Commerce éthique

Ethique

Le commerce éthique est le commerce dont toute la chaîne de production est respectueuse dans son travail et ses méthodes de production – respectueuse des employés et de l’environnement, tant socio-économique que naturel.

La notion est donc aussi applicable aux productions des pays industrialisés, où le commerce devient responsable, lorsqu’il est fait par des entreprises et des artisans respectueux de leur environnement, et de la qualité de leurs produits, là où le commerce équitable concerne essentiellement les rapports commerciaux Nord-Sud.

Le commerce éthique met l’accent sur la responsabilité sociale des entreprises notamment des entreprises du Nord qui ont des relations commerciales importantes avec le Sud (fournisseurs, sous-traitants ou matières premières venant de ces pays). Par leur puissance économique, les grandes entreprises et les grands distributeurs ont le pouvoir d’influer sur les conditions sociales et environnementales dans les pays du Sud où ils opèrent. Il est généralement reconnu que le pouvoir de certaines entreprises multinationales dépasse celui de nombreux pays. Le commerce éthique vise à faire respecter des conditions sociales et environnementales minimales, basées sur les normes internationales reconnues, comme celles de l’Organisation Internationale du Travail pour ce qui est des droits des salariés (salaires minimaux, droit d’association, etc.), et à encourager le progrès social pour les travailleurs de ces entreprises. Le « commerce éthique », contrairement au commerce équitable, concerne principalement des modes opératoires des entreprises présents dans le pays (codes de conduite, par exemple). Il vise à favoriser et à développer de bonnes conditions de travail chez les producteurs. La notion d’éthique vient du grec,morale. Il possède cependant une connotation moins péjorative. Une valeur éthique est aujourd’hui une science morale ou disciplinaire réfléchissant sur les valeurs essentielles de l’existence, la notion de « bien » ou sur des questions de mœurs. L’économie est en fait issue de deux origines: une origine « mécanique », portée sur la logistique, et une origine « éthique », préoccupée par les fins ultimes. Lire la suite.

La première chose qu’il convient de savoir, est que le commerce équitable peut être considéré comme du commerce éthique ce qui n’est pas vrai dans l’autre sens. Pour commencer, le commerce équitable se doit de respecter un certain nombre de règles plus strictes que celles du commerce éthique. En effet, le commerce éthique se base essentiellement sur des valeurs morales, comme d’assurer une juste rémunération aux travailleurs, interdire le travail des enfants, garantir des conditions de travail et de vie saines et conformes aux valeurs plébiscitées par la déclaration des droits de l’homme. Le commerce équitable se doit également de respecter ces règles mais aussi de prendre en compte le facteur environnemental par exemple, la non-pollution, une origine biologique des produits … Le commerce éthique vise à apporter des améliorations sociales et environnementales dans le commerce international existant (à la différence du commerce équitable qui lui est un commerce parallèle), en faisant appliquer par exemple un code de conduite aux entreprises.

Nous vous proposons dans la partie qui suit une série d’articles de fond spécifiquement dédiés au commerce éthique, tous plus passionnants les uns que les autres.
Merci à leurs auteurs.

Ethique à tout prix ?
Portée principalement par des organisations non gouvernementales (ONG), l’éthique d’entreprise a pris une place croissante sur la scène économique mondiale. Si ce mouvement, visant à imposer aux entreprises notamment des normes environnementales et de conditions de travail, s’appuie sur des principes louables, il peut dans son inflexion actuelle générer des effets pervers sur ceux mêmes qu’il est censé protéger. Ainsi, les principales victimes de l’instauration de codes de conduite draconiens pourraient bien être les petites entreprises au Nord et les travailleurs peu qualifiés au Sud. Pour éviter une telle dérive, il importe de mettre en place des méthodes d’évaluation objectives et de tenir compte des bénéfices mais aussi des coûts de l’instauration de telles normes de conduite. Lire la suite.

De l’éthique économique à l’éthique des affaires
La question de l’éthique en économie politique est un sujet essentiel d’analyse et de réflexion. Elle aboutit globalement à deux approches : l’une, qui relève de l’impératif catégorique kantien, affirme la puissance normative de la morale, l’autre, qui accompagne le développement de la théorisation économique, conduit à une vision positive et technique induisant l’idée d’une « neutralité éthique » de l’économie. Les crises, qui surgissent à la fin de la période de forte croissance des Trente Glorieuses, vont toutefois remettre en cause cette dernière vision et conduire le monde des affaires à des tentatives de légitimation morale des activités de l’entreprise, démarche qui, aujourd’hui encore, semble plus que nécessaire. Lire la suite.

Éthique et relations économiques internationales
Les produits échangés dans le cadre du commerce éthique ou équitable doivent respecter des modalités strictes de production et de distribution dans des domaines aussi divers que l’environnement, le social et les droits de l’homme. Si l’élaboration de ces normes relève encore surtout de l’initiative des États et des organismes internationaux – code de conduite émis par l’OCDE ou l’OIT par exemple – les entreprises sont de plus en plus nombreuses à intégrer des préoccupations éthiques à leurs pratiques. Malgré un intérêt certain pour ces questions, la part du commerce équitable dans les échanges internationaux demeure faible. Lire la suite.

Ethique : la pub lave plus vert
Mieux consommer, c’est urgent.  » Ce slogan a envahi les supports publicitaires au début de l’année. Carrefour, l’inventeur de l’hypermarché et le numéro deux mondial de la grande distribution, veut désormais se positionner en acteur économique «  responsable  ». Selon Jérôme Guilbert, qui suit la campagne Carrefour chez BETC Euro RSCG, «  la notion de responsabilité est devenue un moteur de la fréquentation des magasins, tout comme le prix bas. Carrefour n’avait pas encore pensé à communiquer là-dessus, on leur a proposé. », « On ne peut plus dire qu’on est sur un discours commercial sans intégrer une dimension soit sociétale, soit environnementale », renchérit Sylvie Colé, responsable publicité chez Carrefour. Et le cas est loin d’être isolé : les entreprises n’ont probablement jamais autant communiqué sur de tels sujets. La Poste ne baptise plus ses nouvelles Sicav Kaleis ou Tonus, mais Solidarité et Liberté. L’agence CLM-BBDO a convaincu EDF de fonder sa communication sur la transparence et le développement durable pour «  faire avancer l’homme sans faire reculer le monde… » Lire la suite.