Copenhague :Triste bilan

Après 12 jours de discussions intenses, le sommet de Copenhague sur le climat a accouché d’un accord non contraignant qui n’est pas signé par tous les pays, obtenu par des négociations de couloirs. Même si tout le monde ne tire pas la même analyse du résultat, la tendance est plutôt à la déception : pour certains, il s’agit avant tout d’un bilan décevant, d’un accord sans ambition… et sans contrainte. Pour d’autres la conférence s’est achevée dans le chaos et a accouché d’un texte insipide, pour le moment adopté simplement par une trentaine de chefs d’Etats et de gouvernements de pays développés et émergents, tandis que la conférence des Nations unies en a simplement pris note.
Le refus des Etats-Unis de s’engager réellement dans la lutte contre le changement climatique, l’inconsistance de l’Union européenne qui aurait pu être le moteur de ces négociations, le jeu de la Chine, de l’Inde et de l’Afrique du Sud qui a divisé le G77, le poids des grands lobbies industriels et des multinationales ont abouti à un échec que le pire scénario ne pouvait laisser imaginer.Copen1
Le principal échec de Copenhague est l’accord obtenu par les Etats-Unis et la Chine lors de discussions parallèles : un document non contraignant bien en deçà des volontés affichées. Son contenu est loin d’être à la hauteur des attentes que la conférence avait soulevées : s’il affirme la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, le texte ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre, se contentant de prôner la « coopération » pour atteindre un pic des émissions « aussi tôt que possible ». Au royaume de la langue de bois vert …
La fin de ce sommet aura été marquée et ternie par des négociations dans la confusion, tenues dans un cadre flou : une assemblée plénière s’est déroulée pendant la dernière nuit dans la pagaille, animée par un premier ministre danois dépassé, alors que les chefs d’Etat étaient déjà repartis. Après des heures d’invectives et de tensions, la convention a finalement « pris note » de l’accord. Ce qui ne l’entérine pas formellement, mais pourrait permettre son application. Certains pays, comme le Venezuela ou Cuba, ont annoncé leur intention de ne pas le signer.

La négociation de Copenhague a mis en lumière le rôle incontournable des deux pays les plus pollueurs de la planète : la Chine et les Etats Unis. Le « G2″ a fait la négociation, sans que les Européens ou les pays en développement aient vraiment leur mot à dire.

Copen2En France, comme partout ailleurs dans le monde, associations et partis écologistes sont unanimes : cet accord ne va pas assez loin. Certains, comme les Verts français, estiment qu’ils s’agit d’un « lamentable fiasco ».

Que dit réellement le texte final ? Cette déclaration politique a été le fruit de négociations à 26 mais menées essentiellement par les Etats-Unis, l’Inde, la Chine, le Brésil et l’Afrique du Sud. Elle ne comprend pas d’objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre, renvoyés à 2010, et ne prévoit pas la création d’une instance internationale pour vérifier la mise en oeuvre des engagements de chaque pays.

  • Une hausse des températures globales limitée à 2 °C

Dans le document politique négocié, les dirigeants prévoient de limiter le réchauffement planétaire à 2 °C d’ici à 2050 par rapport aux niveaux pré-industriels, l’objectif affiché de la conférence sur le climat. S’il mentionne la nécessité de limiter le réchauffement climatique, ce  texte ne  fixe aucun objectif contraignant pour  les pays signataires. Chaque pays fera donc ce qu’il voudra.

  • Pas d’objectifs de réduction des émissions de CO2

L’accord ne fixe pas d’objectifs chiffrés de réduction d’émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. Selon un calcul des Nations unies, l’addition des promesses faites à ce jour publiquement par les différents pays conduirait à une hausse de la température moyenne de la planète de 3 °C, bien au-delà de l’objectif souhaité des 2 °C.

  • Aide à l’adaptation des pays en développement

Les chefs d’Etat ont accepté de consacrer 100 milliards de dollars par an d’aide aux pays en développement à compter de 2020 et d’examiner pour ce faire des financements innovants. Les Etats-Unis se sont engagés à verser 3,6 milliards dCopen3e dollars d’aide aux pays les plus vulnérables d’ici 2012 pour les aider à s’adapter aux impacts du changement climatique.
Il est à craindre que les 30 milliards de dollars d’aide aux pays les plus pauvres face au changement climatique pour les trois prochaines années proviennent d’une reconversion de l’aide au développement déjà promise, comme cela a été annoncé par certains pays développés. Pire, le texte indique qu’il faut utiliser  les  opportunités  du marché,  donnant  ainsi  son  imprimatur  au  développement  de  la finance carbone qui a pourtant fait la preuve de son inefficacité en matière de réduction des émissions

  • Il n’y aura pas d’Organisation mondiale de l’environnement

L’accord ne prévoit pas la création d’une Organisation mondiale de l’environnement qui aurait pu vérifier la mise en œuvre des engagements de chacun, les contraignant légalement. Point de friction majeur, en raison notamment du rejet chinois de toute intervention extérieure, la partie du texte sur la vérification internationale du respect des engagements pris est la plus longue du projet d’accord. Elle précise que les économies émergentes doivent faire le bilan de leurs efforts et en rapporter aux Nations unies tous les deux ans.

  • Protection des forêts

Le texte « reconnaît l’importance de réduire les émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts, et la nécessité d’améliorer l’élimination de gaz à effet de serre par les forêts ». Il prévoit des mesures « incitatives » pour financer la protection des forêts avec des fonds des pays développés.

Changements climatiques: l’impact aussi sur le vin

Nous traversons une période de réchauffement exceptionnelle dans l’histoire de notre planète.

Chaque jour les journaux nous apportent leur lot de mauvaises nouvelles dues aux changements climatiques….ce soir vous avez sans doute tous vu ces images terrifiantes en provenance de Manille aux Philippines ou l’état d’urgence a été décrété suite aux pluies diluviennes qui sont tombées 9 heures durant  causant la mort de plus de 73 personnes  (bilan provisoire à cette heure).

Plus près de chez nous et dans un registre heureusement moins dramatique, mais néanmoins très inquiétant, les changements climatiques ont déjà un impact considérable sur un des fleurons du patrimoine culturel français : le vin.header

Les professionnels l’ont compris et s’en inquiètent car les changements climatiques pourraient entraîner une modification en profondeur du paysage viticole français. En Bourgogne les effets se font déjà sentir.

Afin de sensibiliser le plus grand nombre sur les changements climatiques, Greenpeace s’est associé à l’artiste Spencer Tunick. Un nom et un prénom qui raisonne désormais puisque ce photographe  s’est spécialisé depuis plus de 15 dans des photos où des centaines de figurants posent nus.

Militants et amateurs de vins de tout poil (toi aussi sweety), réservez d’ores et déjà le 3 et/ou 4 octobre prochain : Greenpeace vous invite à vous présenter sans feuille de vigne dans un vignoble du sud de la Bourgogne pour une manifestation artistique unique et originale dont le but est de faire entendre sa voix à nos politiques pour que le 20 décembre prochain à Copenhague soit négocié un appel ambitieux.pg091003-16261

Les inscriptions se font en ligne sur le site de Greenpeace France

La Révolution verte est elle en marche ?

Les nouvelles vertes tombent chaque jour d’un peu partout. Difficile de faire la part des choses entre le « greenwashing » (utilisation des valeurs écologiques sans réelles justifications) et une réelle volonté de changer de manière durable et responsable….

Savez vous par exemple qu’en juin prochain, l’île de Man (entre l’Irlande et laarton5799-795321 Grande Bretagne) va accueillir la première course « non polluante » de motos électriques ? La TTXGP. Une seule règle pour pouvoir prendre le départ : aucunes émissions toxiques !

A l’automne 2009, c’est dans les airs que se jouera un autre enjeu vert; en effet un avion 100 % écologique portant le nom de Skypark arton670tentera d’établir un record en réalisant un vol de 500 Km à une vitesse moyenne de 300km/h. Il sera alimenté par des piles à combustibles à l’hydrogène et autre batterie lithium polymère (pour les spécialistes!!)

Pour les amoureux de F1, l’arrivée de Richard Branson, célèbre patron de Virgin n’est plus un scoop ; ce militant de la lutte contre le 180209_honda_breveréchauffement climatique qui n’en est pas à sa 1ère contradiction, a décidé de s’engager dans la F1 sous réserve que celle ci devienne plus verte, en ayant notamment recours aux biocarburants !!!

L’homme est il en train de devenir un être écologiquement responsable ou bien essaye t on de nous vendre des conduites environnementales avec le plus grand des cynismes ? That is the question !