Charlotte Normand: un one woman show vert

Charlotte Normand comme son nom ne l’indique pas est une alsacienne qui après avoir fait Sciences  Po est montée à la capitale exercée ses talents de comédienne, scénariste mais également d’humoriste….

Charlotte Normand

Charlotte Normand

Convertie à l’écologie, elle a eu l’idée d’éveiller les consciences à sa façon c’est à dire avec humour et légéreté….une façon de tordre le cou aux idées reçues qui consistent à croire qu’il faut à tout prix  avoir un discours sombre pour se faire entendre et faire réagir….

Bâton de saltimbanque en main, elle dépoussière les clichés écolo en tout genre.

Tour à tour prof de bio, vieux pécheur, mamie alsacienne ou bien encore infirmière cynique, Charlotte Normand, comédienne verte, aborde aussi des sujets graves avec selon les cas « humour noir et sourire jaune » mais également avec émotion.

Le mieux c’est encore d’aller l’applaudir le 26 & 27 juin prochain à partir de 16 H à l’auditorium de la Halle St Pierre; (2 rue Ronsard, Paris 18è).

Et pour  prolonger son spectacle, retrouvez Charlotte Normand sur son blog un poil (!!) décalé : La Touffe Verte .

La ferme verticale

Le problème

D’ici l’an 2050, près de 80% de la population de la Terre résidera dans les centres urbains. Appliquant les estimations les plus conservatrices aux tendances démographiques actuelles, la population humaine devrait augmenter d’environ 3 milliards de personnes pendant cette période.  À l’heure actuelle, à travers le monde, plus de 80% des terres cultivables sont utilisées (sources: La FAO et la NASA). Historiquement, environ 15% de celle-ci a été dévasté par de mauvaises pratiques. Que peut-on faire pour éviter ce désastre imminent ?
Une solution potentielle: La ferme verticale.
La notion de culture en serre n’est pas nouvelle, de nombreux produits étant cultivés de cette façon. Ce qui est nouveau est la nécessité urgente d’accélérer cette technologie pour accueillir FV1ces 3 milliards de personnes supplémentaires. Une approche entièrement nouvelle de l’agriculture doit être inventée, en employant des technologies de pointe. La ferme verticale fait partie des possibilités. Cette ferme est efficace, peu coûteuse à construire et totalement sécurisée. Correctement mise en œuvre, ces fermes offrent une véritable promesse de rénovation urbaine, de production durable, d’un approvisionnement sûr et varié ainsi que la réparation éventuelle des écosystèmes qui ont été sacrifiés dans l’agriculture horizontale.
Il a fallu 10000 ans à l’être humain pour apprendre à cultiver la plupart des cultures que nous tenons aujourd’hui pour acquis. Pour ce faire, nous avons dépouillé la plupart des terres et mis à pers_generalemal l’écosystème. Au sein de ce même laps de temps, nous avons évolué pour devenir une espèce urbaine, dans lequel 60% de la population humaine vit maintenant à la verticale dans les centre-villes. De façon évidente, en raison d’une évolution rapide du climat,  on note l’apparition d’ inondations massives, de sécheresses prolongées, des ouragans de classe 4-5 faisant de plue ne plus de victimes chaque année et détruisant des millions de tonnes de cultures. Si nous ne réagissons pas, il sera impossible de nourrir de façon décente les 3 milliards de personnes supplémentaires.

Avantage de la ferme verticale ;

Etalement de la production sur l’année, sans aucune sensibilité aux variations saisonnières.
Pas de mauvaises récoltes liées aux sécheresses, aux inondations, ou autres problèmes météorologiques.
Toute la nourriture est cultivée biologiquement: pas d’herbicides, de pesticides ou d’engrais.FV2
Elimination des ruissellements agricoles par le recyclage des eaux noires.
Restauration des fonctions et services des écosystèmes
Réduction importante de l’incidence de nombreuses maladies infectieuses qui sont dues l’agriculture intensive.
Conversion les eaux usées en eau potable en recueillant l’eau de l’évapotranspiration
Réduction importante de l’utilisation des combustibles fossiles (pas de tracteurs, charrues, d’expédition.)
Création d’un environnement durable pour les centres urbains.

Création de nouvelles possibilités d’emploi.

Promesse d’une amélioration économique mesurable pour les régions tropicales et subtropicales.
Selon leur concepteur, l’Américain Dickson Despommier, professeur en sciences environnementales et microbiologie à la Columbia University de New York, ces fermes offriraient un rendement 5 à 30 fois supérieur à l’agriculture actuelle.Seul bémol, elles ne sont encore pour l’heure qu’au stade du projet….

Pour en savoir plus :www.verticalfarm.com

Les fruits & légumes, séance de rattrapage…

En parcourant la presse cette semaine, je suis tombée sur un article intitulé « Les bons réseaux des fruits et légumes »

Mon 1er réflexe a été de regarder de plus près la date de parution du magazine, pour un peu j’allais accuser mon marchand de journaux de m’avoir vendu un vieux numéro….il n’en était rien, le magazine en question indiquait bien du 4 au 10 décembre 2008…

Pour ceux qui aurait encore des questions:

« Une ferme près de chez vous. C’est probablement la manière la plus simple de connaître très précisément la provenance de ses poireaux. En repérant les producteurs de fruits et légumes près de chez soi. Un procédé un peu à l’ancienne, certes, mais qui permet d’être tout à fait sûr que le circuit court de l’alimentation est respecté et que le bilan carbone des courses n’est pas catastrophique. Pour trouver tous ces produits très locaux, en direct de la ferme, la première étape consiste à se rendre sur le portail www.printempsbio.com. Vous y saurez tout sur les animations, foires et salons du bio à proximité des lieux de production et ils sont de plus en plus nombreux. Surtout, vous dénicherez les contacts par région des groupements d’agriculteurs bio. Chaque région a ses sites web avec toutes les adresses des groupements de producteurs.

Les Amap. Toujours dans la logique circuit court, le réseau des associations pour le maintien d’une agriculture paysanne est en plein essor. Le principe ? Un groupe de voisinage s’engage à préacheter toute la récolte sur six mois ou un an d’un producteur. Les livraisons se font à la semaine, par panier. Pas de choix des légumes ni des fruits. C’est un assortiment de saison. Amap

Les paniers de fruits et légumes bio sur internet. Pour les citadins, plusieurs sites et producteurs proposent désormais des paniers bio. Toujours suivant le principe d’un assortiment fixe de saison. Ils sont souvent à récupérer dans un point de livraison au choix. Vous trouverez votre bonheur sur www.monpanier-bio.com, un annuaire pour trouver un panier bio près de chez vous. Quelques autres adresses qui font fait leurs preuves : www.panier-bio-paris.fr propose aussi des livraisons à domicile à 20 euros. On peut aussi moduler un peu le panier.
www.campanier.com
www.lespaniersduvaldeloire.fr

Les coopératives et magasins bio.
Il y en a forcément un près de chez vous. Les Naturalia, Biocoop, La Vie claire, les Nouveaux Robinson poussent comme des champignons. Cependant, pour les fruits et légumes, privilégier toujours l’achat direct au producteur. C’est toujours plus frais.

Supermarchés bio sur le Net.
Le site www.natoora.fr propose également d’acheter directement aux producteurs et assure la traçabilité complète de tous ses produits. Un seul défaut : onéreux. »

Source Le Nouvel Observateur

La cosméto bio en mode industriel

Cette semaine c’est le Nouvel Observateur qui décrypte pour ses lecteurs la cosmétologie bio.

« Une crème ou un fond de teint bio… Il y a quelques années, ces produits auraient déprimé les précieuses. Aujourd’hui, ils séduisent tout le monde! Et se vendent partout: les magasins naturels, les pharmacies, les parfumeries (Douglas, Marionnaud, Sephora, Nocibé), la grande distribution (Monoprix, Carrefour, Leclerc, Auchan). Il est donc urgent d’apprendre à ne plus confondre «bio» et produit «naturel». Car cette cosméto-là a entamé un tournant important de son développement, où la consommatrice doit tout savoir des composants de la crème qu’elle applique sur sa peau; où les marques doivent aussi afficher un peu plus de sens éthique. La vague verte va-t-elle emporter les luxueux produits de beauté des Françaises? Pas sûr du tout. Mais elle progresse.
Si le secteur bio est encore modeste (2,5% de la cosmétique globale, soit 250 millions d`euros de chiffre d’affaires en 2007), sa croissance fascine l’industrie. Chaque année, ce sont 3000 à 4000 nouveaux produits certifiés qui déferlent en rayon. A ce rythme, le bio devrait atteindre, selon Opremys (1), 10% du marché en 2010, soit une progression de 140% ! Du coup, toutes les marques investissent le terrain, rachetant ou prenant une participation dans des sociétés vertes (L’Oréal et Sanoflore, Clarins et Kibio, Yves Rocher et Terre d’Oc, L’Occitane et Melvita). Quand elles ne lancent pas carrément leur propre marque (Yves Saint Laurent et Stella McCartney) ou leur gamme (Culture Bio d’Yves Rocher, Pure Altitude des Fermes de Marie, Beauty Garden By Sothys, Les Soins Biologiques pour le Visage de L’Occitane, Ushuaïa Bio).
Surtout que, le débat sécuritaire mis de côté (après les parabènes, ces acides dont tout le monde veut se débarrasser, c`est l’atteinte à la biodiversité qui inquiète), toute la profession reconnaît la cosmétique bio comme une vraie tendance de fond, nourrie par le désir du consommateur de vivre sain dans un environne ment respectueux de la nature. Il n’y aura donc, a priori, pas de retour en arrière. Et certainement pas mal d améliorations.
Pendant longtemps on a reproché au bio de manquer de sensualité. Des parfums naturels trop marqués, désagréables au nez, des textures collantes, qui peinent à s’étaler ou peluchent sous les doigts… Mais, depuis cinq ans, les chimistes ont fait d’énormes progrès, proposant des crèmes avec des touchers différents et des parfums plus agréables (même s`il reste encore des réglages à faire). Et, dans les rayons bio, souvent aussi achalandés que ceux de la parfumerie classique, les produits sont classés par spécialités: l’argathérapie (soins à l’huile d’argan) avec Kaeline, le bio UHT avec Dermatherm, le bio thermal avec Gam’arde, le bio éthique avec Thémis ou So’Bio Etic, le bio et la cryothérapie avec Derm’Ice, le bio et les racines de plantes avec Vegeticals, le bio et les pierres précieuses avec Beo, etc. Il n’y a que le soin masculin qui soit encore peu investi… Faut-il préciser que le profil de la consommatrice bio a bien changé. «Deux clientes sur trois sont de nouvelles entrantes», se félicite Anne-Claire Lambersy, directrice marketing de Naturalia Beauté Bio, première enseigne spécialisée dans la cosmétique bio, avec plus de 1 400 références certifiées et des cabines de soin pour faire découvrir en «live» et à prix doux son offre.
Pourtant, le consommateur doute toujours plus du «vert» que de la chimie «grise». Ce qui devrait changer avec l’intervention des grands groupes cosmétiques dans le bio, où les budgets alloués à la recherche devraient augmenter. «On va enfin pouvoir objectiver l`efficacité des produits bio, ce qui n`était pas le cas jus qu’ici, explique Patricia Pineau, directrice de la recherche et de la communication de L’Oréal. Pour moi, le végétal est de loin supérieur à la chimie grise, par la complexité de ses molécules et le nombre illimité des réponses qu’il peut apporter. On peut, par exemple, avec une même plante régler un problème d’hydratation et de micro-circulation cutanée! Le vert nous ouvrira certainement des territoires inexplorés par la cosmétique.» De même, il a beaucoup influencé la cosmétique classique, qui ne sera plus jamais la même. Et si l’avenir, c’était un produit «hybride», mi-bio, mi-chimique? »

(1)Société spécialisée dans les études de marché.