Marché de l’équitable en France.

Le marche

Le commerce équitable va-t-il passer à la trappe avec la crise financière ? La crise financière actuelle affecte directement les deux extrémités du système commerce équitable : les consommateurs et les producteurs.Baisse du pouvoir d’achat, hausse du prix des matières premières, … Le marché du commerce équitable subit aujourd’hui des tensions susceptibles de mettre en péril le système. Ces tensions affectent directement les deux extrémités du système : les consommateurs et les producteurs. Les ménages français préoccupés par leur pouvoir d’achat rationalisent leurs dépenses : quoi de plus simple que de substituer café équitable contre café conventionnel dans un rayon ?

LE MARCHE
Le commerce équitable surfe sur une tendance porteuse : la prise en compte croissante des questions économiques, sociales et environnementale dans l’acte d’achat. En atteste l’augmentation de près de 40 % des produits labellisés Max Havelaar sur le marché français en 2006. La France se classe désormais sur le podium des trois premiers pays en terme de vente de produits issus du commerce équitable. Les perspectives restent également très positives pour les années à venir. Les différents marchés concernés, principalement alimentaires, sont en effet loin d’avoir atteint leur seuil de maturité tandis que les nouveaux segments ont récemment fait leur apparition (textile, cosmétiques…). Les services explorent à leur tour la voie de l’équitable comme le montre le tourisme. La hausse de la notoriété du commerce équitable auprès du grand public et l’engagement d’un nombre croissant d’opérateurs devrait achever de convaincre du potentiel dont dispose encore le marché.
Encore quasiment absents du Salon de l’agriculture en 2006, les produits agroalimentaires du commerce équitable n’en connaissent pas moins un succès grandissant depuis quelques années en France. En 2000, seulement 9% des Français étaient en mesure d’expliquer ce qu’était le commerce équitable, en 2004 ils étaient 56% et 74% en 2005, selon une enquête Ipsos.
Même si par rapport à ses voisins européens, la France accusait encore un net retard il y a peu, (on n’y comptait que 165 boutiques spécialisées contre 800 en Allemagne ou 412 aux Pays-Bas) et était classée parmi les mauvais élèves, elle rattrape peu à peu son retard, grâce à l’implication croissante de la grande distribution qui représente 55 % du chiffre d’affaires du marché et qui donc a permis aux produits équitables de toucher un public plus large Huit produits équitables labellisés sur dix sont ainsi achetés dans les hyper et supermarchés qui proposent désormais des produits équitables labellisés en marque propre et reçoivent des animations dans leurs rayons, grâce à la mobilisation des marques ou des labels.
Le France est très active dans le domaine du développement durable. Cliquez ici…
Le Gouvernement s’en mêle également et s’est attaché depuis 2002 à mettre en œuvre trois priorités :
1. Donner au commerce équitable une plus grande visibilité.
Le Gouvernement apporte son appui à de multiples actions de promotion du commerce équitable, en particulier la quinzaine nationale du commerce équitable qui se déroule dans toute la France généralement de fin avril à début mai. Plusieurs milliers d’animations sont ainsi organisées dans le cadre de cette quinzaine : conférences-débats, rencontres avec des partenaires du Sud, mais aussi marchés et points de vente, stands de dégustation de produits.
2. Renforcer les garanties données au consommateur.
L’ensemble des grands acteurs du commerce équitable et les associations de consommateurs ont souhaité qu’un mécanisme officiel de reconnaissance des acteurs veillant effectivement au respect des conditions du commerce équitable soit mis en place.
Tel est l’objet du décret pris en application de la loi du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises. Ce texte a fait l’objet d’une concertation approfondie avec les principaux acteurs du commerce équitable.
En effet L’article 60 de la Loi du 2 Aout 2005 sur les PME annonce la création par décret d’une « Commission nationale du commerce équitable (CNCE) chargée de reconnaître les personnes physiques ou morales qui veillent au respect des principes du commerce équitable ». Rappel des trois piliers du commerce équitable : « I. Le commerce équitable s’inscrit dans la stratégie nationale de développement durable. II. Au sein des activités du commerce, de l’artisanat et des services, le commerce équitable organise des échanges de biens et de services entre des pays développés et des producteurs désavantagés situés dans des pays en développement. Ce commerce vise à l’établissement de relations durables ayant pour effet d’assurer le progrès économique et social de ces producteurs. III. Les personnes physiques ou morales qui veillent au respect des conditions définies ci-dessus sont reconnues par une commission dont la composition, les compétences et les critères de reconnaissance des personnes précitées sont définis par décret en Conseil d’Etat. »
La France sera ainsi le premier pays développé à avoir reconnu la place et le rôle du commerce équitable dans ses règles commerciales et à mettre en place, au bénéfice des consommateurs comme des producteurs des pays en développement, une garantie crédible du bon usage de l’appellation.
3. Oeuvrer pour une reconnaissance internationale du commerce équitable.
Le Gouvernement a engagé des démarches en faveur d’une meilleure reconnaissance internationale du commerce équitable auprès d’autres États européens, de la Commission et du Parlement de l’Union européenne et auprès de l’Organisation mondiale du commerce.
Avec ces initiatives, la France réaffirme concrètement sa volonté de mettre le commerce au service d’une mondialisation plus respectueuse de l’identité et du bien-être de chacun.
Jusqu’au milieu des années 1990, le développement durable semblait une notion étrangère à l’entreprise. En dehors de quelques entreprises militantes anglo-saxonnes, l’heure était au triomphe du modèle actionnarial, à une vision réduite aux acquêts de la responsabilité de l’entreprise. Dix ans plus tard, les grandes entreprises françaises semblent s’être converties, à l’instar de leurs homologues européennes et anglo-saxonnes, au développement durable. Que signifie le développement durable pour les entreprises ? Comment expliquer l’engagement des entreprises françaises en la matière ? Quelle crédibilité faut-il accorder à leurs engagements ? Cet article s’attache à répondre à ces questions à partir d’une mise en perspective des pratiques des entreprises en matière de développement durable.
Comment se positionnent les entreprises françaises par rapport au développement durable ? Cliquez ici pour une information complète.

LE CONSOMMATEUR FRANCAIS

Le consommateur français vis-à-vis du commerce équitable :
Les années 80 ont marqué un vrai tournant. Les consommateurs sont devenus de plus en plus sensibles aux problèmes de l’environnement et aux conditions de production dans les pays en développement.
L’absence de principes éthiques dans le commerce international (exploitation des enfants, des prisonniers, non-protection syndicale) est devenu inacceptable pour la très grande majorité des citoyens. Le commerce équitable leur a donné les moyens de devenir des consommateurs conscients et responsables
Portrait de ce consommateur :
Les différents sondages réalisés à la demande des acteurs du commerce équitables ont permis de dessiner peu à peu le portrait du consommateur de produits issus du commerce équitables
En Avril 2008, une étude Ipsos réalisée pour le compte de la PFCE (Plateforme pour le Commerce Equitable) du MAEE (Ministère des Affaires Etrangères) et du GRET, (Association de solidarité et de coopération internationale) nous éclaire davantage sur ce consommateur :

Le « commerce équitable » est désormais associé à la notion de qualité des produits par une majorité des Français
Les termes « commerce équitable » sont aujourd’hui connus par plus de 8 Français sur 10 (82%), qui l’associent globalement à une bonne qualité des produits (58% des Français connaissant le commerce équitable), ainsi qu’au respect des petits producteurs des pays émergents (54%). Acheter « commerce équitable » suggère donc, d’une part, l’achat de produits de meilleure qualité, d’autre part, un acte citoyen, socialement utile pour une majorité de Français.
Une consommation qui varie principalement en fonction du revenu et du niveau d’éducation.

36% des Français déclarent avoir acheté des produits « commerce équitable » au cours du mois écoulé, pour un budget globalement compris entre 5 et 20€ mensuels. Toutefois, la consommation de ce type de produits dépend grandement de deux facteurs : le niveau d’éducation et le niveau de revenu. 61% des bac+3 et 58% des revenus supérieurs connaissant l’expression achètent régulièrement des produits provenant du « commerce équitable » (VS 36% de l’ensemble des Français).

En termes de produits, ce sont le café (81%), le riz/les céréales (48%) et le thé (34%) qui constituent le gros des achats des Français.

Les achats de produits « commerce équitable » s’effectuent à une écrasante majorité dans les grandes et moyennes surface (93%). A l’inverse, la démarche d’acheter ces produits dans un magasin spécialisé demeure minoritaire, à cause notamment d’un manque d’accessibilité et d’information à propos de l’emplacement de ce type de magasins.
Un achat « éthique »
Les Français se sentent plutôt proches des valeurs véhiculées par le « commerce équitable » (66%), fondées sur l’idée de justice sociale et économique à l’égard des petits producteurs des pays émergents. Ils jugent globalement que les produits y sont naturels et d’une qualité supérieure aux produits habituels, tout en leur donnant le sentiment de réaliser des achats plus justes, plus moraux.
Les freins à la consommation des produits issus du commerce équitable.

Les produits issus du « commerce équitable » souffrent cependant d’un manque d’exposition et d’accessibilité dans les grandes surfaces, 46% des Français ne les achetant pas dans la mesure où ils ne trouvent pas ou ne repèrent pas ces produits en magasin.
De plus, pour 28% des Français n’achetant pas « commerce équitable », ces produits sont trop chers par rapport à la concurrence pour être véritablement attractifs. Ce pourcentage est de 41% pour les catégories de population aux revenus les plus modestes.
Enfin, 57% des Français ayant entendu parler du commerce équitable jugent qu’ils disposent de trop peu d’informations sur le fonctionnement réel du commerce équitable, que ce soit au niveau de la production des produits, des revenus effectivement versés aux producteurs locaux ou de la traçabilité.
On le voit clairement ici :si Les Français deviennent des « Consomm’acteurs » il reste encore un long chemin à parcourir pour les opérateurs, associations et entreprises, pour faire connaître leurs démarches et leurs produits au plus grand nombre.

Ce que nous venons de présenter concerne surtout le consommateur individuel : qu’en est il des collectivités locales en tant que consommateur et acteur pouvant intervenir dans le développement durable ?
Les collectivités locales peuvent désormais plus facilement introduire des clauses sociales et environnementales dans les marchés publics. Mais seulement 1,5 % d’entre elles sont passées à l’acte.
Qu’en est-il, en effet, des démarches environnementales des communes, départements, régions, etc. sur leurs appels d’offres concernant les bâtiments, les travaux publics, les transports, l’énergie, les cantines scolaires, l’entretien des espaces verts, etc. ? Et qu’elle est leur attitude vis-à-vis des produits à  » forts risques sociaux « , comme les vêtements ou les jouets, très majoritairement fabriqués en Asie du Sud-Est ? Il n’existe pas de chiffres officiels permettant d’évaluer le nombre total de collectivités locales françaises engagées dans des démarches d’achats responsables sur ces marchés. Lire la suite de l’article.

La consommation citoyenne n’est pas seulement une affaire individuelle. Les collectivités locales ont aussi un rôle à jouer.
Savez-vous que le bois utilisé pour construire les bancs publics provient très souvent des forêts tropicales dont les essences sont menacées ?  » La majorité des élus locaux l’ignoraient eux-mêmes avant la campagne « Bâtir sans détruire : les collectivités locales protègent les forêts tropicales » « , remarque Frédéric Castel, chargé de mission forêt pour les Amis de la terre. Depuis que Les Amis de la Terre et Greenpeace ont lancé cette action de sensibilisation en l’an 2000, au moins quarante villes, trois conseils généraux et six conseils régionaux ont répondu en adoptant une résolution, s’engageant notamment à privilégier les bois labellisés provenant de forêts gérées de manière durable. Ces collectivités entament ainsi une démarche de consommation citoyenne, un concept basé sur l’idée que chacun, en choisissant tel produit plutôt que tel autre, peut promouvoir des modes de production respectueux des normes sociales et environnementales. Lire la suite de l’article.

Et l’entreprise face à ce consommateur citoyen ?
La recrudescence des crises sanitaires au cours de la dernière décennie a conduit à l’avènement du consommateur-citoyen, soucieux de la qualité et de l’éthique attachée aux produits qu’il achète. Le comportement  » citoyen  » n’est cependant pas exempt de paradoxes. Ainsi, les produits  » éthiques  » ne représentent toujours qu’une infime part de la consommation. Il est vrai que la définition du produit éthique reste très subjective. Tant dans ce domaine que dans celui de la protection face aux risques perçus, l’évolution du comportement des consommateurs appelle une nouvelle logique de production. Lire la suite de l’article.

LES PRINCIPALES ORGANISATIONS

Principales organisations de commerce équitable en France.

On distingue actuellement 2 types de filières : les filières intégrées et les filières labellisées. Pour les filières intégrées, tous les acteurs sont concernés par le commerce équitable (producteurs, exportateur, distributeur). C’est le cas d’Artisans du Monde et des membres de Minga.
Quant à la filière labellisée, la production présente les critères du commerce équitable et, à ce titre, reçoit un label mais la distribution concerne tous les points de vente dont les grandes surfaces. C’est le cas de Max Havelaar.

Fédération Artisans du Monde
La première boutique portant l’enseigne Artisans du Monde a ouvert en 1974 à Paris dans le 9ème arrondissement. Par la suite, d’autres groupes Artisans du Monde se sont constitués, ont ouvert des magasins pour vendre les produits artisanaux ou alimentaires fabriqués par leurs partenaires du Sud.
Puis le Mouvement Artisans du Monde s’est structuré en créant en 1982 une Fédération Artisans du Monde avec pour mission de développer le Mouvement et d’en assurer l’unité. Cette Fédération a initié en 1984 la mise en place d’une centrale d’achat Solidar’Monde qui assume les fonctions commerciales (achat aux producteurs, importation et dédouanement, vente en gros). Actuellement, il existe plus de 160 points de vente Artisans du Monde.
Outre la vente, la Fédération mobilise ses membres pour mener des actions de sensibilisation au commerce équitable et pour annoncer les campagnes d’opinion (ou plaidoyers) en cours.
Son site publie les textes réglementaires parus récemment ainsi que leurs communiqués de presse. Certains textes importants (en format .pdf) sont téléchargeables depuis ce site.
www.artisansdumonde.org
Max Havelaar
Le label Max Havelaar est né en 1988 aux Pays Bas afin de certifier le café vendu par le circuit équitable. En 1992, trois associations françaises, Peuples Solidaires, Ingénieurs sans Frontières et CICDA (Centre Internationale de Coopération pour le Développement Agricole), créent l’association Max Havelaar France avec la mission de promouvoir le commerce équitable.
Cliquez ici pour une information complète.
L’association gère le label Max Havelaar qui certifie le respect des standards internationaux de commerce équitable. Ces standards sont définis par FLO et contrôlés par FLO Cert. Elle assure les débouchés commerciaux. Le label Max Havelaar est apposé sur plus de 900 produits. Il est présent dans 58 pays producteurs et 21 pays consommateurs.
Les produits labellisés Max Havelaar sont vendus aussi bien en boutiques spécialisés que dans les grandes et moyennes surfaces. www.maxhavelaarfrance.org
Plate-Forme pour le Commerce Equitable
Créée en 1997, la Plate-Forme pour le Commerce Équitable (PFCE) est un collectif national de concertation et de représentation d’acteurs de commerce équitable français. Actuellement la PFCE regroupe 31 institutions (organisations de commerce équitable, structures qui appuient la démarche ainsi que des associations de tourisme solidaire). La liste de ses membres est consultable sur son site.
Ses objectifs : promouvoir et défendre le commerce équitable ; travailler sur les systèmes de garantie ; être l’interlocuteur des Pouvoirs publics.
La PFCE a publié une charte du commerce équitable en 2001 (consultable sur son site). www.commercequitable.org
MINGA
L’association Minga, créée en 1999, regroupe des personnes physiques et des structures- plus de 100 à ce jour.
Les membres du réseau Minga défendent un « commerce équitable universel ». Pour eux, l’équité du produit doit êtres assurée tout au long de sa filière. C’est pourquoi ils s’opposent à ce que les produits équitables soient vendus en grandes surfaces. Par ailleurs, ils pensent que le commerce équitable n’est pas qu’une affaire entre producteurs défavorisés des pays du Sud et consommateurs du Nord mais qu’il peut s’appliquer à des échanges locaux entre producteurs et consommateurs d’une même région. A ce titre Minga conteste le document de référence de l’Afnor (publié en janvier 2006) qui ne prend en compte que le commerce équitable Sud-Nord. www.minga.net

Les organisations coordinatrices au niveau européen ou mondial

EFTA – European Fair Trade Association
Association européenne de Commerce Equitable
Créée en 1990, l’EFTA regroupe 12 fédérations européennes dans 9 pays européens (dont Solidar’Monde en France). L’EFTA intervient au niveau de la réglementation internationale des échanges commerciaux, en proposant des politiques en faveur des pays du Sud. Elle agit notamment par de campagnes d’opinion (plaidoyers)
auprès des instances politiques pour assouplir le protectionnisme européen à l’égard des exportations des pays du Sud.
Elle facilite les échanges d’informations, la mutualisation des moyens et l’importation de produits et veille au respect des règles du commerce équitable
Pour en savoir plus : www.eftafairtrade.org
FINE regroupe les 4 fédérations internationales du commerce équitable : FLO, IFAT, NEWS et EFTA
www.european-fair-trade-association.org
IFAT – International Fair Trade Association
Association Internationale de Commerce Equitable
L’IFAT, association créée en 1989, regroupant 300 membres dans plus de 70 pays est un réseau mondial des organisations de commerce équitable avec la double mission : améliorer les conditions de vie des producteurs les plus désavantagés en promouvant les organisations de commerce équitable et faire émerger plus de justice dans les échanges commerciaux mondiaux.

Elle rassemble 220 organisations dans 59 pays : des groupes de producteurs, des organisations de commerce alternatif et d’autres opérateurs du commerce équitable d’Afrique, d’Asie, d’Australie, d’Europe, du Japon, d’Amérique du Nord et du Sud.
En Janvier 2004, l’IFAT a lancé FTO (Fair Trade Organization), une marque identifiant les organisations de commerce équitable. Artisans du Monde, membre de l’IFAT depuis 2002, est partie prenante de la marque FTO.
Un groupe Europe – IFAT Europe – a été constitué en 2006. www.ifat.org
FLO (Fairtrade Labelling Organisation International)
Créée 1997, l’organisation FLO fédère 20 initiatives nationales en Allemagne, Autriche, Belgique, Grande-Bretagne, Canada, Danemark, Finlande, France, Italie, Irlande, Japon, Luxembourg, Norvège, Pays-bas, Suède, Suisse, USA, sous les noms Max Havelaar, Fairtrade et Transfair. Elle est le seul organisme international de certification du commerce équitable.
En 2004, l’organisation se scinde en deux. FLO Standards centralise toutes les données, définit les standards productifs et commerciaux du commerce équitable, apporte un soutien aux producteurs sous diverses formes (commercial, technique, financier, conseil, formations …) En matière de communication, FLO réalise un travail d’information et de sensibilisation très important ; FLO CERT, société de droit privé, est chargée des contrôles et des audits auprès des coopératives, des plantations, des importateurs et des concessionnaires.
FLO définit les standards internationaux par produit et cautionne les quelques 20 labels de commerce équitable. Le cahier des charges est défini en concertation avec les associations de solidarité internationale, les syndicats, les associations de consommateurs, des représentants des 500 associations de producteurs bénéficiaires de labels.
FLO Cert vérifie l’application des standards auprès des organisations de producteurs et des différents acteurs économiques. FINE – FINE=FLO+IFAT+NEWS+EFAT
Groupe de travail regroupant les quatre structures ci-dessus afin d’harmoniser l’ensemble des organisations de commerce équitable. Ce groupe, entre autre, s’est mis d’accord sur une définition du commerce équitable acceptable par chacune des structures.
Pour en savoir plus : www.fairtrade.net

NEWS (Network of European Workshops) (magasins du monde européens)
Créé en 1994, NEWS est un réseau européen d’environ 2700 magasins du monde destiné à promouvoir le commerce équitable en Europe.
Cette association européenne regroupe 15 associations nationales de magasins du Monde dans 13 pays.
Ses objectifs : coordonner le travail des membres, faciliter les relations et l’échange d’information. Ses objectifs sont d’harmoniser les critères du commerce équitable, se donner les moyens de contrôler que les centrales d’importation, les boutiques et les producteurs respectent ces critères, et de coordonner des actions européennes de sensibilisation des consommateurs et des décideurs politiques et économiques.
Pour en savoir plus : http://www.worldshops.org/
ISEAL (International Social and Environmental Accreditation and Labelling Alliance)
Il s’agit d’un réseau international d’organismes gestionnaires de système d’accréditation et de labellisation sociale et environnementale dont FLO est membre.
Pour en savoir plus : www.isealalliance.org
OXFAM
Oxfam International est une confédération de 13 organisations avec 3000 partenaires répartis dans plus de 100 pays, élaborant des solutions durables à la pauvreté, et à l’injustice. En 1995, elles se sont regroupées au sein de la coordination Oxfam international créée pour assurer à leur action une meilleure efficacité et une plus grande visibilité. Les treize affiliés Oxfam sont basés en Allemagne, Australie, Belgique, Canada, Espagne, États-Unis, France (depuis 2006), Royaume-Uni, Hong Kong, Irlande, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, et Québec. Le secrétariat d’Oxfam international se trouve à Oxford (Royaume-Uni).

Pour en savoir plus : www.oxfam.org
Les associations et les collectivités peuvent elles travailler ensemble ? Cliquez ici pour une réponse complète.

LE ROLE DES RESEAUX

LES RESEAUX DE COMMERCE EQUITABLE
Les réseaux du commerce équitable sont des espaces formels ou informels qui répondent à un besoin de concertation entre les acteurs, que ce soit au niveau local, national ou international.
Parmi les acteurs du commerce équitable (CE), on distingue des organisations de producteurs, des organisations d’appui au Sud, des importateurs, des détaillants, des organismes de labellisation et des organisations de promotion.
Réunis au sein de réseaux, formalisés ou non, de différentes dimensions, ces acteurs travaillent à la mutualisation de leurs connaissances et de leurs moyens pour améliorer leurs pratiques ou acquérir un poids plus important lors d’actions de communication ou de plaidoyer. Les réseaux de commerce équitable s’articulent principalement autour des 4 thématiques suivantes :
_ Coordination et échanges : ils sont des relais d’information, des lieux d’échanges d’idées et de pratiques et des points de coordination des activités des acteurs du CE. Les différents réseaux permettent la création de cadres de collaboration entre organisations du commerce équitable.
_ Promotion et sensibilisation : ils coordonnent des campagnes de sensibilisation et de promotion du commerce équitable au niveau local, national et international. L’existence de réseaux facilite la communication (entre organisations et auprès du public), la promotion du commerce équitable et renforce l’impact des actions entreprises collectivement.
_ Plaidoyer et lobbying : ils assurent la reconnaissance des acteurs du CE auprès des instances publiques et sont force de proposition pour l’évolution des règles du commerce international. La fédération des acteurs permet de peser à plus grande échelle lors des négociations auprès des pouvoirs publics et lors des rencontres internationales (OMC, CNUCED, Forums Sociaux, etc.) ;
_ Mise en place de systèmes de garantie : ils étudient les critères du CE et travaillent à l’amélioration des systèmes de contrôle et de garantie pour une meilleure reconnaissance par les consommateurs.
LES RESEAUX NATIONAUX
_ La Plate-Forme pour le Commerce Equitable rassemble 39 organisations de commerce équitable en France et travaille principalement sur 4 axes : la promotion du CE, l’appui à la mise en place de systèmes de garantie, la recherche/conseil et le soutien au développement de ses membres. www.commercequitable.org
_ La Fédération Artisans du Monde coordonne un réseau de plus de 140 associations et 20 membres relais spécialisés dans la commercialisation, l’éducation au développement et mène des actions de plaidoyer sur le commerce international et les politiques agricoles. www.artisansdumonde.org
_ Max Havelaar France s’appuie sur un réseau de 46 groupes locaux dont les actions sont la promotion du commerce équitable auprès du grand public et des entreprises et la sensibilisation en milieu scolaire et universitaire. Il anime aussi des rencontres entre détenteurs de licence. www.maxhavelaarfrance.org

_ Alter Mundi développe un réseau de franchise de 8 boutiques entièrement dédiées aux produits du commerce équitable www.altermundi.com
_ Minga est une association qui regroupe des citoyens, des entreprises et des associations engagées dans le développement économique du commerce équitable. www.minga.net _ Ingénieurs sans Frontières est une fédération de groupes locaux répartis à travers toute la France et dont les membres sont des ingénieurs ou élèves ingénieurs issus d’une soixantaine d’écoles d’ingénieurs et universités technologiques. Plusieurs de ces groupes travaillent sur le CE. www.isf-france.org/
_ EquiTerre est une association d’étudiants et de jeunes professionnels mobilisés pour le commerce équitable et organisés en groupes sur plusieurs campus à travers la France. www.equiterre.com
_ Biocoop réunit plus de 300 points de vente qui commercialisent des produits de l’agriculture biologique et du commerce équitable et qui s’engagent sur la promotion du commerce équitable. www.biocoop.fr _ Le CCFD est une ONG de solidarité internationale qui s’appuie sur un réseau de 1500 groupes. Ses 15 000 bénévoles sont engagés dans des actions de sensibilisation au commerce équitable. www.ccfd.asso.fr
LES ASSOCIATIONS ET RESEAUX LOCAUX
Depuis plusieurs années se sont constituées en France des collectifs locaux autour d’une région ou d’une ville regroupant des organisations de CE, membres des réseaux nationaux ou indépendantes, mais aussi des organisations de solidarité internationale et du secteur de l’Economie Sociale et Solidaire. Parmi lesquels :
_ Alsace : Colecosol – pagesperso-orange.fr/colecosol
_ Bretagne : Bretagne CE Nord-Sud et Ingalan – www.ingalan.org
_ Grenoble : Grenoble Equitable
_ Lyon : CLACE Collectif Lyonnais des Acteurs du Commerce Equitable – www.clace.info
_ Var : Var EQUITABLE – www.var-equitable.org
Il existe aussi des associations et initiatives qui se donnent pour objectif le développement du commerce équitable sur un territoire en impliquant les acteurs du CE qui y sont présents. Parmi lesquels :
_ Bourgogne : Equimax
_ Pays de la Loire : NAPCE Nord Sud Agir pour le Commerce Equitable – www.napce.fr
_ Rhône-Alpes : Equisol – www.equisol.org
_ Ile-de-France : le PICRI Commerce Equitable est une recherche-action qui a pour objectif de favoriser le travail en réseau des acteurs franciliens – www.picri-commerce-equitable.fr

LES RESEAUX INTERNATIONAUX Plusieurs acteurs français du CE participent aux 4 réseaux internationaux principaux du mouvement réunis au sein du forum informel FINE : FLO, IFAT, NEWS, EFTA. Ces réseaux permettent l’échange d’information et la défense de positions communes pour consolider le mouvement du CE et favoriser son expansion.
Cliquez ici pour une carte complète des réseaux.

_ FLO – Fair Trade Labelling Organization : il rassemble 22 initiatives nationales de labellisation dont Max Havelaar France regroupées pour harmoniser et développer leurs standards de production. Les producteurs labellisés par FLO se réunissent dans des réseaux continentaux comme par exemple la CLAC pour les producteurs d’Amérique Latine.www.fairtrade.net
_ IFAT – International Fair Trade Association : ce réseau réunit plus de 600 organisations spécialisées en CE, du Nord comme du Sud, dont une dizaine en France, qui se concertent pour mener des actions de plaidoyer au niveau international. IFAT travaille aussi à la mise en place d’un label de structures de commerce équitable : Fair Trade Organization (FTO). Ce réseau a une déclinaison dans chaque continent : AFTF – IFAT Asia, COFTA – IFAT Afrique, IFAT Amérique Latine et IFAT Europe. www.ifat.org
_ NEWS ! – Network of European World Shops : il regroupe 15 fédérations européennes de magasins du monde, soit environ 2700 points de vente, rassemblés pour participer à des campagnes d’information, mener des actions de plaidoyer, et soutenir le développement de chacun des membres. www.worldshops.org
_ EFTA – European Fair Trade Association : 11 importateurs européens forment ce réseau qui facilite les échanges d’information et la mutualisation de leurs moyens. www.european-fair-tradeassociation.org

LES RESEAUX VOISINS
Les acteurs de commerce équitable français sont aussi actifs dans des réseaux voisins du commerce équitable :
_ dans la Solidarité Internationale : par exemple Coordination Sud www.coordinationsud.org
_ dans l’Economie Sociale et Solidaire : par exemple le réseau SOL – www.sol-reseau.org ou le réseau européen IRIS. www.iris-network.eu
_ dans le Développement Durable : par exemple Paris Développement Durable.

Pour entrer dans les réseaux de commerce équitable, il existe différents critères pour les producteurs, comme pour les distributeurs :

  • Les producteurs :
    • Sont de petits producteurs défavorisés ou appartenant à une minorité(ethnique par exemple).
    • Doivent s’organiser de façon démocratique pour faire le poids face aux grandes entreprises.
    • Doivent être « transparents » en respectant la démocratie, les droits de l’homme et de l’enfant, l’égalité homme/femme, les droits sociaux de chaque employé (pour les PME) et l’environnement (recyclage).
  • Les distributeurs :

    • Doivent payer les producteurs à la commande ou à l’achat avec un prixsupérieur aux cours mondiaux (au départ 5 fois plus que le cours mondial).
    • Doivent apporter une assistance technique et comptable aux producteurs.
    • S’engagent à long terme avec des contrats de 3, 5 ou 10 ans. Ils ne doivent pas mettre les producteurs en concurrence, ceux-ci jouant, à travers la vente de leur production, leur survie.