, basées sur les normes internationales reconnues, comme celles de l’Organisation Internationale du Travail pour ce qui est des droits des salariés (salaires minimaux, droit d’association, etc.), et à encourager le progrès social pour les travailleurs de ces entreprises. Le « commerce éthique », contrairement au commerce équitable, concerne principalement des modes opératoires des entreprises présents dans le pays (codes de conduite, par exemple). Il vise à favoriser et à développer de bonnes conditions de travail chez les producteurs. La notion d’éthique vient du grec,morale. Il possède cependant une connotation moins péjorative. Une valeur éthique est aujourd’hui une science morale ou disciplinaire réfléchissant sur les valeurs essentielles de l’existence, la notion de « bien » ou sur des questions de mœurs. L’économie est en fait issue de deux origines: une origine « mécanique », portée sur la logistique, et une origine « éthique », préoccupée par les fins ultimes. Lire la suite.

La première chose qu’il convient de savoir, est que le commerce équitable peut être considéré comme du commerce éthique ce qui n’est pas vrai dans l’autre sens. Pour commencer, le commerce équitable se doit de respecter un certain nombre de règles plus strictes que celles du commerce éthique. En effet, le commerce éthique se base essentiellement sur des valeurs morales, comme d’assurer une juste rémunération aux travailleurs, interdire le travail des enfants, garantir des conditions de travail et de vie saines et conformes aux valeurs plébiscitées par la déclaration des droits de l’homme. Le commerce équitable se doit également de respecter ces règles mais aussi de prendre en compte le facteur environnemental par exemple, la non-pollution, une origine biologique des produits … Le commerce éthique vise à apporter des améliorations sociales et environnementales dans le commerce international existant (à la différence du commerce équitable qui lui est un commerce parallèle), en faisant appliquer par exemple un code de conduite aux entreprises.

Nous vous proposons dans la partie qui suit une série d’articles de fond spécifiquement dédiés au commerce éthique, tous plus passionnants les uns que les autres.
Merci à leurs auteurs.

Ethique à tout prix ?
Portée principalement par des organisations non gouvernementales (ONG), l’éthique d’entreprise a pris une place croissante sur la scène économique mondiale. Si ce mouvement, visant à imposer aux entreprises notamment des normes environnementales et de conditions de travail, s’appuie sur des principes louables, il peut dans son inflexion actuelle générer des effets pervers sur ceux mêmes qu’il est censé protéger. Ainsi, les principales victimes de l’instauration de codes de conduite draconiens pourraient bien être les petites entreprises au Nord et les travailleurs peu qualifiés au Sud. Pour éviter une telle dérive, il importe de mettre en place des méthodes d’évaluation objectives et de tenir compte des bénéfices mais aussi des coûts de l’instauration de telles normes de conduite. Lire la suite.

De l’éthique économique à l’éthique des affaires
La question de l’éthique en économie politique est un sujet essentiel d’analyse et de réflexion. Elle aboutit globalement à deux approches : l’une, qui relève de l’impératif catégorique kantien, affirme la puissance normative de la morale, l’autre, qui accompagne le développement de la théorisation économique, conduit à une vision positive et technique induisant l’idée d’une « neutralité éthique » de l’économie. Les crises, qui surgissent à la fin de la période de forte croissance des Trente Glorieuses, vont toutefois remettre en cause cette dernière vision et conduire le monde des affaires à des tentatives de légitimation morale des activités de l’entreprise, démarche qui, aujourd’hui encore, semble plus que nécessaire. Lire la suite.

Éthique et relations économiques internationales
Les produits échangés dans le cadre du commerce éthique ou équitable doivent respecter des modalités strictes de production et de distribution dans des domaines aussi divers que l’environnement, le social et les droits de l’homme. Si l’élaboration de ces normes relève encore surtout de l’initiative des États et des organismes internationaux – code de conduite émis par l’OCDE ou l’OIT par exemple – les entreprises sont de plus en plus nombreuses à intégrer des préoccupations éthiques à leurs pratiques. Malgré un intérêt certain pour ces questions, la part du commerce équitable dans les échanges internationaux demeure faible. Lire la suite.

Ethique : la pub lave plus vert
Mieux consommer, c’est urgent.  » Ce slogan a envahi les supports publicitaires au début de l’année. Carrefour, l’inventeur de l’hypermarché et le numéro deux mondial de la grande distribution, veut désormais se positionner en acteur économique  » responsable « . Selon Jérôme Guilbert, qui suit la campagne Carrefour chez BETC Euro RSCG,  » la notion de responsabilité est devenue un moteur de la fréquentation des magasins, tout comme le prix bas. Carrefour n’avait pas encore pensé à communiquer là-dessus, on leur a proposé. », « On ne peut plus dire qu’on est sur un discours commercial sans intégrer une dimension soit sociétale, soit environnementale », renchérit Sylvie Colé, responsable publicité chez Carrefour. Et le cas est loin d’être isolé : les entreprises n’ont probablement jamais autant communiqué sur de tels sujets. La Poste ne baptise plus ses nouvelles Sicav Kaleis ou Tonus, mais Solidarité et Liberté. L’agence CLM-BBDO a convaincu EDF de fonder sa communication sur la transparence et le développement durable pour  » faire avancer l’homme sans faire reculer le monde… » Lire la suite.

LES PRODUITS EQUITABLES : DEFINITION

Qu’est ce qu’un produit équitable ?

Un produit équitable est un produit issu d’un commerce fondé sur le dialogue, la transparence et le respect qui contribue au développement durable des pays en développement et qui est bénéfique à la fois pour les petits producteurs agricoles et travailleurs, l’environnement et les consommateurs. Les produits équitables doivent recevoir une certification par des organismes reconnus.

On pense parfois que le commerce équitable se réduit à du café et des bananes. Que sont réellement les produits équitables ?

Quand on parle de commerce équitable, on songe immédiatement à des produits alimentaires comme le café, le cacao, le thé, le chocolat (tablette, poudre, napolitains), le sucre, les céréales, le quinoa, le riz, les

pâtes, les fruits frais, les jus de fruits, le miel, les épices, les alcools (rhum, bières, vins), les biscuits, confitures, graines, huiles et noix mais le commerce équitable ne se limite pas à eux Il concerne aussi les produits non alimentaires (vêtements , produits artisanaux, …) même s’ils sont encore minoritaires en proportion des ventes totales (84 % contre 16 % pour les produits non alimentaires).

À quoi peut-on reconnaître les produits du commerce équitable?
Aujourd’hui, il n’existe pas pour le commerce équitable de label public officiel, comme le label AB pour les produits biologiques. Toutefois un certains nombre de garanties privées permettent de reconnaître les produits issus du commerce équitable Max Havelaar est le label le plus connu et le plus répandu, notamment dans la grande distribution. Max Havelaar France labellise depuis 1992 des filières de produits alimentaires équitables (café, banane, jus d’orange, thé, sucre de canne, miel, riz, mangue, cacao, ananas…) mais aussi de coton transformé en linge pour la maison et de cosmétiques.

Plusieurs marques et enseignes membres de la Plateforme pour le Commerce Equitable (PFCE), proposent des produits qui peuvent porter le logo de la PFCE. Cela signifie que l’association ou l’entreprise qui commercialise le produit a fait l’objet d’une évaluation interne sur la base de la Chartre de la PFCE. Celle-ci comporte des engagements impératifs, dont une juste rémunération des producteurs.
On trouve également d’autres labels généralistes, moins répandus, comme Bio Equitable Le Label ESR ou celui de l’ONG Oxfam, présents dans les boutiques du réseau Artisans du Monde. Ils apportent des garanties équivalentes à celles de Max Havelaar.

Où trouve-t-on les produits Equitables ?
Auparavant, il fallait se rendre dans des magasins spécialisés (comme les Oxfam-Magasins du monde) pour acheter des produits équitables, mais actuellement, on trouve
également ces produits dans les magasins bio et naturels, sur internet de plus en plus et dans les supermarchés désormais.

LES PRODUITS ALIMENTAIRES

Les produits alimentaires sont les produits leaders du commerce équitable
Même si l’offre du commerce équitable s’est beaucoup diversifiée au cours de ces dernières années, l’alimentaire demeure le secteur d’activité le plus représenté et le plus important en termes de vente : sur l’année 2007 la consommation en France de produits alimentaires labellisés Max Havelaar représente un CA de 157,2 M €, contre 52,8 M € pour les produits non alimentaires.
Les ventes se concentrent sur une vingtaine de produits alimentaires vendus principalement dans les supermarchés et les magasins Bio, avec une forte présence du café qui constitue, à lui seul, plus des deux tiers des ventes.

Des parts de marchés qui grimpent.
Conséquence de l’adoption progressive d’un comportement d’achat responsable de la part des consommateurs, les produits alimentaires du commerce équitable prennent du terrain sur leurs « homonymes » issus des circuits traditionnels. Ainsi la part de marché du café arabica labellisé en France atteint les 7% en volume et 8% en valeur en grande distribution, le thé représente 2% de pdm en volume et les tablettes de chocolat 1%, après une croissance de 70% sur l’année 2006 (source MHF) .
L’Europe est la principale destination des produits issus du commerce équitable.
Ainsi, sur les 58 000 tonnes de produits alimentaires équitables qui sont exportés à travers le monde, 22 000 le sont à destination de l’Europe. Près de 80% de la production de café équitable y est aussi distribuée.
Les meilleurs élèves :
Les leaders de la consommation équitable sont :

  • le marché suisse où 47% des bananes vendues sont issues du commerce équitable,
  • le marché néerlandais,
  • le marché britannique où les ventes de café équitable ont atteint près de 50 millions de livres en 2004, soit 71,7 millions d’euros,
  • le marché autrichien où, du fait d’une importante médiatisation, le café biologique équitable représente 70% de ce marché.

Des études sérieuses montrent que les besoins alimentaires sont au coeur du développement durable. Cliquez ici pour une information complète.

Portrait d’un producteur d’ananas du Costa Rica

Carlos Luis Alvarez Vargas est producteur à Katira dans le canton de Guatusso, département de Guanacaste au Costa Rica, à environ 40km de la frontière avec le Nicaragua. Il est marié et père de 5 enfants, il est aussi grand-père bien qu’âgé de 48 ans seulement. Il exploite un domaine de 10 hectares dont il est propriétaire. Sur 6 hectares il cultive la banane plantain, le manioc et d’autres cultures vivrières ainsi que de l’herbe de coupe pour les 5 vaches qu’il élève pour le lait et la viande. Les quatre hectares restants sont consacrés à la production d’ananas. Jusqu’à il y a deux ans, il écoulait toute sa production auprès de l’antenne de la multinationale Dole située aux abords de ses champs. Depuis lors, il a rejoint l’association Asoproagroin et peut ainsi écouler sur d’autres marchés une bonne part de sa production. Il est heureux de la certification de Asoproagroin par FLO le réseau des labels équitables dont Max Havelaar Suisse est partie prenante.
MH: Quels avantages retirez-vous du partenariat FLO/Max Havelaar?
CA: Nous pouvons améliorer la qualité de vie de notre famille et de toute la communauté. Nous avons des projets de santé et d’éducation, la prime du commerce équitable va nous aider à les réaliser. Grâce au prix minimum garantit j’obtiens un gain supplémentaire. Actuellement, j’utilise une partie de ce gain supplémentaire pour le salaire d’un employé additionnel et l’autre partie à la construction d’une chambre de plus dans ma maison. Le plus intéressant dans le commerce équitable: de bons prix et des relations commerciales durables dans une pratique où le producteur peut apporter sa contribution. Les membres de l’association se rencontrent une fois tous les deux mois; ils reçoivent une formation continue pour améliorer les techniques de culture et pour discuter des problèmes ou maladies qui peuvent parfois survenir.
MH: Comment voyez-vous la présence des immigrés du Nicaragua?
CA: Ils sont les bienvenus, ce sont de bons travailleurs qui connaissent bien la culture de l’ananas. Deux des 3 employés avec lesquels je travaille sont d’ailleurs nicaraguayens. Ils participent surtout à l’entretien des champs et à la repique des rejets, mais lorsque vient le temps de la récolte, j’engage une équipe spécialisée.
MH: Comment se déroulent vos journées de travail?
CA: Je me lève à 5h30 du matin. Je prends le petit déjeuner en famille. Notre petit déjeuner en Amérique centrale est un repas copieux: riz, haricots, oeufs, fromage, avocats, café. Ensuite je nourris les animaux, vaches, cochons, poules, puis je pars aux champs d’ananas où j’arrive à 7 heures. En fin de matinée, retour à la ferme où je m’occupe encore des animaux et où je prends le repas de midi. Je passe encore deux heures aux champs l’après-midi puis je rentre ou parfois je participe à des réunions de producteurs ou avec les chefs de la finca où nous livrons nos ananas. Le soir, après avoir nourri une fois encore mes animaux et m’être douché, nous soupons en famille. Le plus souvent après le repas nous discutons ou nous regardons la télévision. J’aime les informations, le sport et «las novelas» ces feuilletons à l’eau de rose qui nous viennent du Brésil, du Mexique ou d’ailleurs. Il peut arriver que nous rendions visite à des membres de notre famille ou qu’eux nous fassent visite. Le plus souvent, tout le monde se couche à 21 heures.
Didier Deriaz
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LES VETEMENTS

Après l’alimentaire, c’est au tour du textile de surfer sur la vague du commerce équitable. Reste la question des garanties. Comment prouver qu’un vêtement est totalement équitable, des coutures à la teinture ?

Depuis quelques mois, les fashionistas se frottent les mains: elles vont enfin pouvoir s’acheter des vêtements équitables et… follement tendance! Il y a encore peu de temps, la mode labellisée «équitable» se limitait à d’improbables «panchos» amérindiens que l’on n’aurait même pas osé porter dans les années 70. Pour le plus grand bonheur des victimes de la mode, cette époque est révolue: il leur est désormais possible de s’offrir une bonne conscience… sans dépareiller leur garde de robe! Nombreux sont ceux qui ont vanté les mérites de ces vêtements confectionnés par des petits producteurs brésiliens ou des couturières de Manille. Mais que se cache-t-il réellement derrière les appellations bio», «équitable», «développement durable» ou «éthique»?

Si le commerce équitable ne représente que 0,01 % Chiffre communiqué par la Plate-Forme pour le commerce équitable des échanges commerciaux, sa notoriété, elle, est en forte hausse. En 2000, seulement 9 % D’après un sondage MHF-Ipsos publié en octobre 2000. de la population en avait entendu parler. En 2005, la proportion s’élevait à 74 %.
Et pourtant, sa définition précise reste encore floue dans l’esprit de beaucoup de consommateurs. Et pour cause! Il n’existe pas de définition officielle. En revanche, les organisations internationales du commerce équitable – Fairtrade Labelling Organisations (FLO), International Fédération for Alternative Trade (Ifat), Network of European World Shops (News), European Fair Trade Association (Efta) – sont tombées d’accord sur les termes suivants en 2002,«Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs .»

Pas évident lorsque l’on est un simple client d’aller vérifier si le jean que l’on s’apprête à acheter répond bien à ces critères.

Ni label ni norme.

Pour l’heure, il n’existe aucun label, ni aucune norme publique. En revanche, plusieurs structures privées ont mis en place des systèmes de garantie. Seuls inconvénients, ces initiatives sont multiples, ce qui contribue à augmenter la confusion dans les esprits, et elles ont leurs propres limites. Certaines, comme Max Havelaar, sont partisanes d’une certification des filières de manière poussée, selon un cahier des charges précis, et effectuée par un organisme indépendant comme Flo-Cert. Seul hic: le coût peut varier de 2000 à 5200 euros pour le premier contrôle. Et la mise en place peut devenir très complexe, notamment pour les produits nécessitant plusieurs étapes de fabrication comme le textile. D’autres, comme la Plate-Forme pour le commerce équitable (PFCE) ou l’Ifat, choisissent de ne garan-tir que les structures. Résultat: leur système de vérification présente des lacunes. Les procédures ne sont pas très poussées et les vérificateurs ne se rendent pas dans les pays du Sud…

Pour tenter de remettre de l’ordre, Guy Hascoët, secrétaire d’Etat à l’Economie solidaire du gouvernement Jospin a souhaité entamer un processus de normalisation. Ainsi, l’Agence française de normalisation (Afnor) a chargé un groupe de travail de plancher sur le sujet. Tentative avortée ou presque puisque, après quatre ans de discussions, il n’est parvenu à adopter qu’un simple «fascicule de documentation», n’ayant force de… rien. Seul point positif, ce document pose les bases pour la création d’une commission nationale du commerce équitable qui devrait être mise en place très prochainement, mais dont on ne connaît ni les pouvoirs ni les membres.

Pas de vêtement 100 % équitable.

Aucune garantie officielle n’existant, les différentes marques font avec les moyens du bord. Chacun y allant de son argument éthique sur son site Internet et détaillant le plus possible les actions sociales et environnementales réalisées. Des éléments qui ne prouvent pas l’«équitabilité»du produit.

Max Havelaar qui travaille avec des marques comme Célio ou La Redoute, reconnaît n’être pour l’instant pas en mesure de certifier une filière textile de A à Z. Pour le moment, seule la production de coton est certifiée équitable. Emmanuelle Cheilan, responsable de la communication chez Max Havelaar France, explique: «Si on certifiait une filière textile complète, on ne serait pas capable d’apporter les garanties que l’on apporte actuellement. On tromperait les gens.»La question reste toutefois à l’étude.

Les différentes étapes nécessaires à la fabrication d’un vêtement rendent la filière textile très difficile à contrôler. Comme l’admet, Rachel Liu, fondatrice de la marque de vêtements Ideo, «il est presque impossible de faire un vêtement 100 % équitable».

Un défi à chaque étape.

Il y a toujours une étape qui pèche. Le plus souvent il s’agit de la fabrication de la matière première. Pierre Adam, créateur de la marque AfreakA, raconte qu’il achète parfois du tissu au village pour réaliser ses modèles. Il utilise donc pour ses collections du tissu qui n’est pas fabriqué dans des conditions équitables, même si le reste l’est. Chez Tudo Bom, si l’étape production de coton est équitable, c’est l’étape filage qui ne l’est pas, comme l’explique son créateur Jérôme Schatzman: «Pour le filage, on travaille avec une très grosse usine, et même si elle respecte les règles de VOIT, on n’est plus dans les critères du commerce équitable.»Même constat pour la teinture et le tissage.

En revanche, l’étape conception est celle qui est le plus souvent réalisée suivant les critères du commerce équitable. Les exemples sont nombreux: Azimuts travaille avec des artisans népalais, Ideo avec des coopératives basées en Inde. Quant à la question des transports, les acteurs rencontrent tous la même difficulté, les conditions de travail sur les bateaux sont déplorables, mais ils n’ont aucun moyen de pression.

Dernière difficulté: l’évaluation des critères. Difficile d’estimer le degré de démocratie au sein d’une association d’artisans. Même constat pour le développement durable. Comment en mesurer les avancées?

En ce qui concerne les prix, beaucoup disent ne pas les discuter et être au-dessus de ceux couramment pratiqués dans le pays. Une garantie qui paraît bien aléatoire lorsque l’on sait que certains producteurs ne savent pas les calculer. Jérôme Schatzman raconte: «Avec nos couturières, on a dû revoir leurs prix à la hausse car on s’est aperçu qu’elles n’intégraient pas les coûts fixes comme l’électricité!» Même observation chez Azimuts.

La réponse? La transparence

Azimuts qui a décidé de réagir à l’utilisation abusive du terme en inventant le transparent trade, littéralement «le commerce transparent ». Une alternative au commerce équitable tel qu’il existe aujourd’hui. Pour Valérie Delamerie, gérante de la société Azimuts, les garanties que certains tentent de définir ne seront jamais suffisantes. «Tous ces organes ne servent qu’à rassurer les gens qui sont dedans. Mais, quand ils sont à l’intérieur, ils ne font plus d’efforts », explique-t-elle. Le principe du commerce transparent est simple. Il s’agit d’un site Internet, transparent-trade.org, sur lesquels les entreprises qui le souhaitent peuvent mettre en ligne toutes les informations concernant leur société, de la décomposition du prix des articles aux salaires. Pour le moment seul Azimuts y apparaît, mais une dizaine d’acteurs seraient intéressés. Un obstacle: le coût. Toutes les informations mises en ligne doivent être validées par un commissaire aux comptes, lorsqu’il s’agit de l’envoyer sur place au Népal, cette démarche peut coûter très cher! Là encore, on voit les limites du système. Voilà qui prouve qu’aujourd’hui l’«équité»n’est qu’un objectif vers lequel on peut tendre, un combat qu’il faut mener au quotidien, à tous les niveaux. Reste qu’au fond des vêtements estampillés équitables le seront toujours plus que ceux qui ne le sont pas!

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Veja, les baskets équitables

Décryptage d’une réussite
En l’espace de deux ans, malgré un budget communication/marketing nul mais avec une volonté à toute épreuve, deux jeunes Français ont lancé leur propre marque de baskets… équitables.
L’aventure Veja, initiée à Paris, prend des allures internationales.
En 2003, dans le cadre de leurs études (Dauphine, HEC), Ghislain Morillion et Sébastien Kopp font un tour du Monde d’un an consacré au développement durable. C’est là que naît l’idée de lancer une marque équitable… et de donner du sens à leur activité professionnelle. Passionnés de chaussures de sport et soucieux d’aider et d’informer leurs contemporains sur les risques d’un capitalisme exacerbé, ils créent alors leur marque de baskets intitulée Veja.
De la récolte des matières premières jusqu’à leur vente, ces chaussures devront coller au plus près au modèle équitable. Cette aventure prend forme au Brésil, en 2004 avec des moyens dérisoires (le budget initial atteint à peine 10 000 euros).
Les deux Parisiens, dépourvus de connaissances spécifiques sur la fabrication des chaussures, se rendent donc en Amazonie pour tenter de comprendre comment articuler les différents maillons d’une chaîne équitable, en un mot : savoir si leur rêve peut prendre forme.

Des rencontres fortes axées sur le respect et le partage, une conception plus juste du commerce, des financiers qui croient en eux et surtout beaucoup de travail ont grandement contribué à ce succès fulgurant.
Le nom de la marque, quant à lui, a pour but de rappeler au consommateur qu’adhérer au projet du commerce équitable, c’est regarder la planète d’un autre œil.

Donner du sens à sa vie

Interrogé sur les motivations qui l’ont conduit à se lancer dans cette aventure, Sébastien Kopp se souvient d’une phrase de son professeur de philosophie alors qu’il était en terminale : « Si vous voulez séparer votre vie professionnelle et votre vie personnelle, vous serez les plus malheureux du monde ». Cela correspond parfaitement à l’approche que se font les fondateurs de Veja de l’univers du travail. Une première expérience professionnelle ne répondant pas entièrement à cette volonté de vouloir donner du sens à leur vie, un souhait de faire passer un message fort sur l’avenir de notre planète, tant d’un point de vue environnemental qu’humain et Ghislain et Sébastien décident de monter leur propre projet. Une collection de chaussures équitables d’un bout à l’autre de la chaîne. Mais pourquoi des chaussures ? « Le choix de développer une marque de baskets vient du fait que tous deux nous étions fans des baskets. Mais c’est aussi parce que la basket est le symbole de la principale inégalité Nord/Sud, fabriquée dans le Sud et portée dans le Nord », explique Sébastien Kopp. Leur parcours les mène assez rapidement vers le Brésil où une ONG locale leur fait part des difficultés qu’ont de petits producteurs de coton et de caoutchouc pour survivre. Direction le Nordeste où est récolté le coton bio et la jungle amazonienne pour le caoutchouc, pour rencontrer ces petits producteurs.

Le prix juste

« Au début, ils nous ont pris pour des fous », se souvient Sébastien. En effet, l’affaire ne s’est pas faite sans ambages. Mener à bien un tel projet nécessite l’instauration d’une relation de respect et de confiance avec les différents partenaires. « C’est avant tout une histoire humaine. » Même s’ils n’avaient rien vendu depuis six ans, les producteurs comprenaient mal la venue de deux jeunes Français sur leurs terres, la pérennité d’une collaboration où ils seraient rémunérés sur une base supérieure à celle des prix du marché mondiale des matières premières. De discussions en échanges, Sébastien et Ghislain déterminent avec les producteurs leurs coûts de production réels, le prix juste à payer pour une production biologique et équitable – bannir l’utilisation d’engrais, percevoir assez d’argent pour vivre mais également pour se développer. Des audits leur permettent d’appréhender le coût de leur collaboration. L’achat du coton, par exemple, se fera pour un prix au kilogramme trois fois supérieur à celui du marché mondial… Ghislain Morillion et Sébastien Kopp font enfin leurs premiers pas dans le commerce équitable. Leurs chaussures feront bientôt leur apparition dans les vitrines des magasins parisiens. Le passage obligatoire par Paris pour convaincre des financiers de s’investir dans leur projet effectué, ils se rendent à nouveau au Brésil régler les derniers détails de leur collaboration. « Au départ, nous les aidions à trouver un camion puis à mettre le coton dans le camion », se souvient Sébastien Kopp. Aujourd’hui encore, chacun d’entre eux passe la moitié de l’année sur place pour faire vivre cette aventure et s’assurer que tout se passe bien. « Le commerce équitable est une démarche de tous les jours.»

Pas de chichi.

Les matières premières à disposition, il reste maintenant à dessiner la chaussure. A partir de modèles existants et en s’inspirant tout particulièrement d’un modèle brésilien des années 70, Sébastien Kopp et Ghislain Morillion définissent un premier modèle simple et épuré. « Nous voulions concevoir un beau produit, mais aussi humble, basique, sans “chichi”. Notre design n’est pas extraordinaire. Le plus important, c’est que cela plaise. » Pas question de faire appel à un designer connu, ce n’est pas le nom d’une personne qui doit faire vendre la marque, mais bien le concept… La seule aide extérieure acceptée concerne la création de l’harmonie des couleurs pour la gamme de chaussures. Les premiers modèles en main, il faut maintenant attirer l’attention du public sans dépenser d’argent dans la publicité. En effet, le calcul est simple. Les baskets étant produites au Brésil et non en Asie, le coût de fabrication est plus cher. Additionné au fait que les matières premières ont un coût de revient lui aussi plus important, il est nécessaire de rogner sur un budget : celui de la communication. Les deux jeunes hommes font ainsi le pari de la notoriété par le bouche-à-oreille, par le biais de personnes satisfaites de la qualité de leur achat et heureuses de s’inscrire dans une démarche respectueuse du travailleur et de ses conditions de travail.
Photo ci contre : modèle Veja Grama : Cette collection est confectionnée avec une semelle qui utilise beaucoup plus de caoutchouc. Avec ce modèle, Veja achète le double de volume de caoutchouc aux seringueiros et ceci permet d’avoir un impact positif plus fort sur la préservation de la forêt amazonienne. D’ailleurs, sous chaque basket est gravé le nombre de grammes (grama en brésilien) de caoutchouc sauvage contenu dans la semelle. Les Veja Grama sont en coton biologique et les Grama Leather en cuir végétal.

Plus haut, plus loin…

Petit retour en arrière : la fabrication de la chaussure. Une fois les matières premières récoltées, elles sont envoyées dans une coopérative du sud du Brésil où sont achevés la confection et l’assemblage. Commerce équitable oblige, les ouvriers travaillent dans des conditions décentes, avec un salaire décent (supérieur à la moyenne brésilienne) et avec une participation annuelle aux bénéfices substantiels. « Nous voulions aller jusqu’au bout de la démarche, que d’un bout à l’autre de la chaîne, les différents acteurs soient respectés et correctement rétribués », souligne Sébastien. C’est la raison pour laquelle ils ne se s’arrêtent pas en si bon chemin. L’acheminement des baskets vers la France s’effectue en porte-containers et non en avion, car c’est moins polluant. Et une fois arrivées, les chaussures sont prises en charge par une entreprise de réinsertion qui s’occupe de stocker la marchandise et de la faire parvenir dans les points de vente. La démarche équitable s’arrête-elle là ? « Non, rien n’est figé, il y a encore des milliers de choses à améliorer. Par exemple, on transporte par bateau et non par avion pour diminuer la pollution. Mais cela pollue encore, on voudrait le transporter par voilier si c’était possible ». Sébastien Kopp compte bien pousser le commerce équitable jusqu’à son paroxysme.

Redéfinir le commerce.

« Tout le monde nous dit bravo pour ce que nous avons fait. Mais nous n’avons rien fait. Quel est notre impact sur la planète, dans la conscience collective ? Rien ! », s’énerve Sébastien Kopp. Les fondateurs de Veja ne se sentent pas encore établis comme une entreprise. Selon eux, Veja est toujours à l’état de projet et sa réussite sur le long terme dépend de beaucoup de facteurs économiques et politiques. Surtout, il leur semble nécessaire « qu’il y ait une définition stricte du commerce équitable. Cela nous embête que des gens le fassent en deux mois. Il faut du temps pour établir un lien, du respect ». Le gouvernement français planche actuellement sur ce sujet afin d’édicter une charte du commerce équitable qui verra le jour d’ici à la fin de l’année. « Si le commerce doit changer un jour, cela viendra du consommateur, car c’est lui qui cautionne le système actuel et c’est à lui de changer sa façon de consommer. Il a tous les moyens de communication pour se renseigner aujourd’hui, et n’a donc pas d’excuse. » Mais le consommateur ne semble pas encore ouvrir grands les yeux sur le monde qui l’entoure. Veja n’apparaîtrait-elle donc pas comme une petite porte, ouverte vers ce qu’il y a à développer pour un monde meilleur ?
(1) Veja signifie « regarde autour de toi » en brésilien.
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LE DESIGN

Hier, la décoration éthique rimait avec style ethnique ou art de la récup. Aujourd’hui, créateurs français, artisans asiatiques et africains s’associent pour créer des objets à la fois contemporains et équitables.

Après l’alimentaire et la mode, la déco se convertit au développement durable. Dans la lignée de la boutique Umaé, éditrice de bougeoirs, plateaux ou tabourets en bois exotique, située passage du Grand Cerf, à Paris, deux magasins viennent d’ouvrir leurs portes dans la capitale. Près des Halles, Ekobo crée et vend des objets en bambou, tandis que Trait d’Éthique présente dans le XVe arrondissement une sélection pointue d’accessoires décoratifs. Leurs collections sont réalisées dans les règles du commerce équitable : assurer un meilleur revenu aux artisans, lutter contre l’exploitation des enfants, préserver l’environnement. Et, fait nouveau, elles associent éthique et modernité.

La fibre créatrice

«Jusqu’à présent, le commerce équitable était synonyme de corbeilles en raphia ou de boîtes conçues avec des cannettes récupérées sur les marchés du Cameroun ou de Madagascar, détaille Cédric Barennes, cofondateur d’Umaé. Notre volonté est de permettre la rencontre entre les designers européens et les artisans des pays du Sud, pour donner un nouveau souffle à cette création.» Une démarche initiée en 2004 qui ne cesse de faire des émules.
Pour preuve, même l’association Artisans du Monde, actrice historique du commerce équitable, s’alloue depuis peu les compétences d’une designer française. Ekobo, de son côté, s’inspire de la simplicité des lignes du design scandinave pour créer des saladiers ou des bols en bambou. «Les Vietnamiens de la province de Hanoï ont été éberlués quand nous avons commencé à travailler avec eux, se souvient Bruno Louis, créateur d’Ekobo. Là-bas, le bambou est considéré comme le bois du pauvre. Les formes et les couleurs qu’on leur demande leur semblent trop simples ; ils ne comprennent pas que l’on fasse des produits aussi épurés.» Ce choc culturel n’empêche pas une collaboration fructueuse. «Nous n’arrivons pas avec une idée précise et travaillons au contraire main dans la main avec eux, poursuit Bruno Louis. Nous créons nos collections à partir de leur savoir-faire, en tenant compte de leurs conseils.»

Éthiques, mais exigeant.

Autre credo d’Ekobo, réduire le nombre d’intermédiaires (importateur, grossiste, revendeur). Cette stratégie permet de mieux rémunérer les artisans, payés 170 dollars par mois au lieu de 80, le salaire moyen, et de faire des économies qui se répercutent sur les prix de vente. «L’idée que le commerce équitable doit forcément coûter plus cher est un leurre, s’insurge Bruno Louis. Il faut juste limiter les dépenses et redistribuer équitablement.» À cette démarche éthique, Ekobo associe un souci écologique. Le bambou n’a pas été choisi au hasard : il pousse rapidement, sans pesticide ni engrais. Les emballages utilisés sont en papier recyclé, et pour transporter ses stocks, la société opte pour le bateau plutôt que l’avion. Moralité : «Tout le monde doit y trouver son compte : les hommes et la nature.» Et ça marche. Avec 25 000 pièces vendues en 2005, soit quatre fois plus qu’en 2004, et 100 points de vente dans 17 pays, les créations Ekobo semblent avoir trouvé leur rythme de croisière. Même succès pour Umaé, qui affiche 70 revendeurs en France. Une filière rentable, donc, pour ces nouveaux «commerçant équitables», fins connaisseurs du marché estampillés HEC, Edhec ou European Business School. Car pour réussir dans l’éthique, mieux vaut ne pas être utopique. « Les consommateurs ne sont pas prêts à acheter n’importe quel produit sous prétexte qu’il est équitable, analyse Eric Fourquier, PDG du cabinet d’études Théma. Ils doivent d’abord être séduits par sa forme, ses couleurs, son rapport qualité-prix. Ensuite seulement son caractère éthique constitue une valeur ajoutée. »

Consom’actio.

Le secteur de l’équipement de la maison représente seulement 2 % des achats équitables, mais le marché est en pleine progression. L’année dernière, 49 % des Français disaient avoir acheté un produit issu de ce type de commerce, contre 19 % en 2002. Des enseignes comme Umaé, Ekobo ou Trait d’Éthique, qui diversifient l’offre décorative éthique, devraient donc faire des émules. «La consommation responsable est un mouvement de fond qui ne va pas s’atténuer, assure Eric Fourquier. Les catastrophes écologiques, liées à l’hyper industrialisation du monde, ont provoqué une prise de conscience profonde. Aujourd’hui, nous savons que, par nos achats, nous pouvons agir sur l’avenir de la planète.»

 

LES LABELS EQUITABLES.

Il existe plusieurs labels commerce équitable chacun étant rattaché à un organisme d’homologation qui vérifie toutes les étapes du processus de production afin d’assurer la conformité du produit aux principes du commerce équitable.
Jungle des logos et labels : Comment s’y retrouver ?
Le commerce équitable est une démarche économique en plein essor. Les logos, les offres, les lieux de distribution, et les rayonnages en grandes surfaces comme en magasins spécialisés dans le commerce équitable se multiplient. Pour les consommateurs, l’absence de label public peut rendre plus complexe l’achat de produits issus du commerce équitable.
Comment les reconnaître ? Comment distinguer les produits qui répondent à des pratiques effectives de commerce équitable de ceux qui n’en reprennent que le nom ?
Qu’est-ce qui relève du commerce équitable (et donc qu’est-ce qui n’en est pas) ? La question agitait les organisations du secteur depuis les années 60. En 2002, elles s’étaient enfin entendues sur une définition commune au niveau international. Mais ce texte n’a pas force de loi : il relève simplement d’un accord entre acteurs privés. Une situation de plus en plus insatisfaisante au regard du poids économique croissant de cette activité. Cliquez ici pour un début d’explication.
Qu’est ce qu’un système de garantie ?
On appelle garantie un système qui a pour objectif d’assurer que des faits et des pratiques sont conformes à des valeurs et principes, quels que soient les moyens et les initiateurs d’une telle démarche.
Ces principes sont généralement inscrits dans un cahier des charges ou un référentiel. La vérification de la conformité peut être réalisée par un organisme extérieur (certification externe) mais également être intégrée au sein même d’une organisation (audit interne).
Les deux approches sont généralement cumulées car complémentaires. D’un point de vue strictement juridique, l’emploi du mot « label » en France désigne un cahier des charges qui appartient aux pouvoirs publics (une norme publique) et qui est contrôlé par des organismes certificateurs accrédités par le COFRAC, le comité français d’accréditation. C’est le cas par exemple du label AB (Agriculture biologique) ou du label Rouge.
En matière de commerce équitable, aucun référentiel n’est la propriété des pouvoirs publics. Il existe en revanche une pluralité de référentiels privés avec différents logos et marques faisant référence au commerce équitable. C’est dans ce contexte que la loi du 2 août 2005 annonce la création d’une Commission Nationale du Commerce Equitable (CNCE) qui viendra reconnaître différents systèmes de garantie de commerce équitable. Il ne s’agira donc pas de mettre en place un label d’état de commerce équitable mais une reconnaissance publique de référentiels privés de commerce équitable.

Comment les distinguer ?

Différentes approches en matière de garantie.

On distingue généralement trois types de garantie dans le commerce équitable : la garantie qui porte sur un produit, la garantie qui porte sur une organisation et la garantie qui porte sur l’ensemble d’une filière.
Ces trois approches évoluent sans cesse et sont souvent confondues. Toutefois, plusieurs éléments permettent de les distinguer.
La garantie produit
Cette garantie est généralement la plus connue car elle est directement visible sur le produit par le consommateur à travers l’apposition d’un logo (FLO, Ecocert, Bioéquitable). Elle concerne essentiellement le secteur des produits agricoles (café, chocolat, sucre, banane, thé, riz, miel, jus de fruits, épices et coton) et les cahiers des charges sont définis par produit.
Le processus de contrôle de conformité se réalise en plusieurs étapes :
Auprès des organisations de producteurs, l’organisme de contrôle vérifie régulièrement la bonne application du cahier des charges (juste prix, préfinancement, respect des conventions de l’OIT, etc.) ce qui donne lieu ou non au droit de figurer sur les listes de producteurs certifiés équitables.
Au niveau des entreprises d’importation, de transformation et de distribution, l’organisme vérifie que les entreprises achètent et revendent bien les matières certifiées équitables, ce qui leur donne le droit d’utiliser le logo ou la marque du système de garantie sur le produit. Ce droit d’usage du logo est généralement octroyé en contrepartie d’une redevance.
La garantie organisation
La garantie des organisations est plutôt liée à la construction historique du commerce équitable et à l’échange de produits artisanaux. Elle s’applique à des structures dont l’activité principale est le commerce équitable. Dans ce cas, le référentiel contient les engagements de l’organisation et la vérification portent sur ses pratiques effectives.
Au niveau international, la garantie organisation est portée par l’IFAT (International Federation for Alternative Trade) qui regroupe des organisations de commerce équitable (OCE) sur l’ensemble des filières, de la production jusqu’à la distribution.
Le respect du cahier des charges de l’IFAT donne droit à l’utilisation du logo FTO (Fair Trade Organization) qui sera apposé sur les outils de communication de la structure. En terme de mise en oeuvre, la garantie IFAT se base sur trois modèles de vérification complémentaires : l’autoévaluation, l’évaluation par les autres membres de l’IFAT et la vérification externe réalisée par des auditeurs accrédités par l’IFAT.
La garantie filière
La garantie filière garantit que l’ensemble des étapes de production d’un produit sontconformes aux conditions équitables. Il s’agit d’une démarche de progrès et à ce jour, le label « STEP » en Suisse garantie le caractère équitable de l’ensemble du processus de production de tapis. En France, l’association Minga met en place un Système de Garantie Participatif (SGP) qui vise à garantir que l’ensemble des acteurs d’une filière respectent bien le cahier des charges de l’association.

Source : Transparent Trade

Sous le pseudonyme de Multatuli (”J’ai beaucoup souffert” en latin), Edouard Douwes Dekker a forgé le héros Max Havelaar en 1860. Coup de gueule retentissant aux Pays Bas, ce roman est le premier à dénoncer un système commercial injuste qui accable 30 millions de Javanais (colonie néerlandaise à l’époque). C’est à travers Max Havelaar que Douwes Dekker raconte les combats d’un Robin des Bois qui lutte contre l’oppression des paysans d’Indonésie.
C’est de cette noble histoire qu’est venu le nom de l’association. L’association a quant à elle été créée en 1988 aux Pays-Bas pour ensuite venir s’installer en France en 1992.
Max Havelaar occupe aujourd’hui une position dominante, avec un logo apposé sur les trois quarts des produits équitables.
Max Havelaar est une association de solidarité internationale qui représente le mouvement international Fairtrade. Son but : utiliser le commerce pour permettre à des paysans et employés de l’hémisphère sud de vivre de leur travail, en toute autonomie.

La Plate-Forme du Commerce Equitable : Créée en 1997, la PFCE rassemble les acteurs historiques du commerce équitable qu’ils soient distributeurs (Artisans du Monde), labellisateurs (Max Havelaar), importateurs ou structures de solidarité (Handicap International). Collectif national d’échanges et de promotion du commerce équitable doté d’une trentaine d’organisations, la PFCE n’appose aucun logo, ne labellise pas les produits, mais les membres actifs doivent signer une charte exigeante.

Minga (association pour le développement d’un commerce équitable): Minga est une association créée en 1999 qui a pour objet la promotion du commerce équitable comme démarche de citoyenneté économique. Composée d’une centaine de membres particuliers et organisations, Minga a élaboré une des chartes les plus exigeantes favorisant l’équité dans tous les échanges économiques (et pas seulement entre le Nord et le Sud) et tout au long de la filière (du producteur au client).

Le label Step s’applique aux produits dans le secteur du tapis. 20 magasins de vente de tapis sont labellisés en France.
Depuis le 1er janvier 2007 le label STEP est géré en tant qu’unité commerciale autonome au sein de la Fondation Max Havelaar (Suisse)

Bioéquitable, créée en 2002 est le principal label sur le marché français. Il réunit des Petites et Moyennes Entreprises du secteur agrobiologique et concerne les matières premières comme le cacao, le coton, le riz, etc. Ce logo commercial est reconnu par la DGCCRF puisqu’il est attribué à partir d’expertises réalisées par un organisme indépendant et accrédité par l’Etat, ECOCERT. Les coûts liés à la vérification Bio Equitable sont pris en charge par les entreprises qui apposent le logo sur leurs produits.

La méthodologie d’Alter Eco (FTA 200) est appliquée par cette société lorsque le label Max Havelaar n’existe pas sur un produit qu’Alter Eco souhaite commercialiser.
Mise en place avec le cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (qui expertise notamment les productions selon la norme SA 8000), cette méthodologie d’audits évalue les risques économiques, sociaux et environnementaux des projets des producteurs, les coopératives, et les exportateurs sur 200 points.

ECOCERT est un organisme de contrôle et de certification, leader sur le marché de l’agriculture biologique, qui a ouvert son champ d’application au commerce équitable en 2007.

La 3ème version de son référentiel ESR (Equitable, Solidaire, Responsable) s’enrichit des fondamentaux et des principes de l’ISO 26000, la norme internationale de la responsabilité sociétale des entreprises et intègre un système d’évaluation de la performance qui fournit un véritable outil de pilotage pour les organisations. Ecocert

Ainsi, la communication sur sa conformité au nouveau référentiel ESR permet toujours de valoriser ses produits « équitables » mais elle ouvre de nouvelles opportunités pour faire reconnaître les produits « solidaires » ainsi que l’engagement « responsable » des organisations. Le référentiel est donc désormais associé à trois appellations distinctes :

  • - « Equitable » pour les produits issus des filières « Sud »,
  • - « Solidaire » pour les produits issus des filières « Nord », et
  • - « Responsable » pour qualifier l’engagement de l’organisation dans une démarche éthique, respectueuse de l’Homme et de l’Environnement.