Marché de l’équitable

Le marche

Le commerce équitable va-t-il passer à la trappe avec la crise financière ? La crise financière actuelle affecte directement les deux extrémités du système commerce équitable : les consommateurs et les producteurs.Baisse du pouvoir d’achat, hausse du prix des matières premières, … Le marché du commerce équitable subit aujourd’hui des tensions susceptibles de mettre en péril le système. Ces tensions affectent directement les deux extrémités du système : les consommateurs et les producteurs. Les ménages français préoccupés par leur pouvoir d’achat rationalisent leurs dépenses : quoi de plus simple que de substituer café équitable contre café conventionnel dans un rayon ?

Le commerce équitable surfe sur une tendance porteuse : la prise en compte croissante des questions économiques, sociales et environnementale dans l’acte d’achat. En atteste l’augmentation de près de 40 % des produits labellisés Max Havelaar sur le marché français en 2006. La France se classe désormais sur le podium des trois premiers pays en terme de vente de produits issus du commerce équitable. Les perspectives restent également très positives pour les années à venir. Les différents marchés concernés, principalement alimentaires, sont en effet loin d’avoir atteint leur seuil de maturité tandis que les nouveaux segments ont récemment fait leur apparition (textile, cosmétiques…). Les services explorent à leur tour la voie de l’équitable comme le montre le tourisme. La hausse de la notoriété du commerce équitable auprès du grand public et l’engagement d’un nombre croissant d’opérateurs devrait achever de convaincre du potentiel dont dispose encore le marché.
Encore quasiment absents du Salon de l’agriculture en 2006, les produits agroalimentaires du commerce équitable n’en connaissent pas moins un succès grandissant depuis quelques années en France. En 2000, seulement 9% des Français étaient en mesure d’expliquer ce qu’était le commerce équitable, en 2004 ils étaient 56% et 74% en 2005, selon une enquête Ipsos.
Même si par rapport à ses voisins européens, la France accusait encore un net retard il y a peu, (on n’y comptait que 165 boutiques spécialisées contre 800 en Allemagne ou 412 aux Pays-Bas) et était classée parmi les mauvais élèves, elle rattrape peu à peu son retard, grâce à l’implication croissante de la grande distribution qui représente 55 % du chiffre d’affaires du marché et qui donc a permis aux produits équitables de toucher un public plus large Huit produits équitables labellisés sur dix sont ainsi achetés dans les hyper et supermarchés qui proposent désormais des produits équitables labellisés en marque propre et reçoivent des animations dans leurs rayons, grâce à la mobilisation des marques ou des labels.
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Le Gouvernement s’en mêle également et s’est attaché depuis 2002 à mettre en œuvre trois priorités :
1. Donner au commerce équitable une plus grande visibilité.
Le Gouvernement apporte son appui à de multiples actions de promotion du commerce équitable, en particulier la quinzaine nationale du commerce équitable qui se déroule dans toute la France généralement de fin avril à début mai. Plusieurs milliers d’animations sont ainsi organisées dans le cadre de cette quinzaine : conférences-débats, rencontres avec des partenaires du Sud, mais aussi marchés et points de vente, stands de dégustation de produits.
2. Renforcer les garanties données au consommateur.
L’ensemble des grands acteurs du commerce équitable et les associations de consommateurs ont souhaité qu’un mécanisme officiel de reconnaissance des acteurs veillant effectivement au respect des conditions du commerce équitable soit mis en place.
Tel est l’objet du décret pris en application de la loi du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises. Ce texte a fait l’objet d’une concertation approfondie avec les principaux acteurs du commerce équitable.
En effet L’article 60 de la Loi du 2 Aout 2005 sur les PME annonce la création par décret d’une « Commission nationale du commerce équitable (CNCE) chargée de reconnaître les personnes physiques ou morales qui veillent au respect des principes du commerce équitable ». Rappel des trois piliers du commerce équitable : « I. Le commerce équitable s’inscrit dans la stratégie nationale de développement durable. II. Au sein des activités du commerce, de l’artisanat et des services, le commerce équitable organise des échanges de biens et de services entre des pays développés et des producteurs désavantagés situés dans des pays en développement. Ce commerce vise à l’établissement de relations durables ayant pour effet d’assurer le progrès économique et social de ces producteurs. III. Les personnes physiques ou morales qui veillent au respect des conditions définies ci-dessus sont reconnues par une commission dont la composition, les compétences et les critères de reconnaissance des personnes précitées sont définis par décret en Conseil d’Etat. »
La France sera ainsi le premier pays développé à avoir reconnu la place et le rôle du commerce équitable dans ses règles commerciales et à mettre en place, au bénéfice des consommateurs comme des producteurs des pays en développement, une garantie crédible du bon usage de l’appellation.
3. Oeuvrer pour une reconnaissance internationale du commerce équitable.
Le Gouvernement a engagé des démarches en faveur d’une meilleure reconnaissance internationale du commerce équitable auprès d’autres États européens, de la Commission et du Parlement de l’Union européenne et auprès de l’Organisation mondiale du commerce.
Avec ces initiatives, la France réaffirme concrètement sa volonté de mettre le commerce au service d’une mondialisation plus respectueuse de l’identité et du bien-être de chacun.
Jusqu’au milieu des années 1990, le développement durable semblait une notion étrangère à l’entreprise. En dehors de quelques entreprises militantes anglo-saxonnes, l’heure était au triomphe du modèle actionnarial, à une vision réduite aux acquêts de la responsabilité de l’entreprise. Dix ans plus tard, les grandes entreprises françaises semblent s’être converties, à l’instar de leurs homologues européennes et anglo-saxonnes, au développement durable. Que signifie le développement durable pour les entreprises ? Comment expliquer l’engagement des entreprises françaises en la matière ? Quelle crédibilité faut-il accorder à leurs engagements ? Cet article s’attache à répondre à ces questions à partir d’une mise en perspective des pratiques des entreprises en matière de développement durable.
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