La nature sur les toits

Les toitures végétales ne sont pas nouvelles puisque cette technique est utilisée depuis des siècles par les pays scandinaves pour assurer une isolation thermique mais l’idée est en train de gagner du terrain, notamment à Paris où dans le cadre du plan biodiversité, adopté par la Ville le 15 novembre 2011, l’objectif est de créer 7 hectares de toits végétalisés d’ici 2020. Actuellement la ville en compte 3,7 hectares.Il faut dire que les toitures végétales offrent un grand nombre d’avantages:

  • Elles améliorent l’isolation des habitations autant pour le froid de l’hiver que la chaleur de l’été. Une toiture traditionnelle pourrait atteindre des températures extrêmes de l’ordre de -20°C à + 80°C alors qu’une toiture végétalisée maintiendrait une température de 15°C maximale. Celle-ci provoquerait une baisse de température pouvant aller de 3 à 7 degrés l’été, permettant d’effectuer une économie sur la climatisation.
  • Elles prolongent la durée de vie de la toiture en servant d’écran contre les rayons ultra -violet et rayons solaires et en la protégeant contre les agressions des intempéries.
  • Elles atténuent les écarts de températures entre le jour et la nuit ou les différentes saisons.
  • Elles participent au contrôle des eaux de ruissellement, ce qui réduit les débordements et l’engorgement des stations de traitement des eaux lors de violents orages. (un toit végétal absorbe en moyenne 75% des précipitations reçues et n’en laisse passer que 25%. L’eau absorbée par le substrat est réinjectée dans le cycle naturel par évaporation).
  • Elles offrent des surfaces d’espaces de vie supplémentaires.
  • Elles augmentent la production d’oxygène et diminuent le taux de CO2 grâce à la photosynthèse.
  • Elles retiennent en partie les particules ou poussières volatiles contenues dans l’air.
  • Elles servent d’isolant phonique en atténuant les bruits venant de l’extérieur (bruit de ville, trafic aérien, etc). Cette réduction serait estimée à environ 50 décibels.

Ces canopées urbaines sont  accessibles à quasiment tous les toits, pourvu que la pente soit inférieure à 35°. Les travaux pour créer un espace vert sur son toit sont à déclarer en mairie, comme s’il s’agissait d’une rénovation complète du toit. Le prix est assez élevé, vu qu’il faut compter entre 25 et 100 € par m². La prix est bien plus élevé lorsqu’il s’agit d’une terrasse jardin (150 à 300 €/m²). Au niveau de l’entretien, la toiture végétale nécessite un peu plus d’attention qu’une toiture standard, mais bien moins qu’un jardin

Pour réaliser une toiture végétale, il faut respecter un certain nombre de règles.Le principe consiste à empiler 4 couches pour l’étanchéité, le drainage, la filtration, et, enfin la végétation. Les plantes utilisées sont des plantes vivaces, rustiques et adaptées à chaque milieu permettant de créer un écosystème stable avec un entretien limité.

Alors, convaincus ?

(Source Changimmo & Mairie de Paris)

Les Journées de la Mer

Mais où ai je la tête ?

J’ai failli faire l’impasse sur cette manifestation, moi fille du bord des mers (tsouin, tsouin)..

3ème rendez vous pour les Journées de la Mer, que nous  pauvres humains  malmenons tant, tous autant que nous sommes!

L’occasion 6 jours durant de découvrir la mer, ses métiers, ses passionnés, son patrimoine, sa biodiversité. Organisées partout en France les associations, les  collectivités locales, les établissements publics ou bien encore les professionnels de la mer sont là pour nous en parler et nous faire découvrir son incroyable richesse.

Si vous êtes en Bretagne, venez fêter la mer à St Quay Portrieux (Cotes d’Armor) et découvrez les richesses et la beauté mais aussi la fragilité de la mer, le 12 juin de 10h à 17h  au Port d’Armor. L’occasion de prendre le large pour une grande fête du patrimoine naturel et de l’environnement.

En Corse, journées portes ouvertes aux sémaphores de Pertusato et Sagro. Le sémaphore de Pertusato à 5 km au sud-est de Bonifacio s’ouvre à tous, le 11 juin de 09h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00.

En Languedoc Roussillon : Le sémaphore Sète – Fort Richelieu sera ouvert à tous : Portes ouvertes du sémaphore Sète – Fort Richelieu, le samedi 11 juin de 09h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00.

De nombreux ports ouvriront leurs portes également comme à La Rochelle, Rouen, Marseille…une occasion unique de découvrir les activités, les missions…. Sans parler des phares…savez vous  qu’il y a environ 130 phares en France dont : 35 en ville, 25 en mer et 70 sur caps, îles, estuaires…

Sensibiliser pour mieux respecter notre bien le plus précieux.

C’est juste qu’au 13 juin, renseignez vous sur le site officiel des Journées de la Mer pour connaitre toutes les manifestations.

 

 

 


 

Election de la capitale Française de la Biodiversité

« La biodiversité – ou diversité biologique – désigne la variété et la diversité des formes de vie sur Terre. La biodiversité dont nous biodiversitysommes les témoins aujourd’hui est le fruit d’une évolution qui s’est façonnée depuis environ 3,5 milliards d’années, au gré de processus naturels et, actuellement, de plus en plus sous l’influence des êtres humains. »

L’Organisation des Nations Unies a déclaré 2010 Année internationale de la diversité biologique. Dans ce cadre, Natureparif, l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, organise un concours national visant à élire la « Capitale française de la biodiversité ». Son lancement a eu lieu  mercredi 20 janvier à Paris en présence de plusieurs personnalités, parmi lesquelles Erik Orsenna (parrain de l’opération), Jean-Vincent Placé (président de Natureparif), Julia Marton-Lefèvre (directrice générale de l’Union internationale pour la conservation de la nature -UICN) et Jacques Pelissard (président de l’Association des Maires de France – AMF).

Ce concours s’adresse à l’ensemble des villes françaises et récompense les communes qui auront mis en place une politique cohérente et des actions exemplaires en matière de protection de la biodiversité. Parmi les principaux critères de sélection : l’intégration de la biodiversité dans les règlements d’urbanisme, la gestion des espaces verts et la sensibilisation des citoyens.

LogoNaturP_QL’objectif du concours est double : d’une part, promouvoir la biodiversité en milieu urbain en aidant les collectivités à réintroduire la nature dans la vie des habitants des villages et des villes. D’autre part, inciter les collectivités à former le personnel des municipalités pour renforcer leur expertise dans ce domaine (diffusion de fiches présentant des bonnes pratiques, organisation d’ateliers…)

Les villes seront sélectionnées grâce à un questionnaire établi par un comité national composé de scientifiques, naturalistes, urbanistes et spécialistes de la nature en ville, en fonction de critères internationaux proposés par l’UICN (l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature) et validés par les partenaires européens du projet. Le jury français remettra un prix en fin d’année 2010 et désignera ensuite la ville « Capitale française de la biodiversité ».

La date limite de dépôt des dossiers de candidatures est fixée au 31 mai 2010. Outre celui de « capitale française de la biodiversité », le jury remettra six autres prix en fin d’année :  un prix pour chaque catégorie de commune, selon le nombre d’habitants (de 2.000 à 10.000, de 10.001 à 30.000, de 30.001 à 100.000 et plus de 100.000), un prix spécial Natureparif pour une ville d’Ile-de-France, ainsi qu’un prix « coup de coeur ».

Le Jour de la Nuit: Le 24 octobre prochain

Depuis une cinquantaine d’années, l’alternance jour/nuit tend à s’estomper. La multiplication des points lumineux est spectaculaire : en  10 ans, le nombre de points lumineux a augmenté de 30 % et s’élève aujourd’hui à 8.7 millions de points et la situation ne cesse de s’aggraver ce qui a pour conséquence  directe de créer un halo lumineux qui estompe la voute céleste, fragilise la biodiversité nocturne et entraine bien évidemment un énorme gaspillage énergétique.Logo_jour_de_la_nuit_fonce-784cc

J’avais consacré il y a quelques temps un article au Clan des Néons; un  clan qui sévit dans nos villes la nuit et dont le but est d’éteindre les enseignes pollueuses des magasins et autres néons qui restent allumer la nuit inutilement. Précurseurs dans la lutte contre la pollution lumineuse, ils se sentiront moins seuls ce soir là car ils seront « rejoints » par 18 organisations dont le Ministère du Développement Durable contre cette nouvelle forme de nuisance environnementale.

A ce jour, plus de cinquante manifestations sont inscrites au Jour de la Nuit, qui se déroulera le 24 octobre prochain, jour du changement d’heure : le grand public pourra par exemple observer le ciel étoilé à Colmar, faire une balade nocturne dans la forêt de Montmorency, cheminer dans la garrigue à l’écoute des animaux de la nuit ou encore débattre sur la pollution lumineuse après une conférence au cœur du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche. A l’occasion du Jour de la Nuit, de nombreuses villes ont souhaité s’engager à éteindre une partie de leur éclairage public, comme Lyon, Lille, Nancy, Rouen ou encore Besançon. Une carte de France des sorties organisées et des villes participantes est mise en ligne sur le site www.jourdelanuit.fr