Exemples

Exemples

Pour les entreprises, engager une démarche de développement durable signifie rechercher une performance non seulement financière, mais aussi sociale et environnementale : c’est ce qu’on appelle la responsabilité sociale.

Pour plus des deux tiers des dirigeants français (69%), la crise économique et financière va renforcer les actions des entreprises en matière de développement durable.
Les économies d’énergie et la gestion des déchets arrivent en tête des préoccupations.

Les exemples de contributions au problème du développement durable sont légions et il serait ridicule d’ambitionner ici d’en faire une revue totalement exhaustive. Aussi me bornerai je à proposer quelques exemples qui m’ont paru significatif de ce qu’il est possible de mettre en oeuvre dans cette optique.

Les Entreprises du Médicament s’engagent au Grenelle de l’Environnement

Les Entreprises du Médicament ont participé au groupe Santé environnement (G3) du Grenelle de l’Environnement. La question des rejets des médicaments dans l’environnement et des conséquences sur nos organismes, les espèces, les écosystèmes et la biodiversité, a été largement débattu, a indiqué le Leem,organisation professionnelle des Entreprises du Médicament dans un communiqué. C’est un enjeu tout à fait important et qui suscite une inquiétude croissante, dans nos pays comme dans les pays en développement, en égard aux quantités en progression et à la nature des molécules véhiculées par les eaux. Il y a là un défi de santé publique et de responsabilité collective pour la filière, les patients et tous les acteurs, a déclaré le Leem.

Un texte de compromis a ainsi été adopté dans le cadre du groupe de travail et inséré dans le rapport final. D’après le communiqué, l’industrie s’est engagée à faire avancer 10 axes de travail pour faire de l’environnement un volet essentiel de sa démarche de responsabilité sociétale. Les 10 axes sont notamment : la performance du système de récupération des médicaments non utilisés (Cyclamed), les études sur les rejets dans l’eau, la déclaration sur les profils environnementaux des médicaments, l’amélioration des dispositifs des sites industriels, particulièrement l’information, le suivi et la réduction du bilan carbone du secteur, l’éco-conception des emballages, la collaboration au sein de la filière, avec les fournisseurs et les autres acteurs de santé, la participation aux efforts sur la biodiversité, information sur les nanoparticules et les nouvelles technologies, pour bien intégrer notamment les préoccupations éthiques de la société.
Selon le communiqué, le Leem a proposé au Ministre de l’Ecologie de passer une convention de progrès pour la mise en œuvre de toutes ces avancées dans les trois ans qui viennent et d’y associer toutes les parties prenantes. Lors de la journée d’évaluation et de dialogue concernant la politique RSE du secteur pharmaceutique, le 5 décembre prochain, Dominique Mangeot, Président du Comité RSE du Leem, fera le point sur la mise en œuvre de cet engagement environnemental, suite au Grenelle, précise le Leem.

La Poste lance un plan national de transports propres
La Poste vient de lancer son Plan National Transports Propres dans l’objectif de diminuer de 15 % les émissions de CO2 liées aux transports d’ici 2012. Les 100.000 facteurs, qui parcourent 760 millions de km par an (soit 50 fois le tour du monde chaque matin), en seront les ambassadeurs, rapporte un communiqué du groupe.

Le plan déployé par La Poste s’articulera autour de plusieurs axes comme l’acquisition de transports propres ou encore la promotion de l’éco-conduite auprès du grand public, mais aussi la diffusion de son savoir faire aux entreprises et aux collectivités. Le groupe prévoit également de s’atteler à la recherche et au développement des moyens de transport propres.

Concrètement, La Poste a déjà lancé une consultation internationale pour intégrer dans sa flotte 500 véhicules électriques tandis que 10.000 voitures de ce type sont prévus d’ici 5 ans. Dans un même temps une consultation européenne devrait assurer la livraison de 300 quads électriques en 2009, puis 3.000 d’ici à 2012. Le Groupe se dotera en outre de 100 camions équipés de semi-remorques à double pont permettant de réduire de moitié le trafic routier et recevra en décembre, 1.000 vélos à assistance électrique.

Enfin à cette gamme déjà large de véhicules propres, s’ajoutera le train postal à grande vitesse, un moyen de transport propre par excellence, selon le Groupe.

Les efforts entrepris par La Poste ces dernières années se seraient d’ores et déjà traduits par près de 18 000 tonnes de CO2 économisées entre 2003 et 2007, soit plus de 6% de réduction sur cette période.

Système complet d’étanchéité anti-racine recouvert de matériaux de drainage

Sopranature est un système complet d’étanchéité anti-racine recouvert de matériaux de drainage (Sopradrain ou Sopralithe), d’un filtre (Soprafiltre) et d’un substrat (Sopraflor) qui permettent de développer sur les toitures et terrasses une véritable végétation extensive ou semi-intensive… Les surfaces perdues des toitures peuvent ainsi devenir autant d’espaces végétaux attrayants, colorés et vivants, et ce en toute fiabilité puisque le procédé Sopranature fait l’objet de 2 Cahiers de Prescriptions de Pose validés par un Bureau de Contrôle (CPP téléchargeables sur www.soprema.com).

Un système universel
L’épaisseur réduite, la légèreté et la faible demande d’entretien des systèmes Sopranature en font des procédés parfaitement adaptés aux toitures-terrasses non accessibles, qu’il s’agisse d’un support en béton, en bois ou en acier (surcharge minimale admissible : 60 kg/m²). Sopranature peut être mis en œuvre sur la plupart des toitures, non seulement en travaux neufs mais aussi en rénovation.

Des avantages reconnus
Les toitures végétalisées Sopranature sont moins onéreuses que les terrasses-jardins classiques en termes de coût global, de rapidité d’installation et apportent des réponses esthétiques et de qualité environnementale :
• restitution d’espaces naturels en ville,
• amélioration du confort visuel des riverains,
• contribution à la gestion des eaux pluviales,
• apport d’inertie thermique,
• accroissement de la durée de vie des toitures (protection durable de la membrane d’étanchéité)

Une variété d’aspects végétaux qui crée la différence
Depuis les débuts de SOPRANATURE, le maintien la diversité végétale également sur les toitures constitue notre priorité.

Les systèmes extensifs : de faible épaisseur et peu demandeurs en entretien, les systèmes extensifs Sopranature associent des espèces végétales d’aspect naturel, qui se reproduisent et s’étendent aisément.

Toundra : « tapis végétal » à dominante de sedums (plantes grasses à faible développement).
Garrigue : diversification des volumes et des coloris grâce à l’emploi de plantes vivaces herbacées et semi-ligneuses (œillets, iris nains, campanules, lavande, thym…) avec une base de sedums tapissants.
Pampa : prairie naturelle (dominante de graminées) avec une base de sedum tapissants.

Les systèmes semi-intensifs : leur épaisseur moyenne permet l’emploi d’une gamme plus large d’espèces de type horticole, demandant un entretien modéré et nécessitant l’installation d’un système d’irrigation.
Lande : agencement ordonné de plantes vivaces et d’arbustes aux formes et couleurs variés.
Green : gazon verdoyant à croissance lente.

Une mise en œuvre simple
La mise en œuvre des végétaux peut s’opérer selon 3 modes différents ou combinés : le semis, la plantation et la pose de rouleaux de végétation précultivée.
Avantage important, la mise en œuvre de l’étanchéité et du complexe Sopranature, y compris la végétation, peut être réalisée par un seul intervenant d’une entreprise d’étanchéité.

Les géants de l’informatiques et le WWF ensemble pour des PC plus  »verts »
Google, Intel, Dell, IBM, Lenovo, Microsoft, HP, Sun, AMD, Yahoo… Tous ces grands noms de l’informatique ont rejoint l’initiative Climate Savers Computing du WWF. Ce programme vise à sensibiliser les entreprises et les consommateurs aux problèmes climatiques et à leur faire prendre conscience que chacun peut agir à son niveau. En effet, si rien n’est fait, la production d’électricité représentera plus d’un tiers des rejets de Co2 liés à l’activité humaine en 2030. Or, les ordinateurs consomment énormément d’énergie. Ils sont également constitués de nombreuses substances toxiques dont l’usage est désormais encadré par les directives européennes RoHS, WEEE et Reach.
Ambitieux, le programme de l’initiative Climate Savers Computing prévoit une réduction annuelle de 54 millions de tonnes de Co2, soit l’équivalent d’environ 11 000 véhicules retirés de la circulation. Cette baisse de la consommation électrique devrait représenter pour les particuliers et les entreprises un total d’environ 5,5 milliards de dollars d’économies.
Pour y parvenir, les membres de l’initiative Climate Savers Computing comptent produire des ordinateurs plus « verts ». Plus économes en énergie, ils respecteront notamment l’éco-label Energy Star 2007 qui s’appuie sur les spécifications techniques du programme 80plus qui vise à augmenter l’efficacité énergétique des alimentations électrique de matériels informatiques. L’objectif : imposer un rendement électrique de 80 % pour les PC. D’ici 2010, Energy Star 2007 vise même un rendement de 90 % pour les PC et de 92 % pour les serveurs.

CAC 40 – Le développement durable a la cote

Le développement durable est à la mode, surtout dans les grandes entreprises cotées en Bourse qui en font un outil de séduction.

En ces temps de crise financière, les entreprises du CAC 40 n’ont pas très bonne presse. Elles le savent et ont décidé de miser sur une arme : le développement durable.
« La crise se caractérise par une crise de confiance, surtout envers les banques, explique Séverin Cabannes, directeur général délégué de la Société générale. Les enjeux de développement durable deviennent des enjeux stratégiques. »
Elles multiplient donc les initiatives en tout genre, loin du seul et évident domaine de l’environnement. Au programme : recrutement dans les banlieues à la Société générale, création d’un comité éthique au conseil d’administration de GDF Suez ou site de covoiturage en ligne pour les employés du Crédit agricole.
Très exposées médiatiquement, les grandes entreprises ont choisi de mettre en place des opérations de communication destinées à redorer leur image, égratignée par les récents scandales financiers. Bon nombre d’entre elles ont par exemple participé au Salon du développement durable à Paris, qui s’est terminé hier. Mais cette révolution n’est pas encore terminée.
« Les entreprises font des rapports sur le bilan carbone de leur siège à La Défense et pas sur les immeubles qu’ils possèdent dans 130 autres pays », nuance Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic, filiale de la Caisse des dépôts et centre de recherche sur le développement durable.
Selon elle, ces mesures se limitent encore à « un catalogue de micro-initiatives ». Une distance entre les discours et la pratique permise par un certain vide juridique.
Car si la loi sur les nouvelles régulations économiques (NRE) du 15 mai 2001 oblige les sociétés cotées à communiquer sur « la manière dont elles prennent en compte les conséquences sociales et environnementales de leurs activités », elle ne définit pas de périmètre d’action.
Surtout, elle ne s’accompagne pas de sanctions. Dans ces conditions, « l’information extra-financière reste hétérogène car il n’y a pas de grille d’évaluation reconnue », admet Daniel Lebègue de l’Institut français des administrateurs.
Argument de recrutement Pourtant, l’atout développement durable devient un argument de recrutement pour les grandes entreprises. « Aujourd’hui, la valeur morale conditionne le fait que les jeunes rentrent dans l’entreprise ou pas », confirme Clara Gaymard, présidente de General Electric en Europe du Nord-Ouest. La jeune génération, soucieuse de donner du sens à son travail, pourrait donc posséder la clé pour faire évoluer le CAC 40.

Au-delà du discours, les entreprises commencent à agir
Une enquête réalisée par l’Ifop à l’occasion de L’Université de la Terre permet de mesurer le degré de maturité des dirigeants de grandes entreprises françaises face au Développement Durable

Pour la 3ème édition de L’Université de la Terre, KPMG, partenaire de la manifestation publie un sondage réalisé par l’Ifop, pour mesurer le degré de maturité des dirigeants de grandes entreprises françaises face au Développement Durable.
Première enquête de cette ampleur sur le sujet en France, elle a été réalisée auprès de 401 dirigeants (PDG, DG, DGA, membres des Codir, DRH, Dir Com, Dir Mktg ou Dir Dév. Durable) représentatifs des 6000 plus grandes entreprises françaises (plus de 200 salariés).

Au-delà du discours, les entreprises commencent à agir :
84% des dirigeants des entreprises interrogées déclarent avoir pris des mesures spécifiques en termes de développement durable et de protection de l’environnement. Non perçu comme une contrainte, le développement durable peut, pour 98% d’entre eux, participer à augmenter la rentabilité et la croissance économique de l’entreprise. 91% estiment même que ceux qui saisiront les opportunités sur ces enjeux seront les leaders de demain.

L’écologie est devenu un véritable enjeu stratégique pour les entreprises :
72% affirment que les enjeux environnementaux sont intégrés à toute réflexion stratégique et pour 64%, le développement durable est également reconnu comme un axe de communication corporate fort.

Les actions concrètes concernent le quotidien de la vie de l’entreprise :
64 % des dirigeants indiquent que le tri sélectif a été mis en place.et 55% disposent d’un plan de réduction de la consommation (matières premières, eau, papier, etc.). En second lieu, les entreprises ont installé des programmes de mesure de leurs performances environnementales : 43% pratiquent le reporting, 38% font vérifier leurs données environnementales et sociales par un tiers externe. Une grande entreprise sur trois a déjà fait des plans de restriction ou de diminution des déplacements (31%), fixé des seuils de CO2 sur les véhicules de fonction (28%), mis en place des plans de formation sur la thématique « Développement Durable » (28%) ou appelé ses salariés à s’impliquer dans des actions ou manifestations (26%).

L’économique, l’image et le cadre législatif apparaissent comme les principales motivations des entreprises pour adopter un comportement en adéquation avec le développement durable :
65 % citent les contraintes économiques sur le coût de l’énergie et des matières premières, 62% évoque la nécessité de préserver l’image, 62% également évoque le cadre législatif, avec un pic à 72% dans le secteur de l’industrie et du BTP.

Une entreprise interrogée sur deux dispose d’un responsable développement durable.
- Ce n’est pas dans les plus grandes entreprises que ce poste est le plus fréquent, mais dans les grandes PME de 500 à 2000 salariés (57%).
- Dans les entreprises où un interlocuteur dédié est présent, l’enjeu environnemental est davantage pris en considération dans toutes les relations de l’entreprise et un plus grand nombre de mesures concrètes ont été adoptées : le développement durable est un sujet de discussion fréquent avec les fournisseurs pour 61% des entreprises.
Une autre étude récente va dans le même sens : Selon cette étude réalisée auprès des plus grandes entreprises de France, 82% d’entres elles considèrent que le développement durable est un facteur de différenciation. Plus de la moitié (60%) des entreprises françaises voit dans le développement durable une opportunité de création de valeur et de développement d’activité. Une infime minorité (5%) le perçoit comme une menace.

Parmi les cinq premières motivations citées comme moteurs pour engager des actions de développement durable, trois sont au cœur de l’activité économique des entreprises : attentes des clients (42%), nouveaux produits ou services (43%) et réduction des coûts (56%).

« Vécu à l’origine comme une contrainte éthique ou réglementaire, le développement durable est aujourd’hui considéré, par les entreprises, comme une véritable opportunité de croissance et de différentiation sur leurs marchés, déclare Sylvie Ouziel, Directeur Général de l’activité Conseil en France et au Benelux. Le développement durable est en passe de devenir un rouage essentiel de la haute performance des entreprises ».

« Le développement durable est une tendance de fond qui impacte fortement la stratégie des entreprises, ce n’est pas un phénomène de « mode » porté par un engouement médiatique, souligne Bruno Berthon, Directeur Monde de l’offre de services Développement Durable d’Accenture. La pression des clients et des investisseurs est aujourd’hui déjà sensible et elle est appelée à s’intensifier au cours des trois prochaines années ».

Une très large majorité des répondants (86%) pense que leurs clients sont demandeurs de nouveaux produits ou services respectueux des principes du développement durable. Si aujourd’hui seulement un cinquième des entreprises interrogées pense que ses clients sont prêts à changer de fournisseurs au motif qu’ils n’ont pas de pratiques environnementales ou socialement responsables, une majorité (93%) s’attend à une intensification de ces exigences des clients dans les trois prochaines années.

Concernant les investisseurs, l’étude révèle que leur prise en compte des critères du « développement durable » devrait également se renforcer. Près de 85% des entreprises interrogées pensent que les investisseurs sont intéressés par leurs initiatives en matière de développement durable. Plus de 4 sondés sur 10 estiment que les investisseurs valorisent ces actions et la quasi-totalité anticipe que les analystes prendront en compte ces initiatives dans leurs évaluations d’ici trois ans.

Certes, peu de responsables affirment que leur entreprise a gagné un avantage concurrentiel pérenne grâce au développement durable. Mais c’est aussi parce qu’une minorité des répondants déclare que leur entreprise appartient à un secteur en avance dans ce domaine, et surtout que très peu d’entre elles, en particulier parmi les grandes entreprises, se perçoivent comme leader en matière de stratégie, de mise en œuvre ou de mesure des résultats (respectivement 44%, 38% et 22%).

« Pour réussir le défi du développement durable et concilier rentabilité économique et engagement sociétal, les entreprises doivent mener dès maintenant des actions concrètes et tangibles qui ont un retour sur investissement effectif et ne pas se limiter à des actions défensives ayant un surcoût consenti ou subi», souligne Sophie Goldblum, Directeur France de l’offre de services Développement Durable. Il est intéressant de noter à ce sujet que 70% des entreprises interrogées déclarent que certaines de leurs initiatives en matière de développement durable créent de la valeur financière. Un quart d’entre elles (23%) pensent que, dans la majorité des cas, leurs initiatives créent bel et bien de la valeur financière.

Une majorité d’entreprises a lancé des initiatives opérationnelles au cœur de la chaîne de valeur. Parmi ces initiatives figurent en tête celles qui impactent les opérations (64%), dont notamment les initiatives liées aux produits comme l’éco-conception, les emballages, ou l’étiquetage. Viennent ensuite les initiatives liées aux actifs matériels (41%), dont en particulier l’énergie, les bâtiments et l’informatique verte. Les achats constituent un des vecteurs les plus importants pour la mise en œuvre du développement durable au quotidien.

Plus de 80% des entreprises prennent ce critère en compte dans leurs relations avec leurs fournisseurs.

Plus de 90% des entreprises inscrivent la thématique de développement durable au cœur de leurs critères de choix en matière d’investissements. Pour 37% d’entre elles, le développement durable figure même déjà parmi les critères prioritaires de choix dans une majorité de leurs décisions d’investissement.

Afin de pérenniser le succès des initiatives de développement durable, 83% des entreprises interrogées ont mis en place une réponse organisationnelle adaptée. Une entreprise sur deux a déployé des experts développement durable au sein des différentes entités opérationnelles dans un modèle décentralisé. Une entreprise sur trois a préféré, au contraire, créer une cellule dédiée et centralisée, le plus souvent rattachée à la Direction Générale. En outre, la mise en place d’outils de pilotage s’accélère. Plus des deux tiers des entreprises interrogées (68%) ont mis en place des indicateurs de suivi opérationnel comme les émissions de carbone ou la diversité des employés. A ce jour, seulement un tiers (35%) a fait de même pour les outils de pilotage de la création de valeur.

L’étude s’est également intéressée au cas des entreprises « pionnières » qui se démarquent en réalisant déjà plus de 5% de leur chiffre d’affaires dans le domaine du développement durable. Elles représentent un quart (26%) des entreprises interrogées et sont issues de secteurs d’activité très différents, ce que confirment les exemples d’entreprises étudiées plus en détail en complément du volet quantitatif de l’enquête.

Ces entreprises affichent des ambitions de développement rapide : plus de la majorité d’entre elles (60%) ambitionne de réaliser plus de 15% de leur chiffre d’affaires dans le domaine du développement durable d’ici trois ans. Au sein des entreprises « pionnières », le responsable du développement durable fait partie de manière très fréquente du Comité Exécutif, ce qui n’est le cas que dans une minorité des autres entreprises. 59 % de ces entreprises ont déjà mis en œuvre des outils de pilotage de la performance et de mesure des résultats atteints dans le domaine du développement durable contre 34% des autres entreprises interrogées.

L’enquête a été réalisée par Accenture Research auprès d’un échantillon de 100 entreprises françaises représentatif des 1000 premières entreprises françaises en termes de revenus, de secteurs d’activité et de taille. Tous les répondants sont soit décisionnaires en matière de développement durable dans leur entreprise, soit impliqués directement dans ses processus de décision. Cette enquête a été complétée par une vingtaine d’entretiens qualitatifs approfondis avec des entreprises françaises et internationales ayant su démontrer que le développement durable peut être un levier de croissance et de création de valeur.