La Révolution verte est elle en marche ?

Les nouvelles vertes tombent chaque jour d’un peu partout. Difficile de faire la part des choses entre le « greenwashing » (utilisation des valeurs écologiques sans réelles justifications) et une réelle volonté de changer de manière durable et responsable….

Savez vous par exemple qu’en juin prochain, l’île de Man (entre l’Irlande et laarton5799-795321 Grande Bretagne) va accueillir la première course « non polluante » de motos électriques ? La TTXGP. Une seule règle pour pouvoir prendre le départ : aucunes émissions toxiques !

A l’automne 2009, c’est dans les airs que se jouera un autre enjeu vert; en effet un avion 100 % écologique portant le nom de Skypark arton670tentera d’établir un record en réalisant un vol de 500 Km à une vitesse moyenne de 300km/h. Il sera alimenté par des piles à combustibles à l’hydrogène et autre batterie lithium polymère (pour les spécialistes!!)

Pour les amoureux de F1, l’arrivée de Richard Branson, célèbre patron de Virgin n’est plus un scoop ; ce militant de la lutte contre le 180209_honda_breveréchauffement climatique qui n’en est pas à sa 1ère contradiction, a décidé de s’engager dans la F1 sous réserve que celle ci devienne plus verte, en ayant notamment recours aux biocarburants !!!

L’homme est il en train de devenir un être écologiquement responsable ou bien essaye t on de nous vendre des conduites environnementales avec le plus grand des cynismes ? That is the question !

Méfions nous !!!

Les dénominations éthique, équitable, durable ou autre bio, font vendre. D’où l’intérêt pour les producteurs et distributeurs d’utiliser ces appellations pour mieux vendre. Quitte à dépasser parfois la ligne jaune …
La mode, pour le moment, c’est l’écologisme, le biologique, l’équitable, bref, le vert. La preuve : promenez-vous dans un supermarché, un centre commercial ou sur une artère principale de votre ville et remarquez à quel point le vert, les motifs de fleurs ou de feuilles prédominent.

Même phénomène avec les publicités : on présente des produits en symbiose avec la nature, des gens heureux dans un paysage enchanteur, on peut faire des écolonomies en achetant une voiture à émission réduite certes, mais une voiture consommant tout de même de l’essence.

C’est ce qu’on appelle en anglais le greenwashing ou encore le blanchiment écologique. C’est un procédé de marketing par lequel on fausse l’opinion publique en offrant une image écologique responsable d’une compagnie qui, bien souvent, met plus d’argent dans le «verdissement» de son image que dans des projets environnementaux.

Que ce soit par des termes (émission faible, développement durable, environnement), des images (animaux en voie de disparition, forêt luxuriante), un changement de nom de la marque, tout est mis en branle pour promouvoir une image verte de l’entreprise : l’écologique est devenu un argument publicitaire, un moyen de faire vendre son produit à la population. Il faut évidemment se méfier, surtout lorsque la publicité provient de secteurs d’activités habitués à figurer en tête des palmarès de l’Inventaire national des rejets polluants ! En effet, une compagnie de pétrole reste et restera toujours une compagnie de pétrole. Et aux dernières nouvelles, ce n’était pas ce genre de compagnie qui offrait le plus de fonds pour les causes environnementales…

Il faut rester vigilant face aux messages publicitaires qui nous bombardent chaque jour que ce soit sur la route, à la radio, la télévision ou dans le journal; les compagnies sont prêtes à aller loin pour nous faire consommer de leurs produits. Attention, cependant, ce ne sont pas toutes les compagnies qui faussent leurs images, loin de là. Les compagnies réellement consciencieuses de l’environnement existent et ce sont souvent elles que l’on voit le moins souvent dans les publicités.

De plus, faire l’achat d’un produit 100 % équitable, biologique et écologique est plutôt ardu : qui dit vrai et qui dit faux ? Il faut tenir compte de plusieurs autres facteurs : les fruits biologiques par exemple, certains nous proviennent de payx éloignés et leur transport coute cher en énergie polluante, le bambou est à la mode pour remplacer les fibres synthétiques, mais entraîne la coupe de forêts entières et prive ainsi plusieurs animaux de leur habitat. À travers ce dédale d’informations et de désinformations, le choix est entre nos mains, nous, consommateurs. À nous de faire les choix qui nous semblent les plus éclairés, à nous de choisir de faire confiance à une compagnie plutôt qu’une autre, car il ne faut pas oublier que sans les consommateurs que nous sommes, que seraient ces compagnies? Si son public demande du «vert» et du vrai, elle n’aura pas vraiment autre choix que de suivre la vague ou de sombrer.