Produits alimentaires

Alimentaires

Les produits équitables sont disponibles dans tous les lieux de consommation habituels : grandes surfaces, boutiques, vente par correspondance. Aujourd’hui, ces produits font partie de notre vie quotidienne. On les trouve dans la majorité des lieux commerciaux : Pratiquement toutes les enseignes de la grande distribution proposent aujourd’hui des références garanties commerce équitable.

Pionnières du commerce équitables, les boutiques spécialisées équitable ou bio sont depuis toujours fidèles à leur engagement.
Sans oublier la vente à distance : sur le Net ou sur catalogue, on peut aussi trouver des produits équitables.

Les produits alimentaires sont les produits leaders du commerce équitable
Même si l’offre du commerce équitable s’est beaucoup diversifiée au cours de ces dernières années, l’alimentaire demeure le secteur d’activité le plus représenté et le plus important en termes de vente : sur l’année 2007 la consommation en France de produits alimentaires labellisés Max Havelaar représente un CA de 157,2 M €, contre 52,8 M € pour les produits non alimentaires.
Les ventes se concentrent sur une vingtaine de produits alimentaires vendus principalement dans les supermarchés et les magasins Bio, avec une forte présence du café qui constitue, à lui seul, plus des deux tiers des ventes.

Des parts de marchés qui grimpent.
Conséquence de l’adoption progressive d’un comportement d’achat responsable de la part des consommateurs, les produits alimentaires du commerce équitable prennent du terrain sur leurs « homonymes » issus des circuits traditionnels. Ainsi la part de marché du café arabica labellisé en France atteint les 7% en volume et 8% en valeur en grande distribution, le thé représente 2% de pdm en volume et les tablettes de chocolat 1%, après une croissance de 70% sur l’année 2006 (source MHF) .
L’Europe est la principale destination des produits issus du commerce équitable.
Ainsi, sur les 58 000 tonnes de produits alimentaires équitables qui sont exportés à travers le monde, 22 000 le sont à destination de l’Europe. Près de 80% de la production de café équitable y est aussi distribuée.
Les meilleurs élèves :
Les leaders de la consommation équitable sont :

  • le marché suisse où 47% des bananes vendues sont issues du commerce équitable,
  • le marché néerlandais,
  • le marché britannique où les ventes de café équitable ont atteint près de 50 millions de livres en 2004, soit 71,7 millions d’euros,
  • le marché autrichien où, du fait d’une importante médiatisation, le café biologique équitable représente 70% de ce marché.

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Portrait d’un producteur d’ananas du Costa Rica

Carlos Luis Alvarez Vargas est producteur à Katira dans le canton de Guatusso, département de Guanacaste au Costa Rica, à environ 40km de la frontière avec le Nicaragua. Il est marié et père de 5 enfants, il est aussi grand-père bien qu’âgé de 48 ans seulement. Il exploite un domaine de 10 hectares dont il est propriétaire. Sur 6 hectares il cultive la banane plantain, le manioc et d’autres cultures vivrières ainsi que de l’herbe de coupe pour les 5 vaches qu’il élève pour le lait et la viande. Les quatre hectares restants sont consacrés à la production d’ananas. Jusqu’à il y a deux ans, il écoulait toute sa production auprès de l’antenne de la multinationale Dole située aux abords de ses champs. Depuis lors, il a rejoint l’association Asoproagroin et peut ainsi écouler sur d’autres marchés une bonne part de sa production. Il est heureux de la certification de Asoproagroin par FLO le réseau des labels équitables dont Max Havelaar Suisse est partie prenante.
MH: Quels avantages retirez-vous du partenariat FLO/Max Havelaar?
CA: Nous pouvons améliorer la qualité de vie de notre famille et de toute la communauté. Nous avons des projets de santé et d’éducation, la prime du commerce équitable va nous aider à les réaliser. Grâce au prix minimum garantit j’obtiens un gain supplémentaire. Actuellement, j’utilise une partie de ce gain supplémentaire pour le salaire d’un employé additionnel et l’autre partie à la construction d’une chambre de plus dans ma maison. Le plus intéressant dans le commerce équitable: de bons prix et des relations commerciales durables dans une pratique où le producteur peut apporter sa contribution. Les membres de l’association se rencontrent une fois tous les deux mois; ils reçoivent une formation continue pour améliorer les techniques de culture et pour discuter des problèmes ou maladies qui peuvent parfois survenir.
MH: Comment voyez-vous la présence des immigrés du Nicaragua?
CA: Ils sont les bienvenus, ce sont de bons travailleurs qui connaissent bien la culture de l’ananas. Deux des 3 employés avec lesquels je travaille sont d’ailleurs nicaraguayens. Ils participent surtout à l’entretien des champs et à la repique des rejets, mais lorsque vient le temps de la récolte, j’engage une équipe spécialisée.
MH: Comment se déroulent vos journées de travail?
CA: Je me lève à 5h30 du matin. Je prends le petit déjeuner en famille. Notre petit déjeuner en Amérique centrale est un repas copieux: riz, haricots, oeufs, fromage, avocats, café. Ensuite je nourris les animaux, vaches, cochons, poules, puis je pars aux champs d’ananas où j’arrive à 7 heures. En fin de matinée, retour à la ferme où je m’occupe encore des animaux et où je prends le repas de midi. Je passe encore deux heures aux champs l’après-midi puis je rentre ou parfois je participe à des réunions de producteurs ou avec les chefs de la finca où nous livrons nos ananas. Le soir, après avoir nourri une fois encore mes animaux et m’être douché, nous soupons en famille. Le plus souvent après le repas nous discutons ou nous regardons la télévision. J’aime les informations, le sport et «las novelas» ces feuilletons à l’eau de rose qui nous viennent du Brésil, du Mexique ou d’ailleurs. Il peut arriver que nous rendions visite à des membres de notre famille ou qu’eux nous fassent visite. Le plus souvent, tout le monde se couche à 21 heures.
Didier Deriaz
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